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Archives de la guerre d'Algérie: un geste "très positif"


Le président français Emmanuel Macron.

La décision du président français Emmanuel Macron de faciliter l'accès aux archives classifiées de la guerre d'Algérie est un geste "très positif", a estimé mercredi le directeur général des Archives nationales algériennes Abdelmadjid Chikhi.


M. Chikhi a été chargé en juillet par le président algérien Abdelmadjid Tebboune de travailler sur la mémoire de la colonisation et de la Guerre d'Algérie, de concert avec l'historien français Benjamin Stora.

"Je peux dire, pour l'instant, que c'est une très bonne décision et c'est une ouverture s'il y a un suivi permettant de la mettre en application assez largement et qui permettrait particulièrement aux chercheurs algériens d'accéder à ces documents", a déclaré M. Chikhi à l'agence officielle APS.

L'alter ego de Benjamin Stora a qualifié la décision du président français de "très positive" et "d'importante".

Emmanuel Macron a décidé de "permettre aux services d'archives (français) de déclassifier les documents couverts par le secret de la Défense nationale (...) jusqu'aux dossiers de l'année 1970 incluse", soit l'année du départ du dernier soldat français d'Algérie.

Cette décision vise à écourter les délais d'attente liés à la procédure de déclassification des documents relatifs à la Guerre d'Algérie (1954-1962).

Pour préserver les informations restant ultra-sensibles, M. Macron a invité son gouvernement à engager "un travail législatif" afin de renforcer, "avant l'été 2021", "la communicabilité" des archives "sans compromettre la sécurité et la défense nationales", selon la présidence.

"Ce que nous pouvons dire pour l'instant c'est que l'accès sera un peu plus ouvert, surtout que la période concernée est une période très importante pour l'histoire de l'Algérie", a relevé Abdelmadjid Chikhi, en insistant sur le fait qu'à ses yeux l'initiative de l'Elysée n'était qu'"une première étape".

M. Chikhi avait réclamé en décembre que la France lui remette "la totalité" des archives de la période coloniale (1830-1962) la concernant.

"Les demandes de la partie algérienne sont claires et ne nécessitent pas de concertation", avait-il alors dit à l'APS.

MM. Macron et Tebboune se sont engagés à travailler ensemble sur la question mémorielle.

Mais aucun geste de réciprocité sur la facilitation d'accès aux archives en Algérie, également réclamée par les historiens français et algériens, n'a été annoncé par Alger jusqu'ici.

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