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RDC: retour d'exil d'un opposant de l'ancien régime Kabila

Des militants des mouvements citoyens Lucha, Filimbi et Réveil des indignés réclament le départ du pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat s’est terminé le 19 décembre 2016. VOA/Ernest Muhero

L'un des fondateurs du mouvement citoyen Filimbi, Floribert Anzulini, est rentré dimanche à Kinshasa après plus de quatre ans en Belgique où il avait fui le régime de l'ancien président Joseph Kabila.

Joint par l'AFP, M. Anzulini a jugé le moment "propice" pour son retour plus de neuf mois après l'investiture du nouveau chef de l'Etat Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection du 30 décembre.

Il se félicite que "la mobilisation interne et externe" ait empêché Joseph Kabila de se représenter, puis d'imposer son "dauphin", Emmanuel Ramazani Shadary, comme vainqueur de la présidentielle.

"Pour nous ce processus électoral n'a pas été suffisamment transparent et démocratique", ajoute-t-il cependant.

"Le système que nous continuons à combattre est toujours en place", a-t-il ajouté. "Notre rôle va être d'éradiquer pacifiquement toutes les racines du système et ses différents maux: corruption, mauvaise gouvernance, détournement des fonds publics, violences politiques...".

Le président Tshisekedi, qui gouverne en coalition avec son prédécesseur, affirme également vouloir lutter contre la corruption.

"Il nous faut aujourd'hui bien plus que des promesses. C'est dans les actes que nous jugerons", a commenté M. Anzulini.

Cadre bancaire spécialisé dans la gestion des risques, M. Anzulini avait quitté la République démocratique du Congo en mars 2015 après un coup de filet de la police visant Filimbi et des activistes des mouvements Balai citoyen (Burkina Faso) et Y'en a marre (Sénégal).

En son absence, quatre militants de son mouvement Filimbi ("coup de sifflet" en swahili) ont été emprisonnés près d'un an sous l'ancien régime de Joseph Kabila. Ils ont été libérés juste avant les élections du 30 décembre 2018.

Plusieurs opposants sont rentrés de l'étranger en RDC depuis l'investiture du président Tshisekedi. Le plus célèbre est l'ancien gouverneur du Katanga minier Moïse Katumbi, rentré le 20 mai dernier après trois ans en Belgique.

Une école pour les enfants handicapés à Lubumbashi

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CPI: l'ex-chef de guerre congolais Ntaganda fait appel de sa condamnation à 30 ans

L'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, "en paix avec lui-même", va faire appel de la condamnation à 30 ans de prison ferme qui lui a été infligée par la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré vendredi son avocat.

Surnommé "Terminator", Ntaganda a écopé jeudi de la peine la plus lourde jamais prononcée par la juridiction basée à La Haye après avoir été reconnu coupable en juillet de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis en République démocratique du Congo (RDC) au début des années 2000.

"La défense de Bosco Ntaganda entend faire appel du jugement relatif à la peine et un avis d'appel sera déposé dans un délai de 30 jours conformément à la réglementation en vigueur", a déclaré dans un communiqué son avocat, Stéphane Bourgon, évoquant des "erreurs importantes de droit et de fait".

"Bosco Ntaganda va bien et reste fort. Il est en paix avec lui-même", a-t-il précisé.

Né il y a 46 ans au Rwanda, Ntaganda a déjà fait appel de sa condamnation en juillet pour 18 chefs d'accusation, dont des crimes sexuels, massacres, persécutions et transfert forcé de la population civile.

Dans leur jugement, les juges avaient qualifié de déterminant le rôle de Ntaganda dans les crimes commis par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la RDC.

Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), avait martelé l'accusation durant la dernière phase de son procès, qui s'était ouvert en septembre 2015.

L'ex-général de l'armée congolaise, qui avait la réputation d'être un leader charismatique, a toujours assuré être un "révolutionnaire" et non un criminel, rejetant son surnom de "Terminator".

"Il maintient et croit fermement que la manière dont il est décrit (...) ne reflète ni la vérité ni la réalité", a affirmé vendredi la défense.

Ntaganda est la quatrième personne à avoir été condamnée par la CPI depuis sa création en 2002.

La Cour est la première juridiction internationale permanente mais de nombreux Etats dont les Etats-Unis, la Chine et la Russie ne sont pas signataires du statut de Rome qui l'a créé en 1995, ou bien, s'ils l'ont signé, ne l'ont pas ratifié. D'autres, dont des pays africains, s'en sont depuis retirés.

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