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RDC

Tshisekedi veut lutter contre le mariage précoce des jeunes filles

Le président Félix Tshisekedi entouré de militantes des droits des femmes à la Cité de l'OUA, à Kinshasa, RDC, le 8 mars 2019. (Twitter/RDC)

Le président congolais Félix Tshisekedi s'est engagé vendredi à lutter contre le mariage précoce des jeunes filles, une pratique courante dans les villages de certaines régions de la RDC, en marge de la célébration de la Journée mondiale des droits de la femme.

"Je prends l'engagement de lutter contre le mariage précoce des jeunes filles pour qu'elles puissent toutes aller à l'école", a déclaré M. Tshisekedi qui s'adressait à une vingtaine des femmes, représentantes de toutes les Congolaises.

"Je suis conscient qu'il y aura des réticences et des freins à sa mise en œuvre mais il nous faudrait résolument adopter des nouvelles approches pour faire évoluer les mentalités", a répondu l'ex-opposant récemment élu.

Dans certaines traditions, particulièrement dans des milieux ruraux, des parents donnent en mariage leurs filles mineures contre le versement d'une dot conséquente.

Et dans des provinces en proie aux violences, notamment dans le Kasaï (centre), des miliciens réduisent "des femmes et des jeunes filles en esclaves sexuelles", a expliqué dans la journée Sheila Keetharuth, experte de l'ONU chargée du suivi des recommandations après des violences dans le Kasaï.

"Je ne ménagerais aucun effort pour éradiquer ce fléau durant mon mandat", a promis M. Tshisekedi.

"Aux femmes de la partie est de la RDC, victimes de nombreux groupes armés, vos souffrances doivent prendre fin et vos larmes cesser de couler. Il est plus que temps que l'impunité cesse et que les sanctions exemplaires puissent suivre", a-t-il poursuivi.

Le président Tshisekedi a réuni pour la célébration de la journée de la femme "un panel complet des femmes de différents secteurs" avec qui il a échangé sur "des questions sécuritaires, des violences sexuelles", a déclaré Nicole Sulu, initiatrice du célèbre réseau Makutano qui réunit chaque année des opérateurs économiques de la RDC.

Un garde du parc des Virunga tué dans une attaque

Des gardes parc au Parc national de Virunga, près de Bunagana, Nord-Kivu, 21 octobre 2012.

Un garde a été tué jeudi dans un secteur infesté de rebelles dans le parc national des Virunga (PNVI) dans l'est de la République démocratique du Congo, indique un communiqué de presse.

"Le Parc national des Virunga a la profonde douleur de confirmer le décès du garde Freddy Mahamba Muliro lors d’une attaque sur une position des gardes ce jeudi 7 mars 2019", précise le communiqué de presse posté sur le site du parc.

"Le garde Freddy est tombé pendant qu'il effectuait un travail de routine avec ses collègues. C'était dans le secteur centre du PNVI vers Vitshumbi en territoire de Rutshuru", a expliqué à l'AFP Joel Wengamulay, chargé de communication du PNVI.

"Maintenant plus que jamais, le décès de Freddy met en exergue les menaces qui pèsent sur les gardes dans leur effort de protection du Parc national des Virunga.", a déploré son directeur Emmanuel De Mérode, dans ce communiqué.

Le PNVI avait été rouvert au public mi-février, neuf mois après sa fermeture décidée en raison de la mort de neuf personnes dont un garde dans une attaque.

"Le nombre total des gardes tombés dans l’exercice de leurs fonctions" est de 176, a indiqué M. De Mérode.

Située à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, les Virunga s'étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés.

Des bords du lac Kivu au volcan Nyiragongo, à la sortie de Goma, jusqu'aux monts Rwenzori à la frontière avec l'Ouganda vers le nord, le plus ancien parc naturel d'Afrique à la grande biodiversité sert de refuge à des espèces menacées comme le gorille des montagnes.

Des experts onusiens plaident pour un "désarmement réel" au Kasaï

Soldats de la Monusco dans un village du district de Kamonia, l'une des zones les plus touchées par les conflits dans la région du Kasaï, RDC, 24 octobre 2017.

Des experts de l'ONU chargés du suivi de l'application des recommandations formulées après des violences meurtrières au Kasaï, dans le centre de la RDC, ont plaidé vendredi pour l'organisation d'"un désarmement réel" des miliciens qui rendent les armes, dans une conférence de presse.

Après la proclamation de Félix Tshisekedi comme vainqueur de la présidentielle du 30 décembre, plusieurs centaines de miliciens Kamuina Nsapu responsables avec les forces de sécurité et d'autres milices des violences ayant causé la mort de 3.000 personnes, dont deux experts de l'ONU, ont commencé à déposer volontairement des armes.

"Ces mouvements spontanés indiquent la voie à suivre. Il faut organiser un désarmement réel en prenant toutes les précautions nécessaires pour que ces armes ne soient plus utilisées, pour que les combattants ne se sentent pas obligés de retourner aux combats", a déclaré Bacre Waly Ndiaye, le chef de l'équipe des experts.

"Apparemment ce mouvement d'accompagnement fait défaut", a déploré M. Bacre Waly Ndiaye puisque certains miliciens peuvent avoir rendu "un gourdin alors qu'ils gardent des lance-roquettes dans leurs maisons".

Les deux experts nommés par le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme ont pour mission d'évaluer et de faire rapport sur la mise en oeuvre par les autorités congolaises des recommandations formulées par l'ONU sur la situation dans la région du Kasaï.

Ces experts déplorent le fait que les poursuites en justice ne concernent que les miliciens Kamuina Nsapu, laissant dans l'impunité les miliciens des autres groupes.

Ces experts promettent de plaider auprès des autorités congolaises et de la mission de l'ONU au Congo (Monusco), pour la poursuite du désarmement des autres miliciens, "les démobiliser, les réintégrer dans les communautés, les cantonner ou les éloigner".

Fin février, au moins 19 miliciens, qui s'étaient volontairement désarmés dans une localité du Kasaï, avaient été tués par l'armée, faute d'une prise en charge appropriée par les autorités.

Ces experts onusiens recommandent aux autorités de "ne pas remettre" les miliciens qui avaient participé aux violences dans les rangs des forces de sécurité.

Entre septembre 2016 et octobre 2017 quatre provinces du centre de la RDC (Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-oriental et Lomami) avaient basculé dans des violences meurtrières avec l'insurrection de la milice politico-mystique Kamuina Nsapu, du nom d'un chef coutumier tué dans une opération des forces de sécurité contre sa résidence le 12 août 2016.

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