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Europe

Interdire le voile au travail n'est pas discriminatoire, selon la justice européenne

La docteure Sevdegul Aydin Mungan, professeure de pathologie, dans son laboratoire au CHU de Trabzon, en Turquie, le 5 avril 2017.

Interdire le port du voile islamique sur le lieu de travail n'est pas discriminatoire et peut au contraire permettre d'éviter des conflits sociaux, a estimé la Cour de justice de l'Union Européenne.

"L'interdiction du port de toute expression visible de convictions politiques, philosophiques ou religieuses peut être justifiée par la nécessité pour l'employeur de projeter une image de neutralité à l'égard de la clientèle ou d'éviter des conflits sociaux", a estimé jeudi la Cour dans un communiqué.

La Cour de Luxembourg était saisie par deux femmes musulmanes vivant en Allemagne, une employée d'une pharmacie, l'autre comme puéricultrice.

Elles contestaient devant la justice européenne l'interdiction de porter le voile islamique sur leur lieu de travail.

La CJUE a estimé dans un arrêt qu'interdire le port d'un signe religieux visible n'était pas discriminatoire, s'appliquant à toutes les religions, et pouvait permettre d'éviter des conflits au sein d'une entreprise.

L'employeur doit cependant prouver, selon la Cour, qu'il s'agit d'un "besoin réel" et que sans cette interdiction, la neutralité de l'entreprise serait remise en cause.

"Il est particulièrement important que l'employeur ait démontré qu'en l'absence d'une telle politique de neutralité, sa liberté d'entreprendre serait entravée parce qu'il subirait des conséquences négatives en raison de la nature de ses activités ou de l'environnement dans lequel elles sont exercées", écrit la Cour.

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Le destin tragique d’un Nigérian handicapé battu à mort en plein jour en Italie

L’éditorialiste de La Stampa a ainsi dénoncé "le crépuscule de la civilisation occidentale" au lendemain du drame, rappelant le triste record du pays en matière de traitement des immigrés.

Alika Ogorchukwu, vendeur ambulant handicapé de 39 ans, a succombé aux assauts de son agresseur, sous le regard indifférent de plusieurs témoins. Le drame, survenu en période électorale, relance la question du sort peu enviable des immigrés en Italie.

Vendredi, 29 juillet, vers 14 h, un handicapé de nationalité nigériane, vendeur de rue dans la ville italienne de Civitanova Marche, interpelle un passant et lui propose, en vain, d’acheter ses produits.

Après avoir progressé de quelques mètres, le passant retourne sur ses pas et poursuit le vendeur. Il se saisit de sa béquille, le reverse avant de le rouer de coups, jusqu’à la mort. Au moins quatre personnes présentes sur place ont filmé la scène qui aura duré entre trois et quatre minutes, à l’aide de leur téléphone portable, selon les témoignages.

Homicide

Cette confrontation a sonné le glas pour Alika Ogorchukwu. L’homme de 39 ans, vivant en Italie depuis une dizaine d’années avec son épouse Charity Oriachi et leur fils de huit ans, avait perdu l’usage de sa jambe gauche après un accident de la route en 2021, à en croire la chaîne Sky.

Cet épisode l’avait contraint à abandonner son emploi d’ouvrier pour se convertir en vendeur itinérant, en plus de faire par moment la manche. Ce qui serait à l’origine de son passage à tabac, selon les premiers éléments de l’enquête. Ces derniers indiquent, en effet, que l’agresseur présumé, Filippo Ferlazzo, 32 ans, n’aurait pas apprécié l’insistante demande d’aumône d’Alika Ogorchukwu.

Suffisant pour le tabasser à mort ? L’avocat de l’accusé plaide des antécédents de troubles psychiatriques pour son client. Il entend demander une expertise médicale.

Incompréhension

Au-delà de la cruauté de l’agression, c’est l’indifférence, voire le cynisme des témoins qui émeut l’Italie. L’épouse de la victime, inconsolable, s’est notamment demandée pourquoi personne n’est allé au secours de son mari. "Il y avait assez de monde autour. Peut-être que si quelqu’un l’avait aidé, mon Alika serait toujours là", a-t-elle déclaré dans la presse, demandant justice pour son époux.

La police a, pour l’heure, exclu la thèse d’un acte motivé par des considérations de race. Mais pour la communauté noire d'Italie, l’affaire suinte le racisme. D’autant que la ville concernée a déjà connu par le passé plusieurs crimes commis sur des étrangers.

L’éditorialiste du quotidien turinois La Stampa a ainsi dénoncé "le crépuscule de la civilisation occidentale" au lendemain du drame, rappelant le triste record du pays en matière de traitement des immigrés.

En pleine campagne pour des législatives anticipées pour lesquelles l’extrême droite est favorite, la classe politique s’est saisie de l’affaire, chaque camp accusant l’autre d’instrumentaliser l’événement à des fins électorales.

Une voiture familiale couverte intégralement de panneaux solaires

Une voiture familiale couverte intégralement de panneaux solaires
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La start-up allemande Sono Motors présente à Munich la "Sion", une voiture familiale couverte intégralement de panneaux solaires. Ce véhicule promet d’être le transport de demain et devrait être produit en série au deuxième semestre 2023.

