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Le Brésil doit laisser Lula se présenter à la présidentielle

Les partisans de l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva assistent à un rassemblement en soutien à sa candidature à la course à la présidentielle de 2018, à Brasilia, au Brésil, le 23 janvier 2018.

Le Comité des droits de l'homme de l'ONU a demandé vendredi au Brésil d'autoriser l'ancien président Lula, détenu pour corruption et blanchiment d'argent, à participer à l'élection présidentielle d'octobre tant que tous ses appels en justice n'auront pas été examinés.

Ce comité, constitué d'experts des droits civils et politiques, statuait sur une demande urgente déposée par les avocats de Lula le 27 juillet à Genève.

Dans une courte déclaration, le comité "demande au Brésil de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à Lula (...) d'exercer ses droits politiques depuis sa prison, comme candidat à l'élection présidentielle" d'octobre 2018.

Chef historique du Parti des Travailleurs (PT), Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été deux fois chef de l'Etat (2003-2010), reste l'immense favori des sondages.

Son parti a déposé sa candidature mercredi, mais il très probable qu'elle soit invalidée, car une loi stipule l'inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel.

Toutefois, d'autres appels ont été déposés par les avocats de Lula et le Comité des droits de l'homme souligne que sa candidature ne pourra être annulée "que lorsque ses appels en justice auront été examinés de façon équitable" afin d'éviter d'infliger "un tort irréparable" à l'ancien président de 72 ans.

Un des membres de ce comité, Olivier de Frouville, a déclaré à l'AFP que les appels déposés par Lula auprès de la cour supérieure et la cour suprême du Brésil "pourraient déboucher sur l'annulation de sa condamnation" pour corruption.

Dans cette situation, Lula devrait être autorisé à "faire campagne" même depuis sa prison, a-t-il ajouté.

Le comité, qui est un organe de surveillance du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, est chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au Protocole facultatif qui y est associé.

Comme le Brésil a ratifié ces deux textes, il est techniquement obligé de respecter les décisions du comité.

M. De Frouville a expliqué que les avocats de Lula avaient réclamé au comité une action urgente sur trois questions : une libération immédiate, un accès aux médias et à son parti politique, et la possibilité d'être candidat à l'élection.

Le comité a rejeté la première demande, mais a validé les deux autres.

Avec AFP

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Le vaccin anti-coronavirus russe suscite des doutes

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

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