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La ruée vers le sable du fleuve Niger au Mali


Les travailleurs maliens chargent le sable recueilli sur le lit du fleuve Niger dans un camion dans le port de Bamako le 7 octobre 2018.
Les travailleurs maliens chargent le sable recueilli sur le lit du fleuve Niger dans un camion dans le port de Bamako le 7 octobre 2018.

Plongés dans les eaux du fleuve Niger, dans la région de Koulikoro, près de Bamako, de jeunes hommes remplissent leurs seaux de sable qui servira de matériau de construction pour la capitale malienne.

Quelques milliers de jeunes hommes se consacrent à cette activité dans la région, parcourant souvent plus de 100 km de Bamako jusqu'à un site d'extraction, parfois exposés à des conditions climatiques périlleuses.

Alors que les hommes collectent généralement le sable dans des zones éloignées pour 9.000 à 13.000 FCFA (entre 14 et 20 euros) pour trois jours de travail, les femmes qui le déchargent à Bamako sont payées 1.000 FCFA (1,50 euro) par cargaison.

Le sable est ensuite assemblé en briques séchées utilisées comme matériau de construction.

Remontant de deux ou trois mètres de profondeur, ils déposent le contenu de leur collecte dans des bateaux d'une capacité de 10 tonnes de sable, une cargaison d'une valeur marchande de 50.000 FCFA (environ 76 euros).

Avec plus de 2 millions d'habitants, Bamako est l'une des capitales africaines qui connaît la croissance urbaine la plus rapide (5,5% par an). D'ici 2030, les zones urbaines au Mali accueilleront au moins 400.000 nouveaux habitants par an, selon un récent rapport de la Banque mondiale.

Avec AFP

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