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Brexit: les négociations sur la future relation ne seront pas conclues à n'importe quel prix

Le président du Conseil européen Charles Michel a affirmé vendredi que les négociations sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE ne seraient pas conclues à n'importe quel prix à la fin 2020, malgré un délai "très ambitieux".

"Il n'est pas question de conclure les négociations quel qu'en soit le prix, on peut conclure une négociation quand on considère que les résultats sont équilibrés et garantissent le respect pour les différentes préoccupations", a déclaré M. Michel, interrogé sur le peu de temps qu'il reste pour négocier un accord commercial après le Brexit, programmé le 31 janvier.

Selon les termes du traité de retrait, qui doit encore être ratifié par les parlements britannique et européen, la période de transition s'achève fin 2020.

Le délai est "très ambitieux", a averti de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Elle s'est dite "prête à travailler" dès le lendemain du Brexit en vue d'une relation "aussi proche que possible" entre les deux parties.

Il faudra se donner des priorités, a-t-elle plaidé, car certains dossiers pèseraient sur l'économie s'ils n'étaient pas réglés d'ici la fin 2020. La négociation sera découpée en séquences, même si elle n'a donné aucun détail pour l'instant.

"Il s'agit de sujets sur lesquels nous n'avons ni cadre international sur lequel nous replier, ni la possibilité de prendre des mesures d'urgence unilatérales le 1er janvier 2021", a tout de même expliqué Mme von der Leyen.

"Le Royaume-Uni et l'UE font face à de si nombreux défis en commun sur le plan mondial, il est de notre intérêt commun de parvenir à une très bonne relation nouvelle de façon ordonnée. C'est pourquoi nous nous concentrons pour parvenir à des négociations aussi matures que possibles, pour clôturer autant de points de négociation que possible d'ici la fin de l'année", a souligné la cheffe de l'exécutif européen.

La chancelière allemande Angela Merkel a prévenu de son côté que l'UE aurait "un concurrent à sa porte", après le départ du Royaume-Uni de l'Union, prévu le 31 janvier.

"Il y aura un concurrent à notre porte (...) cela peut aussi nous inciter à être plus rapide dans nos décisions", a estimé la chancelière, qui a voulu voir dans cette prochaine situation un "élément" qui pourrait aussi être "vivifiant".

"On ne veut pas que le Royaume-Uni soit un concurrent déloyal", a de son côté mis en garde le président français Emmanuel Macron.

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Le gouvernement espagnol condamné dans une affaire de fémicide

Chaussures exposées dans le cadre d'une manifestation contre la violence sexiste sur la place Sant Jaume à Barcelone, en Espagne, le 21 novembre 2016. (Photo AP/Manu Fernandez)

La justice espagnole a condamné le ministère de l'Intérieur à verser 180.000 euros à la famille d'une femme assassinée par son mari un mois après qu'elle a demandé en vain une protection policière. La mère de famille a été poignardée dans la rue par son mari, devant leurs deux enfants. 

Le tribunal de l'Audience nationale a jugé que la Garde civile espagnole avait fourni une protection "inadéquate" à cette femme, qui avait demandé à être protégée de son conjoint en septembre 2016 à Sanlucar la Mayor près de Séville.

La requête de la victime avait été rejetée car son mari n'avait pas d'antécédents judiciaires, conduisant la Garde civile à conclure que le danger était insuffisant, a détaillé le tribunal. Un mois plus tard, cette femme a été poignardée à mort dans la rue par son mari, devant leurs deux enfants.

L'Audience nationale a ainsi ordonné au ministère de l'Intérieur de verser 20.000 euros à chacun des parents de la victime et 70.000 euros à chacun de ses deux enfants pour "préjudice moral".

"La prise de conscience sociale et institutionnelle de l'importance du problème de la violence de genre exige une plus grande sensibilisation que celle dont a fait preuve la brigade de la Garde civile dans cette affaire", a indiqué le tribunal dans sa décision.

L'Espagne a fait de la protection des femmes une priorité dès 1997, après le traumatisme national causé par le féminicide d'Ana Orantes: une Espagnole de 60 ans battue, jetée depuis un balcon puis brûlée vive par son ex-mari, après avoir signalé plusieurs fois ses violences aux autorités et à la télévision.

Ana Orantes avait été forcée de partager sa maison avec son ex-mari par le tribunal qui avait prononcé leur divorce.

Le parlement espagnol a adopté à l'unanimité en 2004 la première loi d'Europe faisant du genre de la victime une circonstance aggravante en cas d'agression.

Cette loi prévoit aussi une aide juridictionnelle gratuite pour les victimes de violences sexistes, instaure des tribunaux spécialisés en la matière et permet aux procureurs de poursuivre un suspect même si la victime n'a pas porté plainte.

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