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Des milliers de manifestants réclament une présidentielle "transparente"

Des manifestants tiennent une banderole au cours d’une marche pour demander la transparence lors des élections de l'an prochain à Dakar, le 28 décembre 2018.

Des milliers de partisans de l'opposition sénégalaise ont manifesté vendredi à Dakar pour demander que la présidentielle du 24 février soit "juste et transparente".

La manifestation a eu lieu alors que deux des principaux opposants au président sortant et candidat Macky Sall risquent de voir leur candidature rejetée par le Conseil constitutionnel.

"Karim Wade président", "Non à la dictature", "Libérez les prisonniers politiques", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, qui ont rallié en rangs serrés le siège de la radio-télévision publique RTS, dans le centre de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans la foule se trouvaient de nombreux partisans de l'ancien maire de Dakar, le socialiste dissident Khalifa Sall, de Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade et candidat désigné du Parti démocratique sénégalais PDS (libéral), ainsi que de la figure montante de l'opposition, le jeune député Ousmane Sonko.

La marche, autorisée par le pouvoir et encadrée par la police, était organisée par le Front de résistance nationale (FRN), une coalition de seize candidats de l'opposition qui réclame depuis des mois le départ du ministre de l'Intérieur, chargé d'organiser les élections, Ali Ngouye Ndiaye, jugé trop proche du président Macky Sall.

Elle intervient deux jours après la fin du dépôt des candidatures devant le Conseil constitutionnel, qui doit annoncer au plus tard le 21 janvier la liste définitive des candidats retenus.

Selon les médias sénégalais et une source proche du Conseil constitutionnel, seule une vingtaine de candidats (entre 23 et 27 selon les sources) ont finalement déposé leur dossier, alors qu'ils étaient plus de 80 fin août à affirmer vouloir se présenter à la présidentielle.

Une vingtaine de dossiers de candidature à la présidentielle

Le président sortant Macky Sall (à gauche) et son épouse Marieme Faye Sall (à droite) saluent les spectateurs à la cérémonie de son investiture comme candidat à la prochaine élection présidentielle, à Dakar, le 1er décembre 2018,

Une vingtaine de dossiers de candidature pour la présidentielle de février au Sénégal ont été introduits auprès du Conseil constitutionnel, qui annoncera au plus tard le 21 janvier la liste des prétendants à la succession du président Macky Sall, lui-même candidat, selon les médias sénégalais.

Selon les médias sénégalais jeudi et une source proche du Conseil constitutionnel contactée par l'AFP au lendemain de la date limite pour présenter les dossiers, entre 23 et 27 candidats ont rempli les formalités.

Fin août, plus de 80 candidats avaient manifesté leur intention de se présenter, mais seul un quart d'entre eux ont réussi à recueillir les parrainages nécessaires qui doivent représenter entre 0,8% et 1% des électeurs, soit environ 52.000 signatures réparties dans au moins sept des 14 régions du pays.

Le président libéral Macky Sall, élu en 2012, fait figure de grand favori, ses deux principaux adversaires étant empêtrés dans des affaires judiciaires mettant en péril la recevabilité de leur candidature.

Karim Wade, fils du président Abdoulaye Wade (2000-2012) a été investi par le Parti démocratique sénégalais (PDS). Mais il a été radié des listes électorales après sa condamnation en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite et vit à l'étranger depuis qu'il a été gracié par Macky Sall. Toujours sous le coup d'une amende de plus de 200 millions d'euros, il risque d'être placé en détention s'il rentre au pays, a prévenu Macky Sall.

L'ancien maire de Dakar Khalifa Sall, dissident de la majorité, attend pour sa part la décision prévue le 3 janvier de la Cour suprême sur le pourvoi en cassation qu'il a introduit contre sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie dans une affaire concernant la gestion de la capitale sénégalaise.

L'opposition, qui accuse le camp présidentiel d'avoir manœuvré pour éliminer les candidatures les plus gênantes, a appelé ses partisans à manifester vendredi pour réclamer des élections "transparentes".

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a répliqué dimanche que "ce n'est pas Macky Sall qui choisit les candidats".

"Celui qui a des problèmes avec la justice de son pays, c'est son problème et non celui du président de la république. Tout le monde a le droit de déposer sa candidature. Le moment venu, le Conseil constitutionnel publiera la liste des candidats", a déclaré M. Dionne.

