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RDC

Le Rwanda demande d'éviter tout voyage "non nécessaire" en RDCongo

Des vêtements d'occasion sont vendus au marché de Gisozi, l'un des rares encore en activités, à Kigali, Rwanda, 8 juin 2018.

Le ministère rwandais de la Santé a demandé lundi à ses ressortissants d'éviter tout voyage dans l'est de la RDCongo après la découverte d'un cas d'Ebola à Goma, ville toute proche de la frontière entre les deux pays.

Ce cas a été découvert à Goma, ville d'un million d'habitants séparée de la frontière par la ville de Gisenyi, dans l'ouest du Rwanda.

Le passage de la frontière entre Goma et Gisenyi est l'un des plus utilisés dans la région: des milliers de personnes l'empruntent chaque jour.

Même si aucun cas d'Ebola n'a été signalé au Rwanda, il est vital que les Rwandais agissent pour aider à éviter le développpement d'Ebola, a ajouté le ministère.

"Le ministère de la Santé rappelle aux ressortissants et aux résidents qu'il ne faut pas traverser la frontière à l'occasion de voyages non nécessaires pour aller dans des zones dans les pays voisins où des cas d'Ebola ont été signalés", a ajouté le ministère dans un communiqué.

"Nous recommandons à nos ressortissants et aux résidents de ne pas fournir de logement aux voyageurs qui viennent des zones des pays voisins où Ebola a été signalé".

Bemba dénonce "l'anarchie" dans l'exploitation forestière

L'ancien chef de guerre et ex-vice-président Jean-Pierre Bemba lève son point pour saluer ses supporters lors de son retour à Kinshasa, RDC, 31 août 2018. (Twitter/Jean-Pierre Bemba)

L'ex-chef de guerre et opposant Jean-Pierre Bemba a dénoncé "la fraude" et "l'anarchie" dans l'exploitation de la forêt équatoriale du nord-ouest de la République démocratique du Congo, essentielle dans la lutte contre les changements climatiques, dans une vidéo parvenue lundi à l'AFP.

"Avant d'arriver ici, il m'a été rapporté qu'on coupe les arbres en fraude. On vend du bois dans l'anarchie totale, dans le désordre. Personne ne respecte la loi: ça doit cesser. C'est inacceptable", a déclaré M. Bemba lors d'un discours dimanche devant ses partisans dans un stade de son fief de Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Équateur (nord-ouest).

"Mon combat a toujours été de sortir le peuple congolais de l'esclavage: il faut des emplois pour tout le monde, que les richesses du pays profitent aux populations", a ajouté l'ancien vice-président.

M. Bemba est l'un des quatre dirigeants de la coalition d'opposition Lamuka.

En avril, des proches d'un général proche de l'ancien président Joseph Kabila avaient été accusés par Global Witness d'avoir acquis illégalement en juin 2018, cinq concessions forestières dans cette région de l'Equateur, les faisant exploiter par des Chinois.

Un procès est en cours contre un exploitant chinois qui travaillait illégalement dans l'une de ces concessions sous le couverture de la société appartenant à des membres de la famille de ce général, visé aussi par des sanctions américaines et européennes.

Grande comme cinq fois la France, la RDC abrite plus de 60% des forêts denses du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après l'Amazonie.

L'ONG Greenpeace estime pour sa part que la déforestation constitue une menace dans la lutte contre le réchauffement climatique, en libérant du dioxyde de carbone stocké en grande quantité dans les tourbières des forêts tropicales de la RDC.

Thambwe Mwamba et Evariste Boshab proposés à la tête du Sénat

Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, à Kinshasa, le 1er janvier 2017

Les partisans de l'ex-président Joseph Kabila, largement majoritaires au Parlement, ont proposé deux durs de l'ancien régime à la tête du Sénat en République démocratique du Congo, dont un ex-ministre de l'Intérieur sous sanction de l'Union européenne.


"Voici le ticket du Front commun pour le Congo (FCC) au bureau du Sénat: président, Thambwe Mwamba. Premier vice-président, Evariste Boshab (PPRD)", a écrit lundi dans un message Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, la coalition pro-Kabila.

L'ex-ministre de l'Intérieur Boshab fait partie des 14 personnalités congolaises sanctionnés depuis 2017 par l'Union européenne (UE) pour des "graves violations des droits de l'homme".

Le "ticket" FCC de sept noms pour le bureau du Sénat ne comporte aucun membre de la coalition Cap pour le changement (Cach) du président Félix Tshisekedi, qui négocie un accord avec son prédécesseur pour la formation d'un gouvernement.

