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Ebola : la moitié des foyers n'est pas détectée selon une étude

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Washington et Londres déplorent les décisions de la Cour Constitutionnelle congolaise

Le Président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, Noël Funga (C), à Kinshasa, le 15 janvier 2019.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada, ont déploré vendredi "l'aggravation des tensions politiques en République démocratique du Congo" dues aux "récentes décisions de la Cour constitutionnelle" qui a invalidé l'élection de députés de l'opposition.

"Les récentes décisions de la Cour constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi, nuisent à un climat politique apaisé", indique une "déclaration commune" des quatre chefs de mission à Kinshasa.

"Nous regrettons vivement l'incertitude et la méfiance créées par ces décisions", insistent Washington, Londres, Berne et Ottawa.

"Nous condamnons les confrontations récentes et appelons les acteurs politiques du pays à proscrire l'usage de toute forme de violence", ajoute leur déclaration commune.

La Cour constitutionnelle a annulé cette semaine les élections de plus de 30 parlementaires, "la plupart d'entre eux étant des membres de l'opposition", est-il rappelé.

Ces parlementaires sont plus particulièrement membres de la coalition Lamuka de l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre et refuse de reconnaître l'élection de son ex-allié dans l'opposition, Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection.

En réaction aux décisions de la Cour constitutionnelle, M. Fayulu a annoncé "la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka (sa coalition) jusqu'à nouvel ordre".

Lamuka a organisé jeudi un sit-in devant la Cour constitutionelle à Kinshasa et prévoit d'autres actions dans tout le pays le dimanche 30 juin, jour de la fête de l'Indépendance.

M. Fayulu a accusé l'actuel chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila, de "forfaiture" et d'avoir "assassiné l'Etat de droit".

L'Union européenne (UE) ne s'est pas associée à la déclaration commune alors qu'elle a dans le passé signé des prises de position communes sur la RDC avec les quatre pays signataires.

L'UE a sanctionné une quinzaine de personnalités congolaises début 2017 à l'époque où l'ancien président Kabila était encore au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel.

Campagne de sensibilisation au virus Ebola en Ouganda

Campagne de sensibilisation au virus Ebola en Ouganda
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Au moins 50 morts dans des tueries en Ituri

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Au moins 50 personnes sont mortes ces derniers jours dans des tueries d'origine incertaine qui ensanglantent la province de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a indiqué jeudi à l'AFP son gouverneur.

Le dernier bilan datant d'il y a deux jours faisait état de quelque 50 morts, a indiqué le gouverneur, Jean Bamanisa Saïdi, joint par l'AFP depuis Kinshasa. "Mais c'est vrai que l'on se rend compte qu'il y a d'autre cas", a-t-il ajouté tandis que d'autres sources évoquaient 70 morts.

Les violences, qui ont commencé vendredi et sont amplifiées à partir de lundi, touchent le territoire de Djugu au nord du chef-lieu Bunia.

L'Ituri avait été le théâtre d'un conflit entre les communautés Hema et Lendu qui avait fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003 dans cette province riche en or frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud.

Les deux communautés sont "victimes" des récentes violences, a déclaré mercredi lors d'un point-presse le chef-adjoint de la force de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), le général Bernard Commins.

"Toutes les communautés sont en deuil", a ajouté un chef communautaire Hema, Pilo Molondro, joint par un correspondant de l'AFP.

Un bilan précis était difficile à établir à ce stade et les autorités n'avaient pas donné de chiffres officiels.

Le chef communautaire Hema, Pilo Molondro, a déclaré que depuis le début de la semaine il avait "un bilan de 49 morts". "Nous continuons des recherches", a-t-il dit.

Selon un chef communautaire Lendu, Joël Mande, "depuis lundi, après le meurtre d'un commerçant et de ses compagnons, (...) au moins 40 morts" ont été enregistrés et "le décompte peut aller jusqu'à 60".

"Entre le 8 et le 11 juin, plus de 72 personnes ont été tuées dans une dizaine de localités différentes des territoires de Djugu et Irumu", a de son côté avancé une source humanitaire et diplomatique.

"Parmi les 72 morts, il y aurait 49 victimes dans une seule et même localité, Tché", selon la même source. Une attaque à l'arme blanche survenue mardi 11 juin au village Tche "a fait 38 morts", a pour sa part rapporté la radio Okapi de la Monusco qui cite des sources de la société civile de Djugu.

