Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sénégal

Un pont suscite espoir et inquiétudes en Gambie

Un pont suscite espoir et inquiétudes en Gambie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:44 0:00

Premier vol de l'Airbus A330 d'Air Sénégal baptisé "Casamance"

L'Airbus d'Air Sénégal. (Twitter/FlyAirSenegal)

Mardi, Air Sénégal a inauguré le premier vol A330-900 en partance de Toulouse pour Dakar, vol qui a duré près de quatre heures.

Baptisé "Casamance" et immatriculé 9H-SZN, l’avion est configuré pour accueillir 32 passagers en classe Affaires, 21 en Premium et 237 en Economie.

Néanmoins, la compagnie aérienne, qui devait recevoir son nouvel airbus pour le 1er février afin de faire ses vols Paris-Dakar, devra louer des avions avant de pouvoir utiliser ses avions commandés, toujours en phase test.​

Air Sénégal SA, entièrement détenue par l'Etat, a été créée après la faillite en avril 2016 de Sénégal Airlines, qui avait elle-même remplacé en 2009 Air Sénégal International, propriété des Etats sénégalais et marocain.

Le lancement de cette compagnie fait partie d'un plan visant à faire du Sénégal un "hub" aérien régional, avec l'AIBD, inauguré en décembre. La compagnie envisage de lancer des vols internationaux, d'abord en Afrique de l'Ouest puis vers d'autres continents, à des dates qui n'ont pas encore été annoncées.

De nombreux actes de vandalisme pendant les manifestations

Un bus incendié à Dakar, le 29 janvier 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, les manifestations en période électorale sont souvent ponctuées par le vandalisme des d'édifices ou biens publics. En 2012 plusieurs institutions publiques ont été vandalisé et l'hôtel des députés a même été brûlé ainsi que plusieurs voitures appartenant à des services publics.

2019 n'a pas dérogé à cette triste réalité. À moins d'un mois de la Présidentielle plusieurs bus de la société des transports publics ont été saccagé lors de manifestations de l'opposition.

A Dakar, le réseau des transports publics est déréglé depuis quelques jours. Les usagers sont obligés d'attendre plus que d'habitude à cause des nombreuses déviations et contournements que les bus effectuent pour éviter les points chauds de la capitale.

De nombreux actes de vandalisme pendant les manifestations
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:35 0:00

Pour Charles Augustin Sagna, les citoyens sont les principales victimes du caillassage des bus.

"A chaque fois qu'il y a ces manifestations, on voit que les gens se déchaînent sur les bus ou sur des choses qui appartiennent à la société. C'est nous qui en subissons les conséquences. Quand il y a de la casse, Dakar Dem Dikk (société en charge des transports publics) met ses bus à l'arrêt et la population souffre parce qu'après on a plus la possibilité de prendre ces bus pour rentrer."

De son côté, Papa Abdoulaye Faye estime que les bus sont le bien des Sénégalais. Ils appellent les manifestants à éviter ces pratiques.

"Les dégâts, ce ne sont pas que les bus Dakar Dem Dikk, c'est les édifices, les magasins, ils tirent sur tout ce qu'ils trouvent sur leur chemin et c'est pas bien. On peut manifester sans pour autant casser. On peut faire une marche pacifique, dénoncer et se faire entendre sans pour autant casser. Parce qu'à chaque fois qu'il y a des casses, il y a les bandits qui se mêlent à la foule pour faire leur sale besogne."

Avec deux bus brûlés et plusieurs autres caillassés, la société des transports publics est la victime préférée des manifestants. Me Moussa Diop, directeur général de Dakar dem Dikk déplore ces violences.

"Certaines personnes ont voulu régler leurs problèmes dans la rue ce qui est regrettable parce que les bus Dakar Dem Dikk sont un patrimoine national et appartiennent à tous les Sénégalais surtout les gens qui n'ont pas de moyens. Nous avons essuyé des caillassage mais également des tentatives de vandalisme sur le patrimoine national qu'est Dakar Dem Dikk. Des personnes ont été arrêté parce que j'ai demandé à mes services de quadriller le réseau pour assurer la sécurité des bus."

Pointé du doigt suite à ces actes de vandalisme, plusieurs jeunes de l'opposition ont été arrêtés la semaine dernière.

Vendredi, le tribunal de Dakar a relaxé l'un d'entre eux, les autres sont incarcérés à la prison de Rebeuss en attendant leur jugement.

De nombreux actes de vandalisme pendant les manifestations

De nombreux actes de vandalisme pendant les manifestations
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:35 0:00

Les jeunes de l'opposition sénégalaise font monter la pression à un mois de la présidentielle

Khalifa Sall devant la presse, le 19 mars 2009 à Dakar.

Les sections "jeunesse" de deux coalitions de l'opposition sénégalaise ont lancé un appel à manifester vendredi à Dakar, alors que la tension monte à un mois de l'élection présidentielle dont ont été écartés les deux principaux opposants au président sortant Macky Sall, candidat à sa réélection.

"Nous sommes déterminés à mener ce combat malgré les intimidations et nous ferons face aux forces de l'ordre", a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse le secrétaire général de l'Union des Jeunesses travaillistes libérales (UJTL) et député du Parti démocratique sénégalais (PDS), Toussaint Manga.

"La peur n'est pas dans notre camp. Nous avons vu des milices et les bras armés recrutés par la majorité présidentielle et nous ferons face", a ajouté le responsable de la jeunesse du PDS, dont le candidat désigné, l'ancien ministre Karim Wade, ne figure pas parmi les cinq noms validés dimanche par le Conseil constitutionnel pour la présidentielle du 24 février.

Soutenue par les section "jeunesse" du Front de résistance nationale (FRN), une coalition de l'opposition, et du C25, qui réunit la plupart des personnalités de l'opposition qui avaient introduit un dossier de candidature, la manifestation de vendredi doit démarrer à 15 heures (GMT et locales).

Depuis que Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012), et un autre des principaux opposants, l'ancien maire de Dakar Khalifa Sall, ont vu leurs candidatures écartées, les jeunes militants se sont montrés plus virulents que leurs aînés.

Des jeunes décrits comme des proches de Khalifa Sall et de Karim Wade ont été arrêtés ces derniers jours après avoir incendié des pneus sur la voie publique ou mis le feu à des autobus.

Le collectif des 25 exige une présidentielle libre et transparente
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:04 0:00

S'ils tardent concrétiser leur plan d'action, les responsables du C25 ont néanmoins déclaré que "la confrontation est notre ultime recours" et lancé un "appel à la mobilisation de tous les segments de la population (...) pour empêcher le déroulement du plan de réélection frauduleuse de Macky Sall au premier tour". Le FRN a appelé le peuple sénégalais à la "résistance nationale".

Mais la date de la "journée d'action nationale" n'a pas été annoncée par les chefs de file de l'opposition et ni Karim Wade, qui n'a pas réagi à son élimination, ni Khalifa Sall, qui a introduit un recours en référé devant la Cour de justice de la Cédéao, n'ont indiqué s'ils soutiendraient dorénavant un autre candidat.

Alors que le pouvoir affiche sa fermeté et dénonce les "appels à l'émeute", des responsables musulmans et catholiques multiplient les appels à la retenue et au dialogue.

Voir plus

XS
SM
MD
LG