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Réactions suite à la mort d'un moto-taxi aux abords du cortège présidentiel

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Un civil tué et quatre membres des forces de l'ordre interpellés

Les membres du FNDC à Conakry avant la marche funèbre, Guinée, le 4 novembre 2019. (VOA/Zakaria Camara)

Quatre membres de la garde personnelle du président de l'Assemblée nationale tchadienne ont été interpellés mercredi à N'Djamena après le meurtre d'un civil, a annoncé mercredi à l'AFP le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la capitale tchadienne.

Un motocycliste est mort lundi, touché par des tirs provenant du cortège qui escortait le président de l'Assemblée nationale Haroun Kabadi, a affirmé le procureur, Youssouf Tom.

Il ajoute que "quatre éléments des forces de l'ordre, suspectés d'être impliqués, ont été interpellés le jour même de l'incident" pour meurtre et complicité de meurtre.

Un jeune tombe sous les balles des éléments de la protection du président de l'assemblée
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"Si nous n'arrivons pas à identifier l'auteur du tir, la responsabilité civile de l'Assemblée nationale sera engagée", a-t-il conclu.

Les membres de la garde personnelle de M. Kabadi, membre du Mouvement patriotique pour le salut (MPS, au pouvoir), avaient déjà provoqué l'émoi en tirant sur un civil en 2018 dans des circonstances similaires.

Selon le procureur de la République, dans l'impossibilité d'établir l'identité du tireur, la Justice avait alors conclu à la responsabilité civile de l'Assemblée nationale.

Le cortège du président de l'Assemblée fait une victime à N'Djamena

Une affiche géante du président Idriss Deby sur une avenue de la capitale, N’Djamena le 31 mars 2016.

Au Tchad, les éléments de la protection du président de l’Assemblée nationale ont tiré à bout portant sur un jeune homme dans la circulation lundi soir, sur un axe principal de N’Djamena.

Il était 18 heures à N’Djamena, lorsque le cortège du président de l’Assemblée nationale, Haroun Kabadi, est rentré du Palais de la démocratie.

Un jeune tombe sous les balles des éléments de la protection du président de l'assemblée
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Pris dans un embouteillage indescriptible, son cortège cherche par tous les moyens à se frayer de chemin. Alertés par le bruit de sa sirène, les usagers se bousculent pour lui céder le passage.

C’est dans cette bousculade que Mateyan Bonheur, un jeune diplômé et père de trois enfants circulant sur un moto taxi, a été visé par un élément de la protection du cortège qui lui a logé deux balles à l’abdomen. Transportée d’urgence à l’hôpital, la victime a succombé suite à ses blessures dans la nuit de lundi à mardi.

Cet acte est qualifié d’indigne par les Tchadiens qui imputent la responsabilité à un représentant du peuple. Selon eux, c’est pour la deuxième fois en un an que les éléments de la protection de Haroun Kabadi ont tiré à balle réelle sur des citoyens en pleine circulation.

Les rues aux abords du domicile d'Haroun Kabadi jusqu'au siège de l'Assemblée nationale ont été quadrillées suite à la menace des jeunes du quartier et des parents de la victime de déposer le corps devant le domicile du président de l’Assemblée nationale.

Un jeune tombe sous les balles des éléments de la protection du président de l'assemblée

Un jeune tombe sous les balles des éléments de la protection du président de l'assemblée
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L’opposition tchadienne boude le nombre de sièges des députés

Vue des participants au forum national mars 2018. (VOA/André Kodmadjingar).

Le nombre de sièges de députés à la future Assemblée nationale du Tchad divise les acteurs politiques. Le conseil des ministres de la semaine dernière fixe le nombre de siège à 161 députés à partir de la 4e législature. Les membres de l’opposition au sein du Cadre national de dialogue politique rejettent ce changement jugé non consensuel.

Réduire le nombre de députés à l’Assemblée nationale, et des unités administratives jugées budgétivores, c’est l’une des résolutions du forum national de 2018.

