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Ebola en RDC: un cas confirmé à Goma, les autorités appellent au calme

Opération de décontamination dans le village de Mabalako, dans l'est du Congo, le 17 juin 2019.

Un premier cas de fièvre hémorragique Ebola a été enregistré dimanche à Goma, la plus grande ville touchée depuis le début de l'épidémie le 1er août dernier en République démocratique du Congo, a annoncé le ministère de la Santé, qui demande que "la population garde son calme".

Le malade est un homme arrivé dimanche matin par bus, avec 18 autres passagers et le chauffeur, en provenance de Butembo, l'un des principaux foyers de la maladie dans la province du Nord-Kivu (est).

Son voyage a commencé vendredi après que "ses premiers symptômes sont apparus le 9 juillet", précise le communiqué du ministère.

"Vers 15h, les résultats du test laboratoire ont confirmé qu'il était positif à Ebola", ajoute le ministère.

"En raison de la rapidité avec laquelle le patient a été identifié, ainsi que l'identification de tous les passagers du bus en provenance de Butembo, le risque de propagation dans le reste de la ville de Goma reste faible", estime le ministère.

"Le chauffeur du bus ainsi que les 18 autres passagers ont été identifiés et leur vaccination commencera dès ce lundi 15 juillet 2019", insiste-t-il.

Le malade est présenté comme un pasteur qui a effectué un court séjour à Butembo, une ville à 200-300 km au nord de Goma, mais séparée du chef-lieu provincial par de très mauvaises routes, sous la menace des groupes armés.

A Butembo, il prêchait dans une église chrétienne où il aurait touché des mains les fidèles "y compris les malades", d'après le communiqué du ministère.

"Ses premiers symptômes sont apparus le 9 juillet alors qu'il était toujours à Butembo. Il a été suivi par un infirmier à domicile jusqu'à son départ pour Goma le 12 juillet", poursuit le ministère.

"Dès son arrivée à Goma ce dimanche matin, il s'est rendu dans un centre de santé pour continuer son traitement", et les personnels soignants "ont immédiatement alerté les équipes de la riposte Ebola, qui l'ont transféré au centre de traitement".

A son arrivée à Goma, ce pasteur qui officierait dans une église dite du réveil, aurait emprunté une moto pour se rendre au domicile d'un proche, d'après une source qui préfère garder l'anonymat.

Des personnels de santé avaient été vaccinés dès le mois de décembre à Goma, alors que l'épidémie a surtout frappé la zone de Beni-Butembo plus au nord.

"Depuis novembre 2018, le ministère de la Santé et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont mis en place un système de préparation et de riposte contre Ebola dans la ville de Goma, en raison du flux important de voyageurs venant des zones touchées par l'épidémie", souligne le ministère.

L'actuelle épidémie dans l'est de la RDC est la deuxième plus importante dans l'histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11.000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

"Il y a eu 1.655 décès (1.561 confirmés et 94 probables) et 694 personnes guéries", lit-on dans le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de samedi.

Et 160.239 personnes ont été vaccinées, ajoute le ministère.

Avec AFP

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Tshisekedi débauche un des cinq dirigeants de l'opposition pour la BAD

Freddy Matungulu à Genève en Suisse le 11 novembre 2018.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a désigné un des cinq dirigeants de la coalition d'opposition Lamuka à un poste d'administrateur de la Banque africaine de développement (BAD), ce qui, reconnait-il, va l'éloigner de ses "activités militantes".

"Il a plu au chef de l'Etat de me désigner pour assumer le mandat confié à la RDC", a indiqué vendredi dans un communiqué l'économiste et ex-ministre Freddy Matungulu, ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI).

"J'ai répondu favorablement à l'appel", ajoute-t-il en disant sa "gratitude" envers le chef de l'Etat pour "cet acte d'ouverture" politique.

Sa candidature doit être validée par les ministres des Finances des pays d'Afrique centrale qu'il doit représenter à la BAD (Burundi, Cameroun, Congo, Centrafrique, RDC) lors d'une réunion en août.

"Ce nouvel engagement international me réimpose des devoirs de réserve. J'entends dès lors prendre une distance conséquente de mes activités militantes, y compris dans Lamuka", a-t-il ajouté.

M. Matungulu est l'un des six fondateurs de la coalition Lamuka constituée le 11 novembre à Genève autour de la candidature de Martin Fayulu à l'élection présidentielle du 30 décembre.

La coalition ne comprend plus que quatre dirigeants: Martin Fayulu, qui revendique la victoire et la "vérité des urnes", l'ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, l'ex-chef de guerre et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, et l'ex-Premier ministre Adolphe Muzito.

Un autre dirigeant, Antipas Mbusa Nyamwisi, avait annoncé fin juin qu'il quittait Lamuka pour aider le chef de l'Etat dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola dans son fief de Beni-Butembo.

Des divergences traversent Lamuka entre les tenants de la contestation de la victoire de Félix Tshisekedi autour de Martin Fayulu et les partisans d'un rapprochement prôné par Moïse Katumbi.

Convoquée le 20 juillet, une réunion des dirigeants de Lamuka a été reportée au 24 juillet à Lubumbashi.

Limitations de l'ouverture des bars à Kinshasa

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Le frondeur Bahati confirme sa candidature au Sénat

Bahati Lukwebo à Kinshasa, le 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

L'ex-ministre Modeste Bahati Lukwebo a maintenu jeudi sa candidature à la présidence du Sénat en République démocratique du Congo après son exclusion des rangs de la majorité parlementaire fidèle à l'ancien président Joseph Kabila, en dénonçant "des méthodes staliniennes".

"Nous irons jusqu'au bout par la volonté de la base, jusqu'à conquérir le perchoir du Sénat", a-t-il déclaré à la radio Top Congo. "Les méthodes staliniennes, il faut y mettre fin".

Sa candidature face au candidat de M. Kabila, le ministre sortant de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, lui a valu mardi une "suspension pour une durée indéterminée" des rangs du Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila, majoritaire dans les deux chambres.

M. Bahati est à la tête de l'Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A), deuxième force du FCC qui revendique 44 députés et 11 sénateurs.

Le frondeur estime que l'AFDC-A représente désormais une troisième force au sein de la majorité, entre le FCC de M. Kabila et la coalition du président Félix Tshisekedi (Cach).

"À trois, nous allons former le gouvernement", a-t-il conclu.

Réaction du frondeur Lukwebo suite à sa suspension
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Une dizaine d'élus de l'AFDC-A lui ont tourné le dos, soutenant le candidat proposé par M. Kabila au perchoir du Sénat.

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