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Amérique latine: chute de 5,3% du PIB attendue en 2020, pire récession de son histoire

Des employés fabriquent des masques dans une entreprise textile du quartier Gamarra à Lima, au Pérou, le 4 mars 2020. (AP Photo / Martin Mejia)

L'Amérique latine va connaître cette année la pire récession de son histoire, avec une chute attendue de 5,3% du PIB à cause des conséquences de la pandémie sur les économies de la région, a annoncé mardi une agence des Nations unies.

"La crise qui secoue la région en cette année 2020, avec une chute du PIB de 5,3%, sera la pire de toute son histoire", estime la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), une agence des Nations unies basée à Santiago.

"Pour trouver une contraction d'une ampleur comparable, il faut remonter à la Grande dépression de 1930 (-5%) ou à 1914 (-4,9%)", ajoute-t-elle, mettant à jour ses prévisions économiques pour la région dans le contexte de crise sanitaire mondiale.

Selon les projections de la CEPALC, tous les pays d'Amérique latine, sauf la République dominicaine, dont le PIB sera égal à zéro, vont se contracter en 2020. Le Venezuela, avec un effondrement de son économie de 18%, est en queue du peloton régional, suivi de l'Argentine, du Mexique et de l'Equateur, avec une chute du PIB de 6,5%.

Après l'irruption du coronavirus, l'Amérique latine et les Caraïbes ont subi "une réduction du commerce international, la chute des prix des matières premières, (...) un durcissement des conditions financières mondiales, une baisse de la demande des services touristiques et une réduction des +remesas+", l'envoi d'argent par des proches installés à l'étranger, souligne l'agence onusienne.

La CEPALC prévoit également une forte hausse du chômage, avec près de 11,6 millions de nouveaux chômeurs à cause de cette crise sanitaire, et une augmentation des indicateurs de pauvreté.

Les exportations dans la région vont également connaître une réduction de 15%.

"Il est urgent d'accéder à des ressources financières en se basant sur un soutien flexible des organismes financiers multilatéraux, accompagné de lignes de crédit à bas coût, d'un allègement du service de la dette et d'éventuelles annulations", a déclaré la secrétaire exécutive de cet organisme, Alicia Barcena, en présentant le rapport.

Début avril, la CEPALC avait déjà estimé que l'Amérique latine entrait dans une période de "profonde récession" économique, avec un recul du Produit intérieur brut (PIB) pouvant osciller en 2020 entre 1,8% et 4%.

La pandémie de Covid-19 frappe de plein fouet les économies des pays de la région qui faisaient déjà face à une situation économique difficile, affichant une croissance du PIB d'à peine 0,1% en 2019.

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Arrêt d'une campagne contre les violences conjugales au Chili mettant en scène un meurtrier

Manifestation contre la violence sexiste à Santiago, Chili, le 4 décembre 2019. (REUTERS/Pablo Sanhueza)

Le gouvernement chilien a retiré, face à un déluge de critiques, une campagne sur les réseaux sociaux montrant un homme condamné pour le meurtre de son épouse plaider de façon larmoyante contre les violences faites aux femmes.

"Ma chère petite fille, ma princesse. En ces jours d'enfermement tu me manques plus que jamais, et je suis très inquiet depuis que je sais que ton petit ami t'a agressée", dit le prisonnier dans cette vidéo.

"Mon âme pleure pour ce qui t'arrive. Peut-être suis-je puni par la vie pour ce que j'ai fait à ta grand-mère. Même si elle n'est plus parmi nous, il ne se passe aucune nuit sans que je ne lui demande pardon pour tout le mal que je lui ai fait", poursuit l'individu, qui conclut: "Il n'est jamais trop tard pour réfléchir et pour demander pardon pour les erreurs du passé".

Cette campagne a soulevé un tollé, notamment parmi les organisations de défense des droits humains. "Les larmes d'un agresseur ne servent à rien pour en finir avec la violence contre les femmes", a dénoncé le Réseau chilien contre les violences faites aux femmes.

"Ne viens pas avec tes lettres, ne viens pas demander pardon ou la compassion parce qu'ici le coupable, celui qui a frappé, c'est toi", a protesté l'ONG Corporacion Matria.

