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RDC

Restructuration de l'équipe gouvernementale

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Les autorités administratives congolaises ont procédé mardi à une restructuration de l'équipe gouvernementale, écartant des ministres élus députés à l'issue des législatives du 30 décembre 2018, alors que le pays attend la mise en place d'un nouveau gouvernement.

Pas de nouveaux venus au sein de l'équipe gouvernementale, mais 11 portefeuilles ont été fusionnés, réduisant le nombre de ministre de 35 à 23, selon cette décision signée mardi par le secrétaire général du gouvernement, Xavier Bonane.

Cette restructuration intervient après une décision du Conseil d’État, interdisant "le cumul de fonctions" exécutives et législatives pour des responsables politiques.

Cette institution judiciaire chargée de trancher en dernier ressort les contentieux administratifs, a enjoint les membres du gouvernement élus députés, à occuper leurs sièges au sein de l'Assemblée nationale ou des Assemblées provinciales et à ainsi libérer leurs postes ministériels.

Parmi les ministres écartés du gouvernement figure Lambert Mende, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Son portefeuille a été fusionné avec le ministère des Droits humains, tenu par Marie-Ange Mushobekwa.

Le ministre de la Justice, Alexis Ntambwe Mwamba, va s'occuper en même temps du ministère des Affaires étrangères. Le ministère de la Défense a été fusionné avec celui de la Fonction publique.

Les élections ont eu lieu le 30 décembre et la présidentielle a été gagnée par l'ancien opposant Félix Tshisekedi qui a été investi le 24 janvier. Depuis, il n'a pas formé un gouvernement, mais continue à travailler avec l'équipe nommée par son prédécesseur, Joseph Kabila.

L'épidémie d'Ebola "relativement maîtrisée" dans l'Est de la RDC, selon les autorités

Dans un centre de traitement Ebola à Beni en RDC, le 14 octobre 2018. (VOA/Charly Kasereka)

L'épidémie de la maladie à virus Ebola est relativement maîtrisée dans la majorité des zones de santé touchées par cette fièvre hémorragique, sept mois après sa déclaration dans l'est de la République démocratique du Congo, a indiqué mardi le ministre de la Santé.

Les données cliniques démontrent que "l'épidémie est relativement maîtrisée dans la majorité des zones de santé touchées" par Ebola, a déclaré le Dr Oly Ilunga Kalenga lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

"Au total 19 zones de santé ont été touchées par au moins un cas d'Ebola durant l'épidémie. Nous pouvons dire que la situation est contrôlée dans 17 zones de santé, 11 n'ont pas enregistré de nouveau cas confirmé pendant plus de 21 jours" et "6 autres zones de santé n'ont rapporté qu'un à 4 nouveaux cas".

Les deux zones de santé qui continuent à alimenter cette épidémie restent Butembo et Katwa (Nord-Kivu) qui ont notifié plus de 86% des nouveaux cas confirmés au cours des 21 derniers jours, a déclaré le Dr Ilunga.

Au cours des 21 derniers jours, "80 nouveaux cas ont été notifiés, dont 48 à Katwa (soit 60%) et 21 à Butembo (soit 26,25%)".

"Nous sommes dans une nouvelle tendance de la maitrise de l'épidémie. Nous sommes beaucoup plus près du but que nous le pensions", a indiqué le ministre.

La dixième épidémie d'Ebola a été déclarée le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu avant de toucher quelques jours plus tard la province voisine de l'Ituri (nord-est).

Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 897, 563 décès enregistrés et 304 personnes guéries, a encore indiqué le ministre Ilunga.

Les activités de riposte contre l'épidémie ont, à plusieurs reprises, été perturbées par des attaques à main armée dans cette région de la RDC, en proie aux conflits.

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Attaques meurtrières dans l’est de la RDC

Des soldats des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) assis sur un véhicule militaire lors d’une opération contre des rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) à Opira, Nord Kivu, le 25 janvier 2018.

Deux militaires et un milicien ont été tués dans l'attaque d'un camp militaire à Butembo dans l'est de la République démocratique du Congo tandis que quatre civils ont été tués dans Goma, capitale du Nord-Kivu, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

"Le camp militaire de Kitakandya (quartier Kyaghala/Butembo) a été attaqué à l'aube par des miliciens Maï-Maï. Un assaillant a été tué et deux [militaires congolais] sont tombés au champ d'honneur", annonce l'armée de la RDC (Fardc) sur son compte twitter.

Butembo est un grand centre commercial (1 million d'habitants) dans le nord de la province troublée du Nord-Kivu (est), visé depuis quelques semaines par des attaques d'hommes armés. Ces attaques ont même perturbés les opérations de riposte contre la dixième épidémie d'Ebola qui sévit dans la région depuis sept mois.

A Goma, capitale du Nord-Kivu, "une personne a été retrouvée morte par balle" mardi dans le quartier Ndosho (ouest) et "trois autres corps découpés à la machette" dans le quartier de Majengo, a déclaré à l'AFP Claver Kahasa, substitut du procureur de Goma.

Les responsables de ces tueries n'ont pas été identifiés, a indiqué à l'AFP le maire de la ville, Timothée Muissa Kiesse.

Depuis le début de l'année, environ trente personnes ont été tuées à Goma par des hommes armés non identifiés. Les assaillants ciblent particulièrement les quartiers nord et ouest de Goma, voisins du parc des Virunga, repaire des nombreuses milices et des groupes armés actifs au Nord-Kivu depuis plus de deux décennies.

Mais les tueries à la machette ne sont pas courantes à Goma comme c'est le cas dans la région de Beni, dans l'extrême nord de la province du Nord-Kivu. Depuis 2014, plus d'un mille personnes ont ainsi été tuées dans des massacres attribués aux rebelles ougandais musulmans des forces démocratiques alliées (ADF).

"On ne comprend pas ce qui se passe ces derniers temps à Goma, et on se demande si ce n'est pas une tentative de vouloir saboter le nouveau régime", s'est inquiété Fidèle Kasereka, un enseignant de Goma.

Plus au sud du pays, à Kalemie, chef-lieu de la province de Tanganyika (dans l'ancienne province du Katanga), une centaine de jeunes ont manifesté mardi contre l'insécurité signalée dans cette ville.

Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi a promis d'oeuvrer pour sécuriser le territoire congolais.

Troisième attaque meurtrière en moins d’un mois à Goma

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