La taille de la future assemblée nationale divise les acteurs politiques
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Tenant compte du nouveau découpage administratif envisagé, une sous- commission a été mise sur place par le Cadre national de dialogue politique (CNDP) qui examine le projet de loi organique.

La semaine dernière, avant la fin de ses travaux, le gouvernement a adopté le projet de loi sur la composition de l’Assemblée nationale en Conseil des ministres.

Oumar Yaya Hissein, ministre de la communication, novembre 2019. (VOA /André Kodmadjingar).
Oumar Yaya Hissein, ministre de la communication, novembre 2019. (VOA /André Kodmadjingar).


Oumar Yaya Hissein, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, informe qu’après un long débat autour de la question, "le conseil a fixé le nombre de sièges à 161 dont 5 sièges réservés aux nomades".

Selon lui, ce nombre a été revu en baisse en commun accord avec les membres du CNDP et de la CENI. Mais dans un document conjoint, la composante opposition du CNDP dit ne pas se reconnaître dans la réduction du nombre de sièges de la future législature à 161 députés.

Docteur Nasra Djimasngar secrétaire national du parti Nouveau Jour, novembre 2019 (VOA/André Kodmadjingar).
Docteur Nasra Djimasngar secrétaire national du parti Nouveau Jour, novembre 2019 (VOA/André Kodmadjingar).


Pour Narsra Djimasngar, secrétaire national du parti "Nouveau Jour", l’un des signataires du document, "le nombre des provinces qui devait être réduit à 17 a été maintenu à 23. Le nombre de départements qui était de 71 est passé du simple au double".

"On a 112 départements, donc les résolutions du forum ont été foulées au pied. Il n’y a pas de raison qu’on maintienne le nombre de sièges que le forum avait fixé", explique Narsra Djimasngar.

Il estime que si le chef de l’Etat avait trouvé bon d’attribuer une partie de son pouvoir au cadre national de dialogue politique de lui faire des propositions qu’il s’en tient à ça. Mais fixer un nombre et l’attribuer au CNDP n’est pas logique, déplore-t-il.

L’opposition dénonce aussi l’attribution des sièges à certains départements qsans tenir compte de la densité de la population. Avec ce nombre, il y aura des départements surpeuplés qui ne seront pas représentés à la future assemblée nationale au détriment de départements moins peuplés.

Docteur Evariste Ngarlem Toldé, politologue, novembre 2019 (VOA/André Kodmadjingar).
Docteur Evariste Ngarlem Toldé, politologue, novembre 2019 (VOA/André Kodmadjingar).


Le politologue Evariste Ngarlem Toldé estime pour sa part que cette opposition qui est entrée au CNDP pour prendre la relève savait ce qui l'attendait parce que le gouvernement va pousser cette composante jusqu’à son dernier retranchement et ceci n’est que le début de commencement, selon lui.

Ce qui est sûr, le gouvernement ne reviendra pas sur sa décision et en ce moment le processus est en train d’avancer avec une épine au pied.

Pour la présidente du parti Rassemblement pour le progrès et la justice sociale, Bourkou Louise Ngaradoumri, membre de la majorité présidentielle, la question de la parité ne peut pas être oubliée dans ce débat.

"Les anciens députés sont à 188. Mais on dit que les députés seront à 161. Mais sur quelle base, il faut que je comprenne que je suis de la majorité pourquoi, on a fait ça. Est-ce que c’est la crise économique ou bien c’est pour réduire le Tchad en miniature. Mais qu’on donne la possibilité à tout le monde de participer y compris les femmes".

Bourkou Louise Ngaradoumri soutient que le code précise même que s’il y a deux sièges il faudrait la mandature féminine et masculine pour permettre aux femmes de siéger à l’Assemblée nationale.

L’opposition exige que cette question soit débattue d’urgence à la plénière du CNDP pour tenir compte des territoires vastes mais peu peuplés, et ceux à forte densité humaine pour préserver la cohésion nationale.

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