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Sénégal

Trois morts dans des violences avant la présidentielle

Le bus de la presse incendié, au Sénégal, le 11 fevrier 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, trois personnes ont perdu la vie dans la région de Tambacounda, 500km au sud-est de Dakar, dans des affrontements entre des militants de la majorité présidentielle "Benno Bokk Yaakar" et ceux du candidat Issa Sall du Parti de l'unité et du Rassemblement.

Dimanche, une querelle d'affichages a éclaté entre militants du Parti de l'unité et du Rassemblement du candidat Issa Sall et ceux de la coalition Benno Bokk Yaakar du président sortant Macky Sall.

La querelle a dégénéré en affrontement et un jeune militant de la coalition au pouvoir a été mortellement poignardé par la garde rapprochée du candidat Issa Sall.

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A l'annonce de sa mort, des jeunes de Tambabacounda ont manifesté leur mécontentement en mettant en place des barricades. Certains militants de Benno Bokk Yaakar barrent la route nationale avec leurs motos et attaquent le convoi du candidat du Parti de l'unité et du Rassemblement.

Un des chauffeurs du convoi a foncé sur les jeunes conducteurs de motos, entrainant la mort de deux d'entre eux, portant ainsi le bilan à trois morts. Plusieurs blessés ont aussi été enregistrés, dont deux graves, parmi les journalistes.

Le bus de la presse, un minibus et 2 véhicules du convoi du candidat Issa Sall ont été incendiés tout comme la maison où les journalistes ont trouvé refuge.

Alors que sa garde rapprochée est incriminée, le candidat Issa Sall accuse l'Etat d'avoir failli au plan sécuritaire. De son côté, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur ces violences meurtrières.

Arrestations et saisie d'armes après des violences électorales mortelles

Un bus incendié à Dakar, le 29 janvier 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La gendarmerie sénégalaise a arrêté plus de 20 personnes et saisi des armes après la mort lundi dans l'est du pays de partisans du parti au pouvoir dans des heurts avec ceux de l'opposition, a-t-on appris mardi de sources concordantes

Les heurts à Tambacounda, à 420 km à l'est de Dakar, entre partisans du président Macky Sall et d'Issa Sall, candidat du Parti de l'unité et du rassemblement (PUR), proche de la mouvance religieuse, ont fait au moins deux morts, les premiers signalés dans des violences électorales depuis le début de la campagne le 3 février.

Il s'agit d'Ibrahima Diop, poignardé par un membre présumé du PUR, selon des sources officielles, ainsi que d'un des jeunes motards qui ont ensuite tenté d'empêcher le convoi d'Issa Sall de quitter la ville et a été renversé par un véhicule, ont rapporté les envoyés spéciaux des médias sénégalais.

Un troisième sympathisant de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yaakaar (BBY, "Ensemble pour le même espoir", en wolof) aurait succombé à ses blessures, selon les médias, mais ce décès n'a pas été confirmé de source officielle.

"24 personnes ont été arrêtées par la gendarmerie", a déclaré mardi à l'AFP une source de sécurité, jointe à Tambacounda.

Parmi les personnes arrêtées, une vingtaine sont des partisans d'Issa Sall, a indiqué à l'AFP Moustapha Sarr, un responsable du PUR.

Huit journalistes qui suivaient la campagne d'Issa Sall ont également été blessés, selon des organisations représentant la presse.

A la suite de ces "événements tragiques", a annoncé Issa Sall sur son compte Twitter, "j'ai suspendu ma campagne" pour rentrer à Dakar.

Des armes, dont des couteaux et des gourdins, ont été saisies par la gendarmerie sur des membres du PUR, a déclaré le procureur de Tambacounda, Demba Traoré, à la radio Futurs médias (RFM, privée).

Les violences pré-électorales au Sénégal

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Un partisan du parti au pouvoir tué dans des heurts

Les Sénégalais lisent les nouvelles du matin à Dakar, le 27 février 2012.

Un militant du camp du pouvoir a été tué lundi dans l'est du Sénégal lors de heurts entre des partisans du chef de l'Etat sortant Macky Sall et de l'opposition, a-t-on appris de source policière et auprès de la majorité présidentielle.

Il s'agit du premier mort signalé dans des violences électorales depuis le début le 3 février de la campagne pour le scrutin présidentiel dans ce pays réputé pour sa stabilité et présenté comme un modèle de démocratie en Afrique.

"Il y a eu des échauffourées entre des militants du PUR (Parti de l'unité et du rassemblement du candidat Issa Sall, NDLR) et de la coalition présidentielle. Quelqu'un a été poignardé. Son corps se trouve présentement à l'hôpital de Tamboucounda", capitale régionale à 420 km à l'est de Dakar, a déclaré à l'AFP un responsable de la police.

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L'information a été confirmée par le service de communication de la majorité présidentielle, joint par l'AFP, selon lequel la personne tuée est un de ses militants.

Cet incident survient après la mort dimanche de quatre gendarmes dans un accident routier dans la région de Sédhiou, en Casamance (sud), selon un communiqué de la coalition présidentielle.

Par ailleurs, au moins deux personnes ont été "grièvement blessées" dimanche à Fatick, un fief du président Sall dans le centre-ouest du pays, à la suite de heurts entre partisans du pouvoir et du candidat Ousmane Sonko, une figure montante de l'opposition, selon la presse locale.

Des heurts entre militants du pouvoir et de l'opposition avaient également le 4 février fait au moins "quatre blessés graves" parmi les militants de M. Sonko à Saint-Louis (nord), selon la campagne de de celui-ci.

Accusé, le camp présidentiel avait nié toute implication dans ces heurts.

Depuis le début de la campagne, les appels au calme et des prières pour préserver la paix dans ce pays où les campagnes électorales sont souvent émaillées d'accusations de corruption, de trafic d'influence, de désinformation voire de violences se sont multipliés, de la part notamment de chefs religieux musulmans et chrétiens et de la société civile.

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