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RDC

Le procureur général demande le report des élections des Sénateurs et des gouverneurs

Les élections générales de la RDC, à Kinshasa le 30 décembre 2018.

Le procureur général près de la Cour de Cassation de la RDC, Flory Kabange, demande au président de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) de reporter les élections sénatoriales et des gouverneurs pour des allégations de "corruption intense".

Il indique dans un courrier adressé à M. Corneille Nangaa, le président de la Céni, avoir diligenté une mission de hauts magistrats pour enquêter sur la situation.

"Je vous demande de reporter les dates des tenues desdites élections pour me permettre d’avoir des éléments probants… La tenue de ces élections dans ces conditions ouvrirait grandement la voie à des contestations et violences meurtrières", écrit-il à M. Nangaa.

M. Kabange indique qu’à la suite des allégations de corruption entourant les élections des Sénateurs et des gouverneurs de provinces, il a d’abord instruit le Commissaire général adjoint de la police nationale congolaise en charge de la police judiciaire de mener des investigations urgentes.

Il a aussi saisi le procureur général près de la Cour d’appel de Matadi dans la province du Kongo-central à la suite de la dénonciation d’un candidat.

"Malheureusement, toutes ces mesures n’ont pas su dissuader les acteurs impliqués dans ces manouvres négatives. Bien au contraire, les rumeurs de plus en plus persistantes font état jusqu’à cet instant de corruption intense des électeurs par les candidats auxdites élections", précise le procureur général de la RDC.

Les élections sénatoriales devaient se tenir le 14 mars 2019 et celles des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces, le 26 mars.

Ces élections auront lieu un peu plus tard pour les villes de Yumbi, Beni et Butembo en raison des troubles interethniques et de l'épidémie d'Ebola.

Le prix Nobel Mukwege exhorte Tshisekedi à "éviter de trahir" le peuple

Le Nobel congolais de la paix Denis Mukwege devant une foule à Bukavu, Sud-Kivu, 27 décembre 2018.

Le Nobel congolais de la paix Denis Mukwege a exhorté le président Félix Tshisekedi à "éviter de trahir" le peuple lorsqu'il gouvernera la RDC dans le cadre d'une "coalition gouvernementale" dirigée par les partisans de son prédécesseur Joseph Kabila, dans un communiqué.

Mercredi, pro-Tshisekedi et pro-Kabila ont signé un accord en vue de la formation d'une "coalition gouvernementale" dirigée par le Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de l'ancien président Kabila qui "détient de manière documentée la majorité absolue à l'Assemblée nationale", selon un communiqué conjoint.

"Malgré la signature des accords entre votre plate-forme politique Cap pour le Changement (CACH) et celle de l’ancien président, Front Commun pour le Congo (FCC), il n’est pas (trop) tard pour vous (...) ressaisir", écrit le médecin dans son message.

"Vous devez éviter de trahir l’aspiration du peuple congolais au changement réel et profond", poursuit le célèbre gynécologue congolais surnommé "L'homme qui répare les femmes".

Il exhorte le président Tshisekedi à mettre en place une cohabitation politique lui permettant "d’assumer pleinement les prérogatives des fonctions de président de la République (...) sans contrainte de ceux qui ont géré hier de façon médiocre". Le prix Nobel fait allusion à la gestion de l'ancien président Kabila et ses partisans.

"En ce qui concerne les droits des femmes, comme ceux de l’ensemble de la population congolaise, nous vous demandons de les respecter et de faire respecter la Constitution", insiste le Dr Mukwege, l'une des voix critiques de l'ancien régime, dans ce message diffusé au lendemain de la célébration de la journée internationale de la femme.

Les partisans de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de la présidentielle de décembre, n'ont pu gagner qu'une cinquantaine de sièges à l'Assemblée nationale alors que ceux de l'ancien président Kabila revendiquent au moins "330 députés nationaux" sur 485 élus.

Le Dr Denis Mukwege avait reçu en décembre le prix Nobel de la paix conjointement avec la jeune Irakienne de 25 ans Yazidie Nadia Murad "pour leurs efforts en vue de mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'arme de guerre".

Le président Tshisekedi s'est engagé vendredi à lutter contre le mariage précoce des jeunes filles lors de la célébration de la journée internationale de la femme.

Fayulu à Bruxelles : "le peuple d’abord! c’est respecter sa volonté"

Martin Fayulu, Kinshasa, RDC, 8 janvier 2019. (Facebook/Emmanuel Bikalu)

L’opposant congolais Martin Fayulu qui continue à réclamer la victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018 en RDC, a demandé, à son arrivée à Bruxelles pour une tournée euro-américaine, que la volonté du peuple congolais exprimée lors de dernières élections, soit respectée.

"Félix Tshisekedi doit comprendre que le peuple d’abord veut dire : ‘respecter sa volonté’. On ne peut pas trafiquer la décision du peuple," a-t-il répondu à une question lors d’une conférence avec des Congolais de la diaspora à l’université de Vrije de Bruxelles.

