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Egypte: libération du photojournaliste "Shawkan", en prison depuis 2013


Le photojournaliste égyptien Mahmoud Abu Zeid, dit Shawkan, dans sa cellule de prison à Tora au Caire, en Égypte, le 28 juillet 2018.
Le photojournaliste égyptien Mahmoud Abu Zeid, dit Shawkan, dans sa cellule de prison à Tora au Caire, en Égypte, le 28 juillet 2018.

Le photojournaliste Mahmoud Abu Zeid dit "Shawkan", détenu depuis 2013 pour avoir couvert la répression sanglante d'une manifestation d'islamistes au Caire, a été remis en liberté lundi matin, a-t-on appris auprès de son avocat.

"Il est sorti à 06H00 (04H00 GMT) du commissariat d'Al Haram (près des pyramides de Guizeh, ndlr), et il est actuellement chez lui", a dit à l'AFP Me Taher Aboul Nasr.

Lundi, plusieurs photos du photographe trentenaire, arborant un large sourire, circulaient lundi matin sur les réseaux sociaux.

Un tribunal l'avait condamné à cinq ans de prison en septembre, ce qui couvrait sa détention. Mais le photographe est resté en prison plusieurs mois après cette décision, sa situation n'ayant pas été régularisée avec l'administration pénitentiaire au moment de la décision du tribunal.

Lauréat du prix mondial de la liberté de la presse de l'Unesco en mai, Shawkan était poursuivi pour "meurtre, tentative de meurtre et appartenance à un groupe terroriste", et risquait la peine de mort.

Plusieurs ONG internationales ont milité sans relâche pour sa libération, dénonçant à travers le cas du photojournaliste une attitude répressive du pouvoir vis-à-vis des médias en Egypte.

Plus de 700 personnes avait été jugées en septembre en même temps que Shawkan. Soixante-quinze d'entre elles, dont des dirigeants des Frères musulmans, avaient été condamnés à mort.

La plupart des accusés étaient accusés d'avoir tué des policiers ou d'avoir vandalisé des biens publics en août 2013, lors d'émeutes au Caire.

Outre Shawkan, 214 autres personnes avaient écopé de cinq ans de prison. Certains, libérables, ont également été remis en liberté lundi.

Elu président en 2014, puis réélu en 2018, Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l'armée et architecte de la destitution de Mohamed Morsi, est régulièrement accusé par les organisations de défense des droits humains d'avoir instauré un régime ultra-répressif.

Avec AFP

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