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RDC

"Aucun obstacle" au retour de Kabila comme président en 2023 (partisans)

Le président sortant Joseph Kabila dans un bureau de vote à Kinshasa, 30 décembre 2018.

Les partisans de l'ancien président congolais Joseph Kabila ont déclaré jeudi qu'aucune disposition constitutionnelle ne l'empêchait de revenir à la tête de la République démocratique du Congo à l'expiration du mandat du président Félix Tshisekedi en 2023.

"Ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui, aucun obstacle constitutionnel ou institutionnel voire politique n'empêcherait le retour [de l'ancien] président Kabila et surtout ne pourrait empêcher qu'il soit candidat" à la présidentielle, a déclaré à la presse Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC)

Le FCC est la plateforme politique créée par M. Kabila avant de quitter le pouvoir.

"Au moment opportun, le bureau politique et les instances habilitées vont se prononcer sur la question. Pour le moment, il va assumer son rôle de sénateur à vie. Il occupera son siège au Sénat", a ajouté cet ancien directeur de cabinet de M. Kabila.

Cette déclaration a été faite à l'issue d'une réunion d'évaluation du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) tenue à Lubumbashi (Haut-Katanga, sud-est), fief de M. Kabila.

La veille, le PPRD avait annoncé "la fin des vacances" pour l'ex-président Kabila, lui proposant les fonctions de président national du parti, un poste qui n'existait pas auparavant.

Joseph Kabila est sénateur à vie, selon la loi sur le statut des anciens chefs de l'État, votée en juillet 2018, et qui ne concerne pour l'instant que lui-même.

L'ex-président congolais a accédé au pouvoir en janvier 2001 après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila. Il a été élu président de la RDC en 2006 puis réélu en 2011 pour un deuxième mandat de cinq ans.

Son dauphin à la présidentielle de décembre 2018 était classé troisième à l'issue du scrutin qui a proclamé l'ex-opposant Félix Tshisekedi vainqueur.

Le président Tshisekedi est en coalition avec le FCC de M. Kabila, majoritaire au parlement et dans les gouvernorats des provinces.

"Dans la vie comme en politique, je n'exclus rien", a répété M. Kabila à plusieurs reprises avant de quitter le pouvoir en décembre 2018, laissant planer l'hypothèse d'un possible retour en 2023, à la fin du prochain quinquennat.

La Constitution congolaise prévoit que "le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois".

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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