L'ex-opposant Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre. L'écrasante majorité des sièges à l'Assemblée nationale, au Sénat et dans les Assemblées provinciales sont revenus au FCC.

Dans un communiqué samedi, un collectif catholique a exigé la restructuration de la commission électorale.

Le collectif laïc de coordination (CLC) accuse la commission électorale d'avoir "fabriqué en toute conscience une situation de bicéphalisme".

Ce collectif a appelé aussi à la démission des juges de la Cour constitutionnelle accusés de se comporter "en chambre d'enregistrement" des résultats de la commission.

La course à la présidence du Sénat a provoqué un premier divorce au sein du FCC, avec la candidature d'un dissident, Modeste Bahati Lukwembo. Suspendu du FCC, il a maintenu sa candidature et quitté la coalition avec son propre regroupement politique.

Candidat pressenti pour le "perchoir", le ministre sortant de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, 76 ans, a été entendu en Belgique le 4 septembre 2018 par la police judiciaire.

Une plainte avait été déposée contre lui à Bruxelles par des familles des 50 passagers d'un Boeing 727 abattu dans l'est de la RDC le 10 octobre 1998.

Le missile avait été tiré par le mouvement rebelle Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dont Alexis Thambwe Mwamba était alors l'un des dirigeants.

Mais il "ne disposait ni d'une autorité, ni de compétence militaire au sein" du RCD, selon son avocat, Laurent Kennes.

Ebola en RDC: un cas confirmé à Goma, les autorités appellent au calme

Opération de décontamination dans le village de Mabalako, dans l'est du Congo, le 17 juin 2019.

Un premier cas de fièvre hémorragique Ebola a été enregistré dimanche à Goma, la plus grande ville touchée depuis le début de l'épidémie le 1er août dernier en République démocratique du Congo, a annoncé le ministère de la Santé, qui demande que "la population garde son calme".

Le malade est un homme arrivé dimanche matin par bus, avec 18 autres passagers et le chauffeur, en provenance de Butembo, l'un des principaux foyers de la maladie dans la province du Nord-Kivu (est).

Son voyage a commencé vendredi après que "ses premiers symptômes sont apparus le 9 juillet", précise le communiqué du ministère.

"Vers 15h, les résultats du test laboratoire ont confirmé qu'il était positif à Ebola", ajoute le ministère.

"En raison de la rapidité avec laquelle le patient a été identifié, ainsi que l'identification de tous les passagers du bus en provenance de Butembo, le risque de propagation dans le reste de la ville de Goma reste faible", estime le ministère.

"Le chauffeur du bus ainsi que les 18 autres passagers ont été identifiés et leur vaccination commencera dès ce lundi 15 juillet 2019", insiste-t-il.

Le malade est présenté comme un pasteur qui a effectué un court séjour à Butembo, une ville à 200-300 km au nord de Goma, mais séparée du chef-lieu provincial par de très mauvaises routes, sous la menace des groupes armés.

A Butembo, il prêchait dans une église chrétienne où il aurait touché des mains les fidèles "y compris les malades", d'après le communiqué du ministère.

"Ses premiers symptômes sont apparus le 9 juillet alors qu'il était toujours à Butembo. Il a été suivi par un infirmier à domicile jusqu'à son départ pour Goma le 12 juillet", poursuit le ministère.

"Dès son arrivée à Goma ce dimanche matin, il s'est rendu dans un centre de santé pour continuer son traitement", et les personnels soignants "ont immédiatement alerté les équipes de la riposte Ebola, qui l'ont transféré au centre de traitement".

A son arrivée à Goma, ce pasteur qui officierait dans une église dite du réveil, aurait emprunté une moto pour se rendre au domicile d'un proche, d'après une source qui préfère garder l'anonymat.

Des personnels de santé avaient été vaccinés dès le mois de décembre à Goma, alors que l'épidémie a surtout frappé la zone de Beni-Butembo plus au nord.

"Depuis novembre 2018, le ministère de la Santé et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont mis en place un système de préparation et de riposte contre Ebola dans la ville de Goma, en raison du flux important de voyageurs venant des zones touchées par l'épidémie", souligne le ministère.

L'actuelle épidémie dans l'est de la RDC est la deuxième plus importante dans l'histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11.000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

"Il y a eu 1.655 décès (1.561 confirmés et 94 probables) et 694 personnes guéries", lit-on dans le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de samedi.

Et 160.239 personnes ont été vaccinées, ajoute le ministère.

Avec AFP

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