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Haïti: deux morts en marge de manifestations à Port-au-Prince (police)

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Un homme a été tué par balle et un autre lynché dimanche à Port-au-Prince en marge de manifestations de policiers réclamant de meilleurs salaires et d'opposants politiques exigeant la démission du président Jovenel Moïse, a-t-on indiqué de source officielle.

"Un individu non identifié a été tué par balle, la population en colère a mis le feu à son agresseur", a déclaré la police haïtienne dans un communiqué dimanche soir.

Plusieurs policiers ayant manifesté en civil ont tiré en l'air en croisant le cortège des opposants politiques. Des salves de gros calibre ont ensuite été tirées par des individus non identifiés, a constaté un journaliste de l'AFP.

A la suite de ces incidents, des commerces ont été incendiés et des pneus en flammes ont été placés devant l'entrée de l'ambassade canadienne, sans causer de dégâts majeurs, a constaté l'AFP. La mission diplomatique canadienne, qui se trouvait sur le parcours, est accusée, comme d'autres missions diplomatiques occidentales à Haïti, de soutenir le président Moïse.

Sur Twitter, les ambassades canadienne et française en Haïti ont annoncé la fermeture lundi de leurs sections consulaires.

"Ces tirs, ces meurtres, cet incendie criminel et cette destruction causent du tort aux citoyens haïtiens mais aussi ils augmentent l'instabilité économique et sociale", a tweeté l'ambassade des États-Unis.

Avant ces troubles, plusieurs centaines de policiers et d'Haïtiens solidaires de leurs revendications ont manifesté pour de meilleurs salaires pour les forces de l'ordre, et ont porté leurs revendications au siège de la direction générale de la police nationale d'Haïti (PNH).

"Nos salaires sont misérables. On n'a pas d'assurance: on a une carte d'assuré mais à chaque hôpital où l'on va, on doit payer" a affirmé, sous couvert d'anonymat, un policier.

Depuis deux mois, des manifestations sont régulièrement organisées dans la capitale haïtienne pour exiger la démission du président.

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USA: moins de 40.000 cas de Covid en 24H, une première depuis octobre

Test de dépistage du coronavirus (COVID-19) à Denver, Colorado, États-Unis, le 20 juin 2020.

Pour la première fois en cinq mois, les Etats-Unis ont recensé jeudi moins de 40.000 cas de Covid-19 en 24H, selon les données de l'université Johns Hopkins, qui font référence.

Après un pic de près de 300.000 cas en 24 heures enregistré le 8 janvier, le nombre d'infections quotidiennes a retrouvé son niveau d'avant Halloween, Thanksgiving et les autres fêtes de fin d'années, synonymes de nombreux déplacements à travers le pays et d'une propagation accrue du virus.

Autre signe encourageant dans le pays le plus touché par la pandémie en valeur absolue: les moyennes hebdomadaires des morts et des hospitalisations sont elles aussi nettement en baisse.

La campagne de vaccination lancée en décembre aux Etats-Unis bat désormais son plein, avec trois vaccins autorisés: ceux de l'alliance Pfizer/BioNTech, de Moderna, et depuis quelques jours, de Johnson & Johnson, dont les premières injections ont commencé mardi.

Et le nombre de personnes vaccinées s'apprête à dépasser celui des cas recensés dans le pays depuis le début de la pandémie.

Face à la concurrence de bonnes nouvelles, les Etats américains lèvent les uns après les autres les restrictions mises en place pour freiner la propagation du Covid-19, qui dépendent majoritairement des autorités locales aux Etats-Unis.

Ces annonces ont consterné le président américain Joe Biden, qui les juge trop prématurées. Il s'agit d'une "grande erreur", a-t-il dénoncé, emboîtant le pas des principaux responsables sanitaires fédéraux.

Calme au Capitole sous haute sécurité après une nouvelle menace extrémiste

La Garde nationale veille sur le Capitole, le jeudi 4 mars 2021, au Capitole à Washington.

La journée s'est déroulée sans incident jeudi au Capitole à Washington, placé sous haute sécurité après l'annonce qu'une "milice" cherchait à attaquer le siège du Congrès, barricadé depuis l'assaut meurtrier mené par des extrémistes pro-Trump en janvier.


Certains membres de la nébuleuse QAnon accordent une importance symbolique au 4 mars, date à laquelle les présidents américains prenaient leurs fonctions jusqu'en 1933.

Refusant toujours d'accepter la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre, certains auraient été ainsi persuadés que Donald Trump pouvait être investi une seconde fois jeudi.

Et la police avait averti que des extrémistes et membres de QAnon avaient évoqué une nouvelle attaque contre le Capitole à cette occasion.

Depuis l'assaut du 6 janvier, des militaires de la Garde nationale patrouillent dans les couloirs de l'imposant bâtiment et sur l'esplanade, protégée par de hautes barrières, par endroit surmontées de barbelés.

Cet imposant dispositif de sécurité rend difficilement imaginable la répétition du coup de force de janvier, quand des milliers de manifestants pro-Trump s'étaient rassemblés au pied du Capitole après un discours du milliardaire républicain.

La Chambre des représentants avait néanmoins avancé à mercredi soir des votes prévus initialement jeudi.

Mais le Sénat a maintenu sa séance et la présidente de la Chambre Nancy Pelosi a minimisé jeudi les craintes sécuritaires derrière la décision de décaler les votes.

