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États-Unis

Au Texas, deux policiers à cheval tirent un homme noir par une corde

Donald Neely, tiré avec une corde par deux policiers à cheval au Texas, samedi 3 août 2019. (VOA/Capture d'écran Twitter)

Après qu'une photographie ait montré qu'un homme arrêté se soit fait traîner par une corde par deux de ses agents, le chef de la police de Galveston, Vernon Hale, a présenté ses excuses.

Samedi 3 août, Donald Neely, 43 ans, vient d’être pris en flagrant délit d’intrusion sur une propriété dont il avait déjà été banni. Deux agents de police le ramène à la station, menotté, encordé et tiré à cheval.

Lundi 5 août, sur Twitter, de nombreux utilisateurs comme Zellie publie cette photo :

Choqués, des internautes dénoncent des méthodes qui évoquent l’époque abolie des lynchages dans l'Amérique esclavagiste et ségrégationniste. "Une image qui rappelle des heures sombres", s’insurge Zellie. "Ecœurant et déplacé", poursuit-il.

Présentation des excuses

Dans un communiqué publié sur Facebook, le responsable de la police de Galveston explique que le suspect aurait normalement dû être conduit au poste dans un véhicule de police, mais que seuls des agents de la police montée étaient disponibles sur le moment.

Donald Neely, 43 ans, a donc été menotté, une corde a été attachée à ses menottes et il a été "escorté entre deux agents montés à cheval", peut-on lire dans le communiqué.

"Même s’il s’agit d’une technique enseignée et la meilleure des pratiques dans certaines circonstances, j’estime que nos agents ont pris une mauvaise décision et auraient pu attendre l’arrivée d’un véhicule", remarque toutefois Vernon Hale.

Conscient de "la perception négative de cette action", le chef de la police de cette ville texane de 50 000 habitants a par ailleurs décidé de suspendre l’utilisation de cette technique durant les arrestations.

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Trump dénonce les accusations "ridicules" d'un lanceur d'alerte

Le président russe Vladimir Poutine serre la main du président américain Donald Trump à l’occasion de sa commémoration du Jour de l’armistice, cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, à l’Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 2018.

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté vendredi avoir eu une conversation "à risque" avec le dirigeant d'un pays étranger, dénonçant les accusations en ce sens d'un lanceur d'alerte.

Le dossier, potentiellement explosif, reste encore entouré de nombreuses zones d'ombre. Selon le Washington Post et le New York Times la conversation au coeur de cette mystérieuse affaire concernait l'Ukraine.

Les élus du Congrès souhaitent de leur côté déterminer si le milliardaire républicain a sollicité des informations potentiellement compromettantes sur le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden ou sa famille lors d'un échange téléphonique en juillet avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le fils de M. Biden, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama.

"C'est ridicule! C'est un lanceur d'alerte partial", a lancé M. Trump depuis le Bureau ovale, tout en assurant ne pas connaître son identité. "J'ai eu des conversations avec de nombreux dirigeants, elles sont toujours irréprochables", a-t-il poursuivi, très remonté.

A-t-il spécifiquement parlé de Joe Biden avec le président ukrainien ? "Ce dont j'ai parlé n'a pas d'importance", a-t-il rétorqué, avant cependant d'ajouter que "quelqu'un devrait se pencher sur Joe Biden", qui pourrait être son grand rival à la présidentielle 2020.

- "Aucune réponse" -

Signe de son courroux, l'homme d'affaires avait dès le début de la matinée publié deux tweets avec ces mêmes arguments, accusant "les démocrates radicaux (...) et leurs partenaires dans les médias bidon" de s'acharner contre lui.

"Bizarre qu'avec autant d'autres gens qui ont entendu ou ont eu connaissance de cette conversation absolument convenable et respectueuse, ils n'en aient pas également parlé. Vous savez pourquoi? Parce que rien de ce qui s'est dit n'était mal, c'était absolument parfait!".

Trouvant particulièrement préoccupante une "promesse" faite par le locataire de la Maison Blanche à un dirigeant étranger, selon le Washington Post, un lanceur d'alerte, lui-même membre des services de renseignement, a effectué le 12 août un signalement officiel auprès de l'inspecteur général des services de renseignement.

Ce dernier, Michael Atkinson, a alors considéré que la sensibilité de l'affaire imposait une notification urgente au Congrès. Il a été entendu jeudi à huis clos par la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Mais les démocrates sont restés sur leur faim.