Apparu récemment sur la scène politique, un jeune député de 44 ans, Ousmane Sonko, espère rassembler les voix des mécontents.

Une association pour les enfants sans Noël

Noël se prépare à "Empire des enfants", à Dakar, le 24 décembre 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, les enfants de la rue fêtent Noël grâce à l'association "Empire des enfants" qui mène une action en leur faveur. Créée en 2003, l'association dispose d'un refuge pour enfants et chaque année, ses membres offrent une joyeuse fête aux pensionnaires.

L'association "Empire des enfants" accueille et prend en charge plus de 250 enfants. Ces enfants vulnérables et sans famille qui fêtent noël grâce à la solidarité des donateurs font part de leurs vœux

Bocar Sita Ba a 13 ans. Il est pensionnaire de l'empire des enfants depuis 2015.

"A l'empire des enfants, on nous aide et on prend soin de nous. Il y a des éducateurs et des animateurs qui nous encadrent. On fait du théâtre le lundi, du cirque le mardi, du taekwondo le mercredi et le vendredi, du basket. Le jeudi et le weekend c'est pour les loisirs", explique le jeune garçon.

"Pour Noël, on aimerait avoir une belle fête et beaucoup de beaux cadeaux. Moi personnellement, comme je vais à l'école, je voudrais des livres pour pouvoir lire le soir et renforcer mes capacités", ajoute-t-il.

Les enfants font du Taekwondo à "Empire des enfants", à Dakar, le 24 décembre 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Les enfants font du Taekwondo à "Empire des enfants", à Dakar, le 24 décembre 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Ibrahima Diallo a 12 ans: "J'aime le sport, le football et pour Noël, j'aimerais avoir un maillot et un ballon parce que je veux devenir un grand footballeur comme Sergio Ramos".

Mouhamed Diaw: "Je vis paisiblement à "Empire des enfants"​ depuis 1an. Pour Noël, je voudrais qu'on décore et comme cadeau je voudrais un ballon car je veux devenir footballeur comme Neymar, mon idole".

Omar Adama Diamanka, né en Guinée Bissau, pensionnaire de l’"Empire des enfants" depuis 2010: "Le plus grand cadeau qu’on aimerait -je m’exprime au nom de tous les enfants- c’est qu’un jour il n'y ait plus d’enfants dans la rue. Pour Noel également on aura des cadeaux, ce qui signifie que les enfants n’habitent pas dans la rue. Comme me le disait ma grand-mère: ‘’la rue ne fait pas d’enfant. Personne n’est né dans la rue’’."

Pour satisfaire les vœux de ces enfants, les bénévoles du centre travaillent sans relâche afin que la fête de Noël au refuge soit joyeuse.

Pour Mouhamed Fall, éducateur spécialisé à "Empire des enfants" depuis mars 2015, "la date de Noël est prise très au sérieux par la directrice".

"Elle utilise tous ses contacts pour mobiliser et permettre aux enfants de célébrer la fête comme elle se doit. C’est vraiment un grand événement que nous organisons à "Empire des enfants"​ pour inviter tous les enfants de tout bord partout où ils se trouvent, que ce soit des pensionnaires ou des non-pensionnaires. Il nous arrive de distribuer plus de 1000 cadeaux aux enfants", précise M. Fall.

"Babacar Diouf est artiste plasticien de formation et je suis animateur à "Empire des enfants". Pour lui, l'association est "une famille". "Ils ont des tontons qui sont là. C’est les encadreurs et voilà on fait le maximum pour que l’enfant puisse se sentir comme dans sa propre famille; c’est-à-dire, la cuisine, c’est les mamans. C’est tata Fatima de l’alphabétisation qui s'en charge; moi comme nounou, maitre art taekwondo et atelier de récupération".

Les activités sont étudiées pour que l'enfant se sente dans sa propre famille. Les encadreurs, les grand frères, s’occupent des élèves et assurent les activités. Ils ont installé les grillons et ont mis les sapins aux couleurs de Noël.

Kader Diop est animateur bénévole à l’"Empire des enfants": "C’est avec joie qu’on le fait. C’est une demande des enfants. Ils voulaient de sapins. On en a eu trois et on a décoré. C’est tout ce qui est important pour les enfants. Voilà, ils sont content et ils veulent que moi, avec mon gros ventre -ils m’appellent Kaderlacké- je sois le père noël."