Cette décision était "logique" après l'avertissement lancé par la police, a-t-elle déclaré, en soulignant que les parlementaires de la Chambre étaient bien plus nombreux qu'au Sénat (435 contre 100) et qu'il était aisé pour eux d'avancer les seulement quelques heures de séance prévues jeudi matin.

"Personne ne devrait l'interpréter comme si nous avions changé tout notre calendrier parce que quelques fauteurs de troubles risquaient d'arriver", a-t-elle toutefois souligné. "Nous sommes bien mieux préparés que la dernière fois."

Les responsables de la sécurité du Congrès avaient conseillé aux parlementaires d'utiliser les parkings et couloirs souterrains pour accéder au Capitole.

"Forcer l'entrée"

Ces craintes se fondent sur des informations obtenues par les renseignements américains. Fin février, un groupe d'extrémistes "non-identifié a évoqué le projet de prendre le contrôle du Capitole américain", écrivent le FBI et le ministère américain de la Sécurité intérieure dans une note.

Ces extrémistes convaincus -à tort- que l'élection présidentielle de novembre a été marquée par des fraudes massives, nient la légitimité de Joe Biden, arrivé à la Maison Blanche le 20 janvier.

Mercredi, la police du Capitole a précisé que des informations montraient "un possible projet d'une milice identifiée visant à forcer l'entrée du Capitole le 4 mars".

Les lourdes mesures de sécurité font débat aux Etats-Unis, où beaucoup déplorent voir ce bâtiment surnommé "la Maison du Peuple" coupé des Américains.

Citant une augmentation de "93% des menaces pesant sur les élus lors des deux premiers mois de l'année par rapport à l'an dernier", la police du Capitole a toutefois annoncé jeudi soir qu'elle avait demandé au Pentagone de prolonger au-delà du 12 mars le déploiement de la Garde nationale.

La mouvance QAnon est née en 2017 aux Etats-Unis chez des partisans de l'homme d'affaires, qui serait, selon cette théorie du complot, en croisade contre "une élite composée de pédophiles satanistes", et a essaimé jusqu'en Europe. Elle est désormais officiellement bannie des grandes plateformes numériques, ce qui rend plus difficile le suivi par ses membres.

Beaucoup ont été découragés par l'échec du coup de force de janvier.

Cinq personnes, dont un policier du Capitole, sont mortes lors de cet assaut. Plus de 270 personnes sont poursuivies pour leur participation à cette attaque, selon le FBI.

Accusé d'"incitation à l'insurrection" pour avoir appelé ses partisans à marcher sur le Congrès, Donald Trump a été acquitté au Sénat le 13 février.

Il n'a lui-même jamais accepté le résultat de la présidentielle, estimant sans fondement que sa défaite était due à des fraudes massives.

Controverse sur les réformes des lois électorales dans les États dirigés par des républicains

Controverse sur les réformes des lois électorales dans les États dirigés par des républicains
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Etats-Unis: la Chambre adopte un projet de réforme de la police

La police observe depuis une voiture blindée les manifestants rassemblés après la mort par balle d'un civil à St. Louis, Missouri, le 19 août 2015.

Le texte prévoit, entre autres, de créer un registre national des policiers licenciés pour abus. Il impose aussi des limites à l'immunité donc jouissent les policiers.

A cinq jours du procès d'un ex-policier blanc accusé du meurtre de George Floyd, la Chambre des représentants a adopté mercredi soir un projet de profonde réforme des forces de l'ordre, qui n'est pas assuré de passer le cap du Sénat.

Baptisé du nom de cet homme noir mort le 25 mai à Minneapolis lors de son interpellation, le texte avait déjà été adopté en juin par la chambre basse du Congrès, à majorité démocrate.

Il était resté bloqué au Sénat, aux mains des républicains jusqu'en janvier.

Les élus démocrates de la Chambre l'ont réintroduit la semaine dernière et il a été adopté cette fois par 220 voix contre 212. Un seul républicain l'a soutenu, et deux démocrates ont voté non.

Son passage au Sénat, où les républicains conservent un pouvoir de blocage, reste incertain, sauf peut-être dans une version édulcorée.

Le texte "n'effacera pas les siècles de racisme systémique" aux Etats-Unis, a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, avant son adoption. Mais il sera "un pas énorme" vers "la construction d'une relation meilleure, plus saine, entre la police et des communautés qu'elle respecte".

La proposition de loi prévoit, entre autres, d'interdire les prises d'étranglement, de limiter les transferts d'équipements militaires aux forces de l'ordre, de créer un registre national des policiers licenciés pour abus.

Le texte s'attaque aussi à la large immunité dont jouissent les policiers en cas de poursuites au civil.

Il prévoit également la fin, pour les infractions liées aux stupéfiants, des mandats de perquisition permettant aux agents d'entrer sans frapper chez les suspects. C'est dans ce cadre que Breonna Taylor, une jeune infirmière noire, a été abattue en mars dernier dans son appartement.

Son nom, parmi d'autres, a résonné dans tous les Etats-Unis lors des grandes manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd.

Le quadragénaire noir est mort asphyxié par un policier blanc, Derek Chauvin, qui a maintenu un genou sur son cou pendant près de neuf minutes. Son procès, qui sera aussi celui des méthodes policières, s'ouvre lundi à Minneapolis.

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