Le candidat malheureux congolais a expliqué qu’il était "le président élu" et qu’il ne pouvait "pas travailler avec son frère Félix Tshisekedi" (le vainqueur proclamé pour la présidentielle) "dans le cadre des résultats fabriqués dans le laboratoire de Corneille Nangaa" (le président de la Commission électorale nationale indépendante)… "dans un cadre ici frauduleux", a-t-il explicité.

Pour lui, "faire la volonté du peuple, c’est ne pas accepter d’être nommé mais rentrer auprès du peuple pour lui demander de reconfirmer sa volonté puisqu’il y a doute".

M. Fayulu propose le recomptage des voix ou alors de nouvelles élections dans les six mois à venir.

Son recours a été jugé non-fondé par la Cour constitutionnelle qui a proclamé Félix Tshisekedi président élu en janvier dernier. Lequel a été investi le 24 janvier dernier.

Tshisekedi veut lutter contre le mariage précoce des jeunes filles

Le président Félix Tshisekedi entouré de militantes des droits des femmes à la Cité de l'OUA, à Kinshasa, RDC, le 8 mars 2019. (Twitter/RDC)

Le président congolais Félix Tshisekedi s'est engagé vendredi à lutter contre le mariage précoce des jeunes filles, une pratique courante dans les villages de certaines régions de la RDC, en marge de la célébration de la Journée mondiale des droits de la femme.

"Je prends l'engagement de lutter contre le mariage précoce des jeunes filles pour qu'elles puissent toutes aller à l'école", a déclaré M. Tshisekedi qui s'adressait à une vingtaine des femmes, représentantes de toutes les Congolaises.

"Je suis conscient qu'il y aura des réticences et des freins à sa mise en œuvre mais il nous faudrait résolument adopter des nouvelles approches pour faire évoluer les mentalités", a répondu l'ex-opposant récemment élu.

Dans certaines traditions, particulièrement dans des milieux ruraux, des parents donnent en mariage leurs filles mineures contre le versement d'une dot conséquente.

Et dans des provinces en proie aux violences, notamment dans le Kasaï (centre), des miliciens réduisent "des femmes et des jeunes filles en esclaves sexuelles", a expliqué dans la journée Sheila Keetharuth, experte de l'ONU chargée du suivi des recommandations après des violences dans le Kasaï.

"Je ne ménagerais aucun effort pour éradiquer ce fléau durant mon mandat", a promis M. Tshisekedi.

"Aux femmes de la partie est de la RDC, victimes de nombreux groupes armés, vos souffrances doivent prendre fin et vos larmes cesser de couler. Il est plus que temps que l'impunité cesse et que les sanctions exemplaires puissent suivre", a-t-il poursuivi.

Le président Tshisekedi a réuni pour la célébration de la journée de la femme "un panel complet des femmes de différents secteurs" avec qui il a échangé sur "des questions sécuritaires, des violences sexuelles", a déclaré Nicole Sulu, initiatrice du célèbre réseau Makutano qui réunit chaque année des opérateurs économiques de la RDC.

Un garde du parc des Virunga tué dans une attaque

Des gardes parc au Parc national de Virunga, près de Bunagana, Nord-Kivu, 21 octobre 2012.

Un garde a été tué jeudi dans un secteur infesté de rebelles dans le parc national des Virunga (PNVI) dans l'est de la République démocratique du Congo, indique un communiqué de presse.

"Le Parc national des Virunga a la profonde douleur de confirmer le décès du garde Freddy Mahamba Muliro lors d’une attaque sur une position des gardes ce jeudi 7 mars 2019", précise le communiqué de presse posté sur le site du parc.

"Le garde Freddy est tombé pendant qu'il effectuait un travail de routine avec ses collègues. C'était dans le secteur centre du PNVI vers Vitshumbi en territoire de Rutshuru", a expliqué à l'AFP Joel Wengamulay, chargé de communication du PNVI.

"Maintenant plus que jamais, le décès de Freddy met en exergue les menaces qui pèsent sur les gardes dans leur effort de protection du Parc national des Virunga.", a déploré son directeur Emmanuel De Mérode, dans ce communiqué.

Le PNVI avait été rouvert au public mi-février, neuf mois après sa fermeture décidée en raison de la mort de neuf personnes dont un garde dans une attaque.

"Le nombre total des gardes tombés dans l’exercice de leurs fonctions" est de 176, a indiqué M. De Mérode.

Située à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, les Virunga s'étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés.

Des bords du lac Kivu au volcan Nyiragongo, à la sortie de Goma, jusqu'aux monts Rwenzori à la frontière avec l'Ouganda vers le nord, le plus ancien parc naturel d'Afrique à la grande biodiversité sert de refuge à des espèces menacées comme le gorille des montagnes.

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