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Facebook bloque une entreprise Israélienne influençant la politique en Afrique

Facebook a fermé ce compte utilisé pour influencer l'élection en Afrique, le 16 mai 2019. (Facebook Newsroom)

La République démocratique du Congo (RDC) apparaît dans la campagne menée par une compagnie israélienne qui s'affairait à influer la politique et les élections dans le continent africain. Facebook a fermé de nombreux faux comptes.

Au total 265 comptes Facebook et Instagram ont été supprimés jeudi. Dans le lot, des pages Facebook, des groupes et des évènements.

Facebook indique qu’ils étaient impliqués dans ce qu’il appelle un “comportement inauthentique coordonné”, une manière pour la géante des réseaux sociaux de qualifier l’interférence dans les élections et autres formes de manipulation publique au moyen des nouvelles.

Un poste sur la RDC apparaît comme un des échantillons des comptes que Facebook a supprimés.

Facebook cite la compagnie israélienne Archimedes Group comme étant le maître d’œuvre.

La responsable de la politique de cybersécurité chez Facebook, Nathaniel Gleicher, illustre son article publié jeudi dans le site de nouvelles de Facebook, intitulé "Suppression d’un comportement inauthentique coordonné dirigé depuis Israël" avec le poste d’un faux compte sous le nom de "La RDC secret".

Le poste du compte qui n’existe plus puisque fermé, parle du conflit électoral en RDC et essaie d’orienter le débat dans un sens.

Facebook a fermé ce compte utilisé pour influencer l'élection en Afrique, le 16 mai 2019. (Facebook Newsroom)
Facebook a fermé ce compte utilisé pour influencer l'élection en Afrique, le 16 mai 2019. (Facebook Newsroom)

"Fidèle à lui-même Martin Fayulu ne fait que dans la critique et rejette les résultats de l’élection présidentielle qui s’est pourtant déroulée dans la transparence et dans un calme exemplaire. Il est temps pour lui d’avouer sa défaite au Président Tshisekedi qui a été élu de façon démocratique", indique l’image du poste que Facebook utilise comme échantillon du travail d’Archimedes Group.

La deuxième illustration de l’article de Mme Gleicher, concerne le Mali.

Il s’agit d’un poste du compte "L’Afrique Cachée" désormais invisible puisqu’également supprimé.

" ‘Mali : La justice enquête sur une mystérieuse mine d’or d’Airbus au Mali’. Airbus Group est cité dans une enquête judiciaire pour escroquerie sur une mine d’or malienne en dépôt de bilan, dont les actionnaires ont été ruinés. Le projet d’investissement du géant de l’aéronautique dans cette mine, dirigée par un proche du pouvoir malien, semblait destiné à dégager des fonds occultes pour faciliter l’obtention de marchés militaires dans le pays. C’est une nouvelle affaire très…," indique ce deuxième poste.

Selon Facebook, l’objectif était apparemment d’avoir un effet quelconque sur les élections locales et l’atmosphère politique.

Le géant réseau social américain affirme cependant ne pas pouvoir deviner les intentions exactes du groupe Archimedes. Pour lui, rien n’indique qu’Archimedes Group soit lié de quelque manière que ce soit au gouvernement israélien.

La propagande du groupe semble centrée sur des pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Nigeria, le Sénégal, le Togo et le Niger.

Facebook a également détecté une activité destinée aux utilisateurs d’Angola, de Tunisie et de certaines parties de l’Asie du Sud-Est et de l’Amérique du Sud.

"Les personnes derrière ce réseau ont utilisé de faux comptes pour gérer des pages, diffuser leur contenu et augmenter artificiellement leur engagement", écrit Mme Gleicher.

Un des comptes Facebook fermés pour avoir influencé la politique en Afrique, , le 16 mai 2019. (Facebook Newsroom)
Un des comptes Facebook fermés pour avoir influencé la politique en Afrique, , le 16 mai 2019. (Facebook Newsroom)

"Elles se sont également présentées comme étant du pays concerné, ou comme des organes de presse locaux, et ont publié des fuites d’informations concernant des hommes politiques. Les administrateurs de la page et les titulaires de compte ont fréquemment publié des articles sur l'actualité politique, notamment des élections dans divers pays, les points de vue des candidats et la critique des opposants politiques", précise la responsable de la cybersécurité de Facebook.