Ces violences ont entraîné des déplacements de population, a indiqué le gouverneur.

"La priorité pour les Nations unies c'est la protection des populations civiles. Il y a beaucoup de déplacements", confirme une porte-parole de la Monusco.

Des violences avaient déjà éclaté en Ituri fin 2017-début 2018, entraînant des mouvements de population vers l'Ouganda de l'autre côté du lac Albert.

L'Ituri est touché à la marge par l'épidémie d'Ebola en RDC qui a fait plus de 1.400 morts, principalement dans la province du Nord-Kivu voisine.

Le virus Ebola fait une deuxième victime en Ouganda

Le personnel médical de l'unité de traitement Ebola (ETU) se prépare à travailler avec son équipement de protection individuelle (EPI) lors de sa répétition hebdomadaire à l'Hôpital général Bwera de Bwera, à la frontière avec la RDC, à l'ouest de l'Ouganda, le 12 décembre 2018.

Le virus Ebola a fait une deuxième victime dans l'ouest de l'Ouganda dont les autorités s'efforcent de contenir l'épidémie apparue en août 2018 en République démocratique du Congo (RDC) où elle a déjà fait plus de 1.300 morts.

La deuxième victime morte mercredi soir est la grand-mère du garçonnet de 5 ans décédé du virus 24 heures plus tôt à Bwera, dans le district de Kasese, frontalier de la RDC.

Les deux victimes avaient assisté avec d'autres membres de la famille aux obsèques en République démocratique du Congo d'un proche décédé d'Ebola.

Toute la famille était rentrée en Ouganda, où le ministère de la Santé les avait placés en quarantaine après avoir diagnostiqué une contamination de deux enfants de 5 et 3 ans et de leur grand-mère de 50 ans.

Huit autres personnes qui ont été en contact avec les victimes ont également été placées en observation à l'isolement. Au total, ce sont 27 personnes qui ont été mises sous stricte surveillance, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

De ces trois premiers cas de contamination enregistrés en Ouganda, deux ont donc abouti au décès des malades. L'enfant a été inhumé mercredi et sa grand-mère devait l'être jeudi, toujours dans la ville de Kasese.

Frontière poreuse

Selon l'OMS, l'Ouganda a déjà vacciné près de 4.700 membres du personnel de santé avec un vaccin expérimental. Une nouvelle campagne de vaccination devait se tenir vendredi pour protéger des personnels de santé supplémentaires, selon le ministère ougandais de la Santé.

L'Ouganda s'est placé en état d'alerte depuis le début de l'épidémie en août 2018 dans l'est de la RDC, dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri, où plus de 2.000 cas d'Ebola ont été enregistrés. Les deux tiers de ces malades sont morts.

Quelque 25.000 personnes transitent quotidiennement par le principal poste-frontière entre les deux pays, à Mpwonde, selon les autorités congolaises.

Le principal défi des autorités ougandaises face à l'épidémie est la porosité des 875 km de frontière commune avec la RDC, malgré les contrôles sanitaires mis en place aux postes-frontière.

L'OMS a ainsi indiqué que douze membres de la famille concernée avaient été placés sous contrôle en RD Congo, mais que six d'entre eux s'étaient "échappés pour regagner l'Ouganda".

Le lendemain, le garçon de cinq ans avait été hospitalisé à cause de vomissements, et la contamination au virus Ebola avait été diagnostiquée, comme sur sa grand-mère de 50 ans et son petit frère de 3 ans.

L'OMS devait se réunir vendredi pour décider du niveau d'alerte à déclarer à la suite des derniers développements de l'épidémie.

A deux reprises, en octobre 2018 puis en avril, l'OMS avait renoncé à déclarer un "état d'urgence sanitaire à implication internationale", notamment en raison du fait que l'épidémie demeurait cantonnée dans une région de la RDC.

L'Ouganda a déjà connu des épidémies d'Ebola. La plus récente remonte à 2012. En 2000, 200 personnes avaient trouvé la mort au cours d'une épidémie dans le nord du pays.

L'arrivée d'Ebola "est un développement préoccupant, mais cela fait des mois que nous nous y préparons", a souligné Robert Kwesiga, le secrétaire général de la Croix-Rouge ougandaise.

En RDC, l'épidémie actuelle est la dixième depuis 1976 et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie, après les quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

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