Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Etats-Unis : deux policiers arrêtés après la mort d'un enfant de six ans

Norris Greenhouse (g.) et Derrick Stafford (d.), le 7 novembre 2015. (REUTERS/Louisiana State Police)

Norris Greenhouse et Derrick Stafford s'étaient engagés dans une course-poursuite, mardi, dans laquelle le père de l'enfant, qui conduisait, a été grièvement blessé. L'enfant est mort après avoir été atteint de cinq tirs des policiers.

Deux policiers américains ont été arrêtés vendredi, accusés d'homicide et de tentative d'homicide, après la mort d'un garçon de six ans, tué par balles dans l'Etat de Louisiane (sud), ont annoncé les autorités.

La mort du petit Jeremy Mardis vient s'ajouter à une longue liste de brutalités ou de bavures policières depuis l'an dernier qui ont suscité de fortes tensions aux Etats-Unis.

Norris Greenhouse, 23 ans, et Derrick Stafford, 32 ans, ont été suspendus de leurs fonctions après une course-poursuite en voiture mardi dans laquelle le père de l'enfant, qui conduisait, a été grièvement blessé.

Le fils de Chris Few est mort après avoir été atteint de cinq tirs des policiers l'ayant touché à la tête et au torse, selon les premiers éléments de l'enquête.

Celui-ci est, selon le Washington Post, la plus jeune victime de tirs mortels de la police cette année.

"Il ne méritait pas de mourir de cette manière et c'est ce qui est important", a déclaré vendredi soir le colonel Michael Edmonson, de la police de l'Etat de Louisiane, lors d'une conférence de presse, ajoutant que ces fait "entachaient" la réputation de la police.

"Je peux vous dire que c'est la chose la plus perturbante que j'aie jamais vue", a-t-il ajouté, au sujet de la vidéo de la course-poursuite meurtrière.

Deux autres policiers, également impliqués dans les faits, ont été suspendus de leurs fonctions.

"Le petit garçon était installé, ceinture attachée, sur le siège passager du véhicule. C'est ainsi qu'il est mort", a ajouté Michael Edmonson, évoquant "une affaire complexe".

La chaîne de télévision locale WBRZ a indiqué, citant les enquêteurs, que les quatre policiers avaient demander à Chris Few de s'arrêter pour un contrôle. Mais celui-ci aurait ensuite fait marche arrière, alors que sa voiture était engagée dans une impasse, en direction des policiers qui ont ouvert le feu, le blessant grièvement et tuant l'enfant.

WBRZ a ajouté qu'aucune arme n'avait été retrouvée dans le véhicule de Chris Few.

AFP

Toutes les actualités

Le calendrier des vaccinations contre le nouveau coronavirus

Le calendrier des vaccinations contre le nouveau coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:45 0:00

Sony dévoile un peu plus sa PlayStation 5

Sony dévoile un peu plus sa PlayStation 5
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:43 0:00

Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

La pandémie porte un coup sérieux à Hollywood

La pandémie porte un coup sérieux à Hollywood
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:37 0:00

Décès de la juge Ruth Bader Ginsburg de la Cour suprême américaine

Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, s'exprime à l'Université de Californie à Berkeley, à Berkeley, Californie, le 21 octobre 2019. (Photo AP/archives)

La juge Ruth Bader Ginsburg, l’une des 9 de la Cour suprême, est décédée vendredi à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas, selon une déclaration de la plus haute juridiction américaine.

Mme Ginsburg est morte à son domicile à Washington entourée des membres de sa famille.

Très adulée par la gauche américaine, Mme Ginsburg avait été nommée à la Cour suprême par le président Bill Clinton en 1993.

Elle a été la deuxième femme nommée à la Cour, après Sandra Day O’connor.

Elle y a siégé pendant plus de 27 ans.

"Notre nation a perdu une juriste d'une stature historique. À la Cour suprême, nous avons perdu une collègue très chère. Aujourd'hui, nous sommes en deuil, mais avec la certitude que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg telle que nous l'avons connue: une championne infatigable et résolue de la justice", a déclaré le juge John G. Roberts, président de la Cour suprême.

Selon les lois américaines, il revient au président américain de nommer un remplaçant, avec l’avis du sénat.

Voir plus

XS
SM
MD
LG