Face aux critiques, la ministre chilienne de la Femme, Macarena Santelices, a présenté ses excuses et annoncé le retrait immédiat de la campagne. "Un agresseur ne pourra jamais se justifier", a-t-elle déclaré.

Paris dément la présence de Juan Guaido dans son ambassade à Caracas

L'opposant vénézuélien Juan Guaidó lors d'une conférence de presse à Caracas, le 23 mars 2020. (Photo Álvaro Algarra/VOA)

La France a démenti vendredi que le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido se soit réfugié dans son ambassade à Caracas, comme l'a affirmé le chef de la diplomatie vénézulienne Jorge Arreaza en réclamant son arrestation.

"M. Juan Guaido ne se trouve pas à la résidence (de l'ambassadeur) de France à Caracas", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Agnès von der Mühll.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a affirmé jeudi que l'opposant se trouvait dans "l'ambassade de France" et qu'un autre opposant, Leopoldo Lopez, avait lui trouvé refuge à la résidence de l'ambassadeur d'Espagne.

"Nous ne pouvons pas entrer dans les locaux d'une ambassade de quelque pays que ce soit (...)et faire en sorte que la Justice [les] arrête de force", a-t-il ajouté en référence à l'inviolabilité des représentations diplomatiques.

Le procureur général Tarek William Saab accuse Juan Guaido d'avoir fomenté une tentative d'invasion avec la complicité des Etats-Unis, début mai, et d'encourager des actions déstabilisatrices "en pleine pandémie" du nouveau coronavirus.

Au total, 45 personnes, dont deux anciens soldats américains, ont été arrêtées pour leur implication présumée dans cette "invasion" manquée, qui avait consisté en un débarquement d'hommes le 3 mai à Macuto, à moins d'une heure de route de Caracas sur la côte caraïbe. Washington a démenti toute implication.

En mars, Juan Guaido avait déjà été convoqué par le ministère public dans le cadre d'une enquête pour "tentative de coup d'Etat" et "tentative de magnicide" contre le président Nicolas Maduro.

- Tensions diplomatiques avec Paris-

Des tensions diplomatiques sont apparues en mai entre Paris et Caracas au sujet du traitement réservé à l'ambassadeur de France au Venezuela, Romain Nadal. Depuis le 2 mai, des policiers vénézuéliens gardent en permanence la rue où il réside et sa résidence est privée d'eau et d'électricité.

La France a convoqué le 14 mai l'ambassadeur du Venezuela à Paris pour protester contre cette situation qui "porte atteinte au fonctionnement normal" d'une représentation diplomatique.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions sur les exportations de brut du Venezuela, ainsi qu'à l'encontre de nombreux responsables gouvernementaux et militaires du pays. L'Iran lui a envoyé un pétrolier le 26 mai afin de pallier les difficultés de l'industrie locale d'extraction et de raffinage de brut. Nicolas Maduro jouit aussi du soutien de Cuba, de la Chine et de la Russie.

Controverse autour de l’usage de l’armée pour réprimer les manifestants

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Au moins 26 morts dans deux tempêtes en Amérique centrale

Voitures balayées lors d'inondations causées par la tempête tropicale Cristobal à Panchimalco au Salvador, le 3 juin 2020. (Marvin Recinos/AFP)

Au moins 26 personnes ont été tuées depuis la semaine dernière en Amérique centrale lors du passage des tempêtes tropicales Amanda et Cristobal, selon un nouveau bilan.

Au Salvador, les deux tempêtes ont fait 20 morts et 13 disparus.

Selon la cheffe de cabinet du gouvernement, Carolina Recinos, 11.179 personnes ont été évacuées et transférées dans 210 abris à travers le pays.

Amanda, qui s'est abattue sur la région dimanche, a par ailleurs fait au moins quatre morts au Honduras et deux au Guatemala.

Amanda et Cristobal ont provoqué inondations, glissements de terrain, coupures de courant et d'alimentation en eau potable.

Les prévisions météorologiques indiquent que les fortes pluies pourraient se poursuivre jusqu'à vendredi ou samedi au Salvador, où les autorités ont appelé la population à rester en alerte.

Elections primaires dans 8 États américains et la capitale

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