"Empire des enfants", c'est l'engagement sans faille d'une équipe d'hommes et de femmes, qui depuis près de 15 ans sont déterminés à réduire le nombre d'enfants dans les rues de Dakar, du Sénégal et de l'Afrique.

Pour Noël, ils assurent la fête et les cadeaux pour les enfants vulnérables du centre et des quartiers de la capitale sénégalaise.

La Cour suprême se prononce le 3 janvier sur le cas de Khalifa Sall

Une bannière avec la photo du maire de Dakar, Khalifa Sall, devant ses bureaux à Dakar le 31 juillet 2017, au lendemain des élections législativesAFP PHOTO / SEYLLOU

L'ancien maire de Dakar Khalifa Sall saura le 3 janvier si la Cour suprême du Sénégal confirme sa condamnation pour escroquerie, mais ses avocats ont affirmé jeudi qu'il lui resterait une chance de se présenter à la présidentielle du 24 février, même en cas de décision négative.

En prison depuis près de deux ans, Khalifa Sall, 62 ans et farouche opposant au président Macky Sall, reste en course pour la présidentielle du 24 février tant que ses recours ne sont pas épuisés devant les juridictions sénégalaises.

Pendant une audience de plus de 12 heures jeudi, ses avocats ont plaidé devant la Cour suprême pour qu'elle casse sa condamnation à cinq ans de prison pour "escroquerie sur les deniers publics" prononcée le 30 août par la cour d'appel de Dakar.

A deux mois de la présidentielle, au cours de laquelle le président Macky Sall briguera un second mandat, ils ont d'abord réclamé, en vain, le report des débats à une date ultérieure.

En présence de quelques dizaines de ses partisans, ils ont ensuite plaidé l'irrégularité des poursuites en évoquant "la nullité du procès-verbal" d'enquête préliminaire, l'absence d'avocats durant sa garde à vue, "l'immunité parlementaire" de Khalifa Sall, élu député en juillet 2017, ou encore les contradictions, selon eux, entre des textes sur lesquels s'est fondée sa condamnation et la Constitution.

Les avocats de l'Etat du Sénégal, ainsi que le parquet, ont estimé que ces arguments n'étaient pas fondés.

En fin de soirée, le président de la chambre criminelle de la Cour suprême, Mamadou Baal, a réservé sa décision en annonçant que l'affaire était "mise en délibéré au 3 janvier 2019".

L'arrêt de la plus haute juridiction du pays pourrait être déterminant pour l'avenir politique de l'ancien maire de Dakar, puisqu'il ne pourra plus saisir d'instance supérieure.

Ses avocats ont toutefois fait valoir auprès de l'AFP, après l'audience, que même une décision négative ne l'éliminerait pas de la présidentielle.

L'ex-maire de Dakar aura encore la possibilité d'introduire un "rabat d'arrêt", une disposition qui permet de saisir une nouvelle fois la Cour suprême pour dénoncer des vices de forme, ont-ils avancé.

"Ce recours est suspensif" d'un éventuel arrêt de la juridiction et "nous avons un mois pour le faire à partir de la notification de la décision de cassation", a précisé un proche de Khalifa Sall s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

L'ancien premier magistrat de la capitale sénégalaise affirme que les poursuites judiciaires à son encontre sont de nature politique et visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle, ce que démentent les responsables de la majorité.

Elu maire de Dakar en 2009 et réélu en 2014, Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste et de la majorité, a été révoqué de ses fonctions de maire par le chef de l'Etat au lendemain de sa condamnation en appel.

Il est considéré comme l'un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes Macky Sall, qui vise une réélection dès le premier tour.

Un autre adversaire de taille connait lui aussi des difficultés. Karim Wade, fils du président Abdoulaye Wade (2000-2012), a été investi par le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition). Mais il a été radié des listes électorales après sa condamnation en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite et vit à l'étranger depuis qu'il a été gracié par Macky Sall.

Ces dernière semaines, un jeune député de 44 ans, Ousmane Sonko, a fait une entrée remarquée sur la scène politique et médiatique et espère rassembler les voix des mécontents si Khalifa Sall et Karim Wade sont définitivement mis hors-jeu par la justice.

Avec AFP

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