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Des Burkinabè se solidarisent pour combattre l’insécurité

Philippe Leroux-Martin, Ena Dion, Sandrine Nama, une traductrice, Idrissa Barry, Lance et Brandon Kramer, à l'USIP, Washington DC, le 25 octobre 2017. (VOA/Nastasia Peteuil)

Mercredi, l’Institut américain pour la paix (USIP) a discuté des menaces sécuritaires au Burkina Faso, et notamment dans la ville de Saaba, dans le Sahel, et des solutions pour faire face aux violences.

Depuis la chute de Blaise Compaoré en 2015, les Koglweogo ("protection de l'environnement", en langue Mooré) et les populations locales se sont affrontés dans des échanges meurtriers à plusieurs reprises. Les groupes ont été interdits par le gouvernement en mai dernier.

Le compte-rendu de Bagassi Koura
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Pour promouvoir la paix dans la région du Sahel, l’USIP a mis en place un programme afin d’encourager la dialogue entre la gendarmerie, la police, les habitants et les membres des Koglweogo à Saaba.

La sécurité de Saaba est très précaire. La commune, composée de 26 villages, a plus de 80 000 habitants, mais la gendarmerie n'a que 10 agents et la police 20 agents.

Sandrine Nama, envoyée de l'USIP pour encourager la sécurité et la justice à travers le dialogue, dépeint la situation : "les groupes d’auto-defense sont monté en flèche, et la population est à 80% rural. La police n’a pas toujours accès à toute cette population. Mais les membres de Koglweogo ont accès aux communités et connaissent les acteurs. Le gouvernement veut maintenant intégrer ses groupes, car ils ont tout de même un niveau de succès".

Pour Idrissa Barry, de Balai citoyen, les impacts du processus de dialogue mis en place par le USIP sont palpable.

"Il y a un mois, trois personnes se sont fait passer pour des policiers, arrêtant des commerçants, demandant des amendes trois fois de suite", raconte-t-il. "Les gens du village se sont demandés s’ils étaient vraiment des policiers et ont préparé une opération, donc la quatrième fois, les habitants attendaient ces faux policiers".

Il poursuit : "les habitants ont alerté les collègues d’autres villages. Et quand ils sont allés dans un autre village, ils ont été capturés, puis ont contacté la gendarmerie pour l’emmener au poste de police, et non auprès des Koglweogo".

"Grâce aux réunions de dialogue du programme UPSIP, tout le monde s’est assis pour parler avec la gendarmerie, la police, le chef traditionnel et les Koglweogo. Le chef traditionnel espère que la situation à Saaba va être un exemple pour les autres communes pour encourager la sécurisation", espère Sandrine Nama.

Regardez la vidéo de notre correspondant sur les Koglweogos:

Interdiction des activités des Koglwéogo, ces groupes d’auto-défenses au Burkina (vidéo)
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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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Un festival pour encourager la production de café

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Les dirigeants africains au chevet du Soudan

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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