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Etats-Unis : les coupes budgétaires automatiques promulguées

Le président Obama s'adressant à la presse à la Maison-Blanche le 1er mars 2013
Le président américain Barack Obama a promulgué la loi instituant des coupes budgétaires automatiques de 85 milliards de dollars, la Maison-Blanche et le Congrès n’étant pas parvenus à un compromis sur d’autres moyens de réduire le déficit budgétaire fédéral.

Il faudra attendre plusieurs semaines avant que l’impact se fasse sentir dans l’ensemble du pays, mais certaines conséquences sont déjà perceptibles.

Le président de la Chambre, le républicain John Boehner
Le président de la Chambre, le républicain John Boehner
Ces réductions budgétaires interviennent parce que les Républicains ont choisi de protéger les intérêts particuliers et les abattement fiscaux des « bien nantis et des bien connectés » au détriment des forces armées et des familles moyennes, a déclaré le président Obama, samedi, dans son intervention radiophonique hebdomadaire.

S’exprimant au nom du Parti républicain, la députée Cathy McMorris Rodgers de l’Etat de Washington a dit que les réductions budgétaires peuvent être opérées « de manière responsable et réfléchie. » Elles pourraient être remplacées par « des coupes budgétaires plus intelligentes », a expliqué Mme Rodgers.

Une vue du siège du Congrès à Washington
Une vue du siège du Congrès à Washington
Certaines agences fédérales américaines ont gelé les recrutements et réduit les budgets de différents projets et programmes pour éviter de devoir placer des fonctionnaires en congés techniques. Certains travailleurs disent se préparer à une possible réduction de salaire.

A mesure que les coupes entrent en vigueur, les familles pauvres et les chômeurs perdront progressivement l’aide publique. Les magasins pourraient connaître une pénurie de produits alimentaires du fait de la réduction du nombre d’inspecteurs sanitaires.

Par ailleurs, des retards dans les transports maritimes et une réduction de la demande de biens importés pourraient négativement affecter les partenaires commerciaux des Etats-Unis.

Les minoritées pourraient être particulièrement touchées
Les minoritées pourraient être particulièrement touchées
Le tout nouveau patron du Pentagone, Chuck Hagel, dit de son côté que l’incertitude budgétaire pourrait nuire à la capacité de l’armée américaine à mener à bien ses missions. L’US Navy (marine de guerre) devra immobiliser des avions, l’armée de l’aire revoir à la baisse et l’armée de terre réduire la formation, a-t-il expliqué.

Vendredi, le président Obama a qualifié l’échec des négociations budgétaires « d’inexcusable, de stupide » et « d’arbitraire. »

La plupart des Démocrates veulent supprimer certains allégements fiscaux en faveurs des riches pour augmenter les recettes. Les Républicains, de leur côté, rejettent toute augmentation d’impôts.

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Affaire George Floyd: le Zimbabwe convoque l'ambassadeur américain

Des manifestants scandent des slogans et agitent le drapeau national du Zimbabwe au cours d'un rassemblement visant à dénoncer les sanctions économiques américaines et européennes, à Harare, le 25 octobre 2019. (AFP)

Le Zimbabwe a convoqué lundi l'ambassadeur américain à Harare pour dénoncer des commentaires de la Maison Blanche accusant le pays africain de tirer profit des manifestations contre les violences policières et le racisme aux Etats-Unis.

Plusieurs villes américaines, dont la capitale Washington, ont été placées sous couvre-feu après plusieurs nuits d'émeutes suscitées par la mort aux Etats-Unis à Minneapolis d'un homme noir, George Floyd, étouffé par un policier blanc lors de son arrestation.

Dimanche, le conseiller pour la sécurité nationale du président américain Donald Trump, Robert O’Brien, a dénoncé les commentaires critiques de la Chine, la Russie, l'Iran et le Zimbabwe sur cette affaire, les qualifiant "d'adversaires étrangers". C'était lors de l'émission This Week présentée par George Stephanopoulos sur la chaîne ABC.

Mécontent de ses propos, Harare a "convoqué l'ambassadeur américain", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère zimbabwéen des Affaires étrangères, James Manzou. "Il est en ce moment en réunion avec le ministre", a-t-il ajouté.

Dès lundi matin, un haut responsable du régime de Harare a qualifié sous couvert d'anonymat de "farce" les déclarations de M. O'Brien, dans le quotidien d'Etat The Herald.

"Le Zimbabwe ne se considère pas comme un adversaire de l'Amérique", a pour sa part tweeté le secrétaire à l'Information du gouvernement zimbabwéen, Nick Mangwana.

Les Etats-Unis maintiennent depuis près de vingt ans des sanctions contre quelque 100 personnes et entités juridiques zimbabwéennes, dont l'actuel président Emmerson Mnangagwa, en réponse à la répression sanglante infligée aux opposants.

Les relations entre Harare et Washington restent depuis extrêmement tendues, malgré la chute de Robert Mugabe et l'arrivée au pouvoir de M. Mnangagwa en 2017.

En mars, les Etats-Unis ont prolongé d'un an leurs sanctions contre le Zimbabwe, à cause notamment des "meurtres extra-judiciaires et viols" commis par les forces de sécurité de ce pays d'Afrique australe.

Un résident de Minneapolis d'origine djiboutienne distribue à manger

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Entretien avec Moussa Diawara, responsable des Maliens de Minneapolis

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Des milliers de soldats patrouillent dans les grandes villes américaines

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Violentes protestations dans plusieurs villes américaines

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