"Nous n'avons obtenu aucune réponse parce que le ministère de la Justice et le Directeur du renseignement national n'ont pas autorisé l'inspecteur général" à entrer dans les détails, a regretté le président démocrate de la commission, Adam Schiff. "Nous n'avons pas le signalement, nous ne savons pas si les informations de presse sont exactes ou inexactes" a-t-il ajouté.

- Rencontre Trump-Zelensky mercredi -

Gangrénée par la corruption, l'Ukraine a élu en avril à la présidence un comédien jusqu'ici novice en politique, Volodymyr Zelensky.

Le tête-à-tête prévu mercredi entre Donald Trump et ce dernier en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, sera, dans le contexte des révélations encore embryonnaires sur le lanceur d'alerte, scruté avec une attention particulière.

Quelle sera la teneur de la discussion ? "Le président félicitera de nouveau M. Zelensky (...) et saluera ses efforts dans la lutte anti-corruption", a simplement indiqué un responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Pour Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse du Congrès, les informations concernant "un lanceur d'alerte fiable" à propos des communications du président avec un dirigeant étranger "soulèvent des questions graves et urgentes pour notre sécurité nationale".

Jeudi soir, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a, un temps, reconnu qu'il avait demandé à Kiev d'enquêter sur le fils de Joe Biden.

Hillary Clinton, rivale malheureuse de Donald Trump à la présidentielle de 2016, a retweeté vendredi cet entretien avec un message accusateur: "Le président a demandé à un pouvoir étranger de l'aider à gagner une élection. Encore une fois".

Une allusion claire aux soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou en 2016, qui ont empoisonné les deux premières années de mandat du républicain.

Après une longue enquête, le procureur spécial Robert Mueller n'a pas pu prouver une quelconque entente entre la Russie et l'entourage du candidat républicain. Il a toutefois mis en lumière une série de pressions exercées sur l'enquête par le président, qui pourrait constituer un délit d'entrave à la justice.

Aliens et base secrète dans le désert du Nevada: la mobilisation fait un flop

FILE - In this July 22, 2019 file photo, signs warn about trespassing at an entrance to the Nevada Test and Training Range near Area 51 outside of Rachel, Nevada.

Les réseaux sociaux annonçaient deux millions de personnes pour "donner l'assaut" à une base secrète de l'armée américaine dans le désert du Nevada, accusée par les conspirationnistes de tout poil d'y cacher des aliens: ils ne sont finalement pas plus d'une centaine à avoir fait le déplacement.

Tout a commencé par un message sur Facebook organisant un événement intitulé "Prenons d'assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous".

L'idée était d'envahir le 20 septembre à 03h00 du matin cette fameuse "Zone 51", une base de l'US Air Force si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013.

Relayé par les médias et moqué par les humoristes, l'événement avait fait grand bruit, incitant même l'armée américaine à adresser une sévère mise en garde aux audacieux qui auraient vraiment l'idée d'envahir le site.

Au total, deux millions de personnes s'étaient inscrites lorsque Facebook a supprimé début août l'événement, qui ne respectait pas ses critères de publication.

Seul hic: Matthew Roberts, l'initiateur de cet événement, a depuis reconnu qu'il s'agissait d'une simple blague qui lui était passée par la tête "quand il s'ennuyait à 02H00 du matin". Le jeune homme dit avoir été inspiré par un autre message Facebook qui appelait à voler les 10.000 lacs du Minnesota, avoir trouvé l'idée de la "zone 51" pour faire encore plus loufoque puis être allé se coucher.

Selon des médias locaux, seule une centaine de personnes, souvent déguisées ou portant parfois un bonnet en papier d'aluminium pour se protéger des ondes, a finalement répondu à l'appel dans la nuit de jeudi à vendredi, pour un rassemblement plutôt festif qui s'est soldé par une seule arrestation.

L'infortuné contestataire est un homme ayant uriné sur l'entrée du site, dont la route d'accès avait été fermée environ 1,5 km en amont par les autorités.

Selon le shérif local, les "festivals" organisés dans deux bourgades voisines en marge du rassemblement n'ont attiré qu'environ 1.500 personnes, bien moins qu'attendu par les organisateurs.

Les déchets de l'un sont les trésors de l'autre !

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Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine à New York

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