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Juventus - AS Rome : un premier tournant pour le titre en Italie


Mario Lemina de Juventus en action lors du deuxième match de demi-finale de la coupe de l'Italie de football entre l'Inter FC et la Juventus FC au stade Giuseppe Meazza à Milan, Italie, 02 mars 2016. epa/ DANIELE MASCOLO

Plus encore qu'un sommet ou qu'un classique du championnat d'Italie, c'est un premier tournant pour le titre que disputent la Juventus Turin, leader, et son dauphin l'AS Rome samedi lors de la 17e journée.

Avec déjà quatre longueurs d'avance sur la Roma et sept points de marge sur l'AC Milan (3e), la Juventus a la possibilité devant son public de creuser un écart qui serait ensuite extrêmement difficile à combler pour ses poursuivants.

Les Romains, eux, ont l'occasion de relancer totalement le championnat, dominé depuis cinq ans par leurs adversaires de samedi. Un match nul aurait des conséquences moins spectaculaires mais leur permettrait au moins de laisser à la Serie A une part de suspense.

S'il y a de l'incertitude avant ce choc entre les deux meilleures équipes italiennes de la première moitié de saison, on le doit autant aux réussites de la Roma qu'aux quelques ratés de la "Juve", intrinsèquement plus forte.

Avec les renforts de Higuain, Pjanic, Dani Alves ou Benatia, la Juventus aurait en effet dû écraser le championnat. Elle ne l'a pas fait autant que prévu, parce qu'il a fallu affiner les réglages, mais aussi parce que Massimiliano Allegri a dû faire face à une véritable avalanche de blessures.

Longtemps absents, Marchisio et Dybala sont de nouveau disponibles. Mais la défense reste très handicapée avec les blessures de Bonucci, Barzagli et Dani Alves.

Du coup, les bianconeri ont laissé quelques points en route, avec deux défaites à San Siro contre l'AC Milan et l'Inter et un revers plus inattendu contre le Genoa.

La Roma, elle, joue bien, défend mieux que d'habitude et reste impressionnante en attaque. Elle semble plus réaliste que les saisons précédentes, moins romantique, et vient d'enchaîner deux succès importants et convaincants contre la Lazio (2-0) et le Milan (1-0).

Mais la Juventus est depuis toujours une implacable machine à briser les rêves et tout est donc réuni pour que la Roma tombe de haut.

- la forme de Nainggolan -

Luciano Spalletti, l'entraîneur romain, a tout de même quelques bonnes raisons de croire que cette année, il est possible de renverser le géant piémontais.

La vitesse de Salah, remis de sa blessure à la cheville mais probablement pas apte à jouer 90 minutes, va lui manquer mais il a d'autres armes.

Au milieu de terrain, le Belge Nainggolan est en très grande forme et le trio qu'il forme avec De Rossi et Strootman peut faire mal à la Juventus, qui cherche toujours la bonne formule dans ce secteur depuis que Pogba n'est plus là.

Après une saison d'acclimatation difficile, son avant-centre Dzeko a trouvé le bon rythme (12 buts) et même la défense, son traditionnel point faible, tient la route autour de Manolas, Fazio et Rüdiger.

En face, Higuain a montré avec un doublé la semaine dernière dans le derby face au Torino pourquoi il avait été acheté 90 millions d'euros et Pjanic voudra briller face à ses anciens équipiers romains.

Mais il y a surtout tout le reste: l'habitude des très grands rendez-vous et la culture de la victoire, même quand l'équipe n'est pas à 100%.

Si cette affiche domine évidemment le programme, le reste de cette 17e journée ne manque pas d'intérêt par ailleurs avec plusieurs matches entre équipes de haut de tableau.

L'AC Milan (3e) recevra ainsi samedi l'Atalanta Bergame, qui marque un peu le pas avec deux défaites mais reste 6e. Naples, impressionnant ces dernières semaines et qui est remonté à la 4e place, reçoit dimanche le Torino, en quête de rebond après sa défaite dans le derby. Et dimanche, la Lazio (5e) accueille la Fiorentina (7e).

Avec AFP

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