Des cellules et organes de porcs morts "revivent" quelques heures

L'équipe espère que cette technique testée sur des porcs pourra être utilisée pour "sauver des organes" en prolongeant leur fonctionnement.

Des scientifiques ont réussi à relancer la circulation sanguine et le fonctionnement durant quelques heures de cellules du corps de porcs décédés peu avant, selon une étude qui laisse espérer des utilisations médicales mais soulève aussi des questions éthiques.

En 2019, une équipe de chercheurs basée aux États-Unis avait stupéfié la communauté scientifique en réussissant à restaurer la fonction cellulaire dans le cerveau de porcs quelques heures après leur décapitation.

Dans leurs dernières recherches, publiées mercredi dans la revue Nature, ces mêmes scientifiques ont cherché à étendre cette technique à l'ensemble du corps de l'animal. Ils ont provoqué une crise cardiaque chez des porcs anesthésiés, ce qui a empêché le sang de circuler et privé leurs cellules d'oxygène – sans oxygène, les cellules des mammifères meurent.

Les nanorobots révolutionneront-ils la médecine ?
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Au bout d'une heure, ils ont injecté dans les corps morts un liquide contenant le sang des porcs (prélevé de leur vivant) et une forme synthétique d'hémoglobine – la protéine qui transporte l'oxygène dans les globules rouges. Ainsi que des médicaments qui protègent les cellules et empêchent la formation de caillots sanguins.

Le sang a recommencé à circuler et de nombreuses cellules se sont remises à fonctionner, y compris dans des organes vitaux comme le cœur, le foie et les reins, pendant les six heures suivantes.

La mort, "processus réversible"?

"Ces cellules fonctionnaient des heures après alors qu'elles n'auraient pas dû fonctionner. Cela montre que la disparition des cellules peut être stoppée", a déclaré lors d'un point presse Nenad Sestan, auteur principal de l'étude et chercheur à l'Université de Yale.

Au microscope, il était difficile de différencier un organe normal et sain d'un organe traité post-mortem, a ajouté David Andrijevic, co-auteur de l'étude, également de Yale.

L'équipe espère que cette technique, baptisée OrganEx, pourra être utilisée pour "sauver des organes" en prolongeant leur fonctionnement, a-t-il expliqué. De quoi potentiellement sauver la vie de personnes en attente d'une greffe.

OrganEx pourrait aussi permettre de nouvelles formes de chirurgie en donnant "plus de marge de manœuvre médicale", selon Anders Sandberg, de l'université d'Oxford. Mais cette technique soulève nombre de questions, médicales, éthiques, voire philosophiques.

Elle pourrait "accroître le risque que les personnes réanimées soient ensuite incapables de sortir d'un état d'assistance vitale", a alerté Brendan Parent, bioéthicien à la Grossman School of Medicine de l'Université de New York, dans un commentaire publié en parallèle par Nature.

Pour Sam Parnia, du département de médecine de la même université, cette étude "vraiment remarquable" montre aussi que "la mort est un processus biologique traitable et réversible des heures après".

"Préoccupation majeure"

Au point que la définition médicale de la mort pourrait nécessiter une mise à jour, a jugé Benjamin Curtis, philosophe spécialisé dans l'éthique à l'Université britannique de Nottingham Trent.

"Vu cette étude, de nombreux processus que nous pensions irréversibles ne le seraient pas", a-t-il dit à l'AFP. "Et, selon la définition médicale actuelle de la mort, une personne pourrait ne pas être vraiment morte avant des heures", certains processus perdurant un temps au-delà de l'arrêt des fonctions corporelles.

Cette découverte pourrait aussi susciter un débat sur l'éthique de telles procédures. D'autant que presque tous les porcs ont effectué des mouvements puissants avec leur tête et leur cou pendant l'expérience, selon le récit de Stephen Latham, l'un des auteurs de l'étude. "C'était assez surprenant pour les gens dans la salle", a-t-il confié à des journalistes.

L'origine de ces mouvements reste inconnue, mais il a assuré qu'à aucun moment une activité électrique n'avait été enregistrée dans le cerveau des animaux, excluant ainsi une reprise de conscience.

Ces mouvements de têtes sont néanmoins "une préoccupation majeure", a estimé Benjamin Curtis, car des recherches récentes en neurosciences ont suggéré que "l'expérience consciente peut se poursuivre même lorsque l'activité électrique dans le cerveau ne peut pas être mesurée".

"Il est donc possible que cette technique ait causé des souffrances aux porcs et qu'elle fasse souffrir des êtres humains si elle était utilisée sur eux", a-t-il ajouté, appelant à davantage de recherches.

Nucléaire iranien: reprise des pourparlers en Autriche

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Céréales ukrainiennes: le navire Razion a quitté Istanbul pour le Liban

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Le Razoni, le navire transportant la première cargaison de céréales exportée d'Ukraine depuis le début de la guerre a été inspecté ce mercredi par une équipe composée de représentants de la Russie, de l'Ukraine, de la Turquie et de l'ONU. Il poursuit son voyage vers le Liban, sa destination finale.

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