"Gagner des élections dans le monde entier", est le slogan qu’affiche le groupe Archimedes sur son site internet. Il se présente comme un consultant expert en marketing des médias sociaux en rapport avec les élections.

Archimedes précise qu’il "propose une solution concise mais complète qui utilisera tous les outils et profitera de tous les avantages disponibles afin de changer la réalité selon les souhaits de nos clients."

Facebook soutient avoir identifié les comptes et pages ciblés par Archimedes au cours de ses enquêtes internes sur des comportements présumés inauthentiques coordonnés.

"Nous avons partagé des informations sur notre analyse avec des partenaires de l'industrie et des décideurs", indique Gleicher. "Nous travaillons constamment à détecter et à arrêter ce type d’activité, car nous ne voulons pas que nos services soient utilisés pour manipuler des personnes. Nous supprimons ces pages et ces comptes en fonction de leur comportement et non du contenu qu'ils ont publié", prévient la responsable de sybersécurité de Facebook.

Au-delà de ce cas particulier en Israël, la plupart des efforts de Facebook dans la lutte contre l'ingérence électorale, l'ingérence dans la politique étrangère et la désinformation parrainée par des gouvernements et des entreprises ont été centrés sur l'Iran et la Russie, bien qu'il y ait eu une légère hausse ces deux dernières années. Ce type de comportement vient d'Inde, du Pakistan, des Philippines et d'autres pays.

Airtel sommé de géolocaliser les ravisseurs de civils

Le logo de Bharti Airtel dans le nord de l'Inde.

Des activistes pro-démocratie congolais ont demandé jeudi à Airtel, l'un des opérateurs de téléphonie mobile en République démocratique du Congo, de géolocaliser les auteurs de rapts de civils, un fléau qui perdure dans l'est et dans la province du Nord-Kivu.

"Géolocalisation des ravisseurs. Airtel= escroc", résumait une pancarte brandie par un manifestant du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), à l'origine d'un nouveau rassemblement à Goma (est), où les habitants dénoncent l'insécurité et la criminalité.

"Nous demandons à Airtel l'amélioration de la qualité d'internet, la baisse du prix des SMS et autres, mais aussi et surtout la collaboration entre Airtel et la justice, surtout lors des kidnappings. Pourquoi Airtel n'arrive pas à aider à mettre la main sur les kidnappeurs ?", a déclaré à un correspondant de l'AFP un militant de Lucha, Ghislain Muhiwa.

En octobre 2017, la maman d'un enfant enlevé à Goma avait raconté à l'AFP qu'elle avait reçu par téléphone la demande de rançon des ravisseurs. Elle leur avait ensuite versé de l'argent via Airtel Money, un système de transfert par téléphonie mobile très utilisé en RDC.

L'enfant avait été libéré, après avoir été torturé, d'après sa mère.

"Ces gens de Lucha ont raison de faire cela. Airtel nous fait souffrir. Surtout quand les kidnappeurs exigent l'argent, c'est par ce réseau-là", a commenté Aminata Anifa, une vendeuse de 29 ans, témoin de la manifestation qui n'a réuni que quelques dizaines de personnes comme souvent avec Lucha, très active aussi sur les réseaux sociaux.

Jointe par l'AFP, la direction d'Airtel a promis de réagir en début d'après-midi.

Les enlèvements de civils sont régulièrement dénoncés à Goma et dans la province du Nord-Kivu, où des dizaines de groupes armés naviguent entre activisme communautaire et pure criminalité.

Jeudi matin, au même moment, une manifestation a eu lieu pour dénoncer les enlèvements de civils à Kiwanja dans le territoire de Rutshuru à 70 km de Goma.

Un enfant de douze ans est décédé en marge de cette manifestation, indique les collectifs d'habitants et la police.

"La semaine dernière, trois personnes ont été enlevées, l'une d'elle a été tuée. Au cours de cette semaine d'autres personnes ont été kidnappées. Trop c'est trop", a lancé le président de la société civile de Rutshuru Jean claude Mbabaze, joint par l'AFP.

Lucha a organisé depuis mi-avril plusieurs manifestations contre les opérateurs de téléphonie mobile (Airtel, Orange, Vodacom), dont une avait été sévèrement réprimée à Goma le 11 mai.

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