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A Wellington, déception et fierté chez les fans des All Whites après l'élimination aux portes du Mondial-2018


Fedor Smolov jubile après le deuxième but de la Russie en match d’ouverture de la Coupe des Confédérations contre la Nouvelle-Zélande au stade de St Petersburg, Russie, 17 janvier 2017.

C'est un mélange de déception et de fierté que les supporters néo-zélandais ressentaient, jeudi à Wellington, après une élimination de la course au Mondial-2018 dont les All Whites n'ont pas à rougir.

Classée au 122e rang mondial derrière le Vietnam, la Nouvelle-Zélande n'était pas du tout favorite contre le Pérou, 10e du même classement, lors d'un barrage qui déterminait le dernier billet d'accès pour la Coupe du monde.

Le nul (0-0) à l'aller à domicile avait fait naître dans l'archipel du Pacifique Sud de légitimes espoirs d'un voyage en Russie en juin prochain. Mais alors qu'ils espéraient une 3e participation à la phase finale après 1982 et 2010, les Néo-Zélandais se sont inclinés (2-0) mercredi soir à Lima, terminus de leurs rêves.

Décalage horaire oblige, c'est en milieu d'après-midi que le match était retransmis jeudi en Nouvelle-Zélande.

Et au Four Kings, un pub de Wellington, les maillots blancs de l'équipe nationale cotoyaient les costumes des employés de bureaux ayant pu prendre un pause.

Le bar s'est enflammé dans les premières minutes quand le buteur kiwi Kostas Barbarouses a demandé en vain un penalty sur une faute adverse. Mais la rencontre a globalement été en sens unique en faveur des Péruviens.

- 'pas loin' -

Pour autant, les Néo-Zélandais méritent le respect, revendique Marcus Ebert.

"Je suis plutôt déçu, même si j'avais peu d'espoir. Il n'y a pas à rougir de perdre 2-0 sur l'ensemble des deux matches contre la dixième équipe du monde", estime-t-il.

"Cela rend même les choses pires encore. S'ils nous avaient écrasés, j'aurais accepté plus facilement. Mais nous ne sommes pas passés loin et je suis fier de nos joueurs."

Chris Scarrott, un autre fan, peste contre le manque de réalisme des All Whites.

"Nous avons eu nos occasions. Ils ont saisi les leurs et pas nous. C'est la vie", lâche-t-il fataliste. "On n'aurait pas dit qu'il y avait 112 places d'écart entre les deux équipes."

Pour Marcus Ebert, cette élimination en barrage représente surtout une grosse occasion ratée pour le football néo-zélandais de se distinguer dans un archipel qui ne pense qu'à son rugby.

"Si nous avions battu le Pérou pour atteindre la Coupe du monde, on aurait franchi un palier", observe Marcus Ebert.

"On ne remplacera jamais le rugby en tant que sport le plus populaire mais on nous aurait pris un peu plus au sérieux", regrette-t-il.


Avec AFP

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