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La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts pour éviter une récession

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, à la Maison-Blanche le 27 août 2018.

La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts et de droits de douane pour éviter une entrée des Etats-Unis en récession, ont rapporté lundi des médias américains, malgré l'insistance de Donald Trump sur la bonne santé de l'économie américaine.

Selon le Washington Post, des responsables de la Maison Blanche étudient plusieurs mesures pour stimuler l'économie américaine, dont une baisse temporaire de la taxe sur les salaires pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs.

D'après le New York Times, les Etats-Unis pourraient également renoncer aux nouveaux droits de douane imposés par l'administration Trump aux imporations chinoises dans le cadre de la guerre commerciale avec Pékin.

Il s'agit de mesures à l'étude, et les responsables qui en ont eu l'idée n'ont pas encore demandé l'avis du président Donald Trump, lequel devrait en outre obtenir l'aval du Congrès, précisent les deux médias.

"Abaisser les taxes sur les salaires n'est pas quelque chose qui soit à l'étude en ce moment", a réagi la Maison Blanche auprès du Washington Post.

La taxe sur les salaires avait déjà été temporairement abaissée en 2011 et 2012 sous le président Barack Obama pour essayer de sortir l'économie américaine de la stagnation consécutive à la crise financière de 2008.

Selon un sondage publié dimanche par la National Association for Business Economists (NABE), près des trois quarts des économistes américains s'attendent à une récession d'ici 2021. Un avis que ne partage pas Donald Trump: "je ne crois pas qu'il y aura une récession. Nous nous portons terriblement bien", a-t-il affirmé à des journalistes dimanche.

Avec AFP

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Le favori centriste Biden combatif dans un vif débat démocrate

L'ancien vice-président Joe Biden, entouré d'autres candidat de la primaire démocrate.

Attendu sur sa pugnacité, le favori de la primaire démocrate Joe Biden a opté pour l'offensive jeudi lors d'un débat télévisé, taclant ses principaux rivaux, les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders, sans se laisser déstabiliser par les plus petits candidats.

Après un été marqué par des erreurs et propos confus qui ont réveillé des doutes sur sa forme physique et intellectuelle, Joe Biden, 76 ans, s'est montré incisif dans ce débat marathon de trois heures, défendant farouchement ses positions centristes face aux deux candidats plus à gauche.

"Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique. Jamais, lorsque nous nous sommes décidés à faire quelque chose, avons nous été incapables de le faire", a-t-il déclaré, comme pour prouver sa détermination.

L'ancien vice-président de Barack Obama a également revendiqué, à plusieurs reprises, ses liens avec le premier président noir des Etats-Unis encore très populaire dans l'électorat démocrate.

Malgré ses faux pas, Joe Biden reste solidement en tête des sondages(26,8% selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics), bénéficiant d'un grand capital sympathie, de son image de modéré capable de battre Donald Trump en 2020 et du fort soutien des Noirs.

Juste derrière lui dans les sondages, Bernie Sanders, 78 ans (17,3%) et Elizabeth Warren, 70 ans (16,8%), ont maintenu un front uni lors de ces échanges, à Houston (Texas).

Dans un moment remarqué, un petit candidat, plafonnant à 1% des sondages, a attaqué M. Biden: "Avez-vous déjà oublié ce que vous avez dit il y a deux minutes?", a lancé Julian Castro, ancien ministre de Barack Obama, s'attirant des huées dans le public. Biden a ignoré la pique.

- "cassé" -

Etoile montante de la primaire, Elizabeth Warren a évité de s'en prendre à ses rivaux.

Se démarquant par sa veste rouge vif parmi les costumes sombres, elle a joué sur son image de candidate au programme déjà très étoffé.

"Je sais ce qui est cassé, je sais comment le réparer et je vais mener la lutte pour le faire", a-t-elle affirmé, en déclinant ses promesses très à gauche.

Après plusieurs fusillades très meurtrières cet été dont deux au Texas, les questions sur les armes à feu ont donné certains des moments forts, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke, originaire de cet Etat, a plaidé pour la confiscation des fusils d'assaut, dans un pays où la question du droit au port d'armes divise profondément.

"Bien sûr qu'on va prendre votre AR-15, votre AK-47", a-t-il lancé sous des applaudissements nourris.

Cinq mois avant les premiers votes de la primaire, dans l'Iowa, cette émission marque le vrai coup d'envoi de la rentrée, et l'accélération de cette longue campagne. Vingt candidats sont toujours en lice, un record.

- Tous contre Trump -

Pour les petits candidats, tous loin derrière, ce débat marque l'une des dernières occasions de grimper dans les sondages... et de s'attirer les financements indispensables pour poursuivre la campagne.

Après un coup d'éclat face à Biden en juin, la sénatrice Kamala Harris est retombée dans les sondages (6,5%).

Complètent la liste le jeune maire de South Bend, Pete Buttigieg (4,8%), l'homme d'affaires et seul non-professionnel de la politique sur scène Andrew Yang (3%), Beto O'Rourke (2,8%), le sénateur Cory Booker (2,3%), la sénatrice Amy Klobuchar (1,2%) et l'ancien ministre d'Obama Julian Castro (1%).

Derrière les échanges souvent vifs sur la santé ou le commerce international, un seul sujet a fait l'unanimité parmi les dix candidats à l'investiture démocrate sur le plateau de ce débat : l'impératif de battre Donald Trump.

"Le président le plus dangereux de l'Histoire", un "extrémiste blanc", un homme d'affaires qui profite des troupes pour s'enrichir: les attaques ont fusé contre le milliardaire républicain.

En face, Donald Trump fait campagne pour sa réélection en dépeignant ses opposants comme des "socialistes" menaçant le "rêve américain".

Pendant que les démocrates débattait, lui s'en moquait lors d'un dîner avec des élus républicains à Baltimore près de Washington, en reprenant les surnoms dont il les affuble régulièrement: "Joe l'endormi", "Pocahontas" en référence à la polémique sur les origines amérindiennes longtemps revendiquées par Elizabeth Warren et "Bernie le fou".

Avec AFP

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