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RDC

Changement à la tête de l'Agence nationale de renseignements

Le président Félix Tshisekedi à la cité de l’Union africaine, Kinshasa, RDC, le 18 mars 2019. (Présidence RDC)

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé mardi soir des changements à la tête de la très redoutée et très critiquée Agence nationale de renseignements (ANR) avec le départ de son patron, sous sanctions de l'Union européenne.

En poste depuis 2011, l'actuel administrateur général de l'ANR Kalev Mutond est remplacé par son numéro 2 Inzun Kakiak, selon une ordonnance présidentielle lue sur la chaîne d'Etat RTNC.

M. Tshisekedi a également nommé trois hauts responsables (administrateur-adjoint, chef du département intérieur et extérieur) à la tête du puissant organe chargé de la sûreté de l'Etat et ses dirigeants en RDC.

Très proche de l'ancien président, Kalev Mutond est l'une des 14 personnalités congolaises sanctionnées par l'UE pour la répression des manifestations de l'opposition dans les dernières années du régime Kabila.

Très présente sur tout le territoire, l'ANR est régulièrement accusée d'arrêter et de détenir hors toute procédure judiciaire des opposants politiques ou des défenseurs des droits de l'homme.

Mercredi dernier, M. Tshisekedi avait ajouté à la liste de ses nombreux conseillers un haut-responsable de l'ANR, également sous sanction de l'UE, Roger Kibelisa, nommé "assistant du conseiller spécial du chef de l'Etat en matière de sécurité".

Proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, M. Tshisekedi a été investi le 24 janvier en présence de M. Kabila, première transmission pacifique du pouvoir dans l'histoire agitée du Congo.

Lié par un accord à M. Kabila, qui conserve une solide majorité au Parlement, M. Tshisekedi n'a cependant toujours pas nommé de Premier ministre.

Plainte contre Félix Tshisekedi pour violation de Constitution

Le président Félix Tshisekedi à son arrivée à Widhoek, Namibie, le 26 février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Une plainte contre le président Félix Tshisekedi, pour violation de Constitution, a été déposée mardi à Kinshasa au bureau du Procureur près la Cour constitutionnelle.

L’auteur, Pius N’Ghoy, se présentant comme un journaliste indépendant, accuse le nouveau président congolais d’avoir violé la Constitution en suspendant l’installation du Sénat nouvellement élu.

"Etant garant de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions, le président de la république pris par un état d’âme de ses militants, viole intentionnellement la Constitution par la suspension de l’installation du Sénat, en plus de la suspension de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs ce, à cause la barbarie des membres de son parti, l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social)," écrit le plaignant.

Lundi, la veille, le président Tshisekedi a, lors d’une réunion interinstitutionnelle, pris les décisions qu’évoque M. N'Ghoy.

Ces décision ont en fait suivi les émeutes des partisans de l’UDPS qui protestaient depuis vendredi soir, contre la large majorité engrangée par le FCC (Front commun pour le Congo) coalition qui est sous l’autorité du l’ancien président Joseph Kabila.

Les partisans de l’UDPS dénoncent ce qu’ils disent être une vaste corruption.

Le FCC a, à l’issue de ces élections, raflé 91 sièges sur les 100 que doit compter la chambre haute du parlement. L’ancien président lui-même en fera partie à titre de Sénateur à vie, privilège que lui confère la Constitution.

L’UDPS n’a, pour sa part, obtenu qu’un seul siège au Sénat et sa coalition électorale, le Cach (Cap pour le changement), trois.

Le plaignant dénonce le président Tshisekedi d’avoir cédé à l’émotion du vandalisme et de la barbarie de ses militants du parti UDPS.

Les émeutes ont fait au moins un mort samedi à Mbuji-Mayi

Mouvement international de lutte contre les violences faites aux femmes

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Premier désaccord entre Tshisekedi et Kabila

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L'ONU appelle à la formation rapide d'un gouvernement

Félix Thsisekedi à la Cité de l'union africaine, à Kinshasa, le 19 février 2019. (Tiwtter/Présidence RDC)

Les Nations unies ont exhorté lundi le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à former rapidement un nouveau gouvernement, en avertissant que les électeurs avaient des "attentes immenses".

Proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, l'ex-opposant Félix Tshisekedi, investi en janvier, n'a toujours pas nommé de Premier ministre ni de gouvernement. Il est lié par un accord politique à son prédécesseur Joseph Kabila, dont la coalition du Front commun pour le Congo (FCC) a conservé la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

"Il est à espérer que la nouvelle équipe gouvernementale sera bientôt installée et opérationnelle", a dit au Conseil de sécurité de l'ONU Leila Zerrougui, représentante spéciale et cheffe de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco).

"Les attentes de la population congolaise sont immenses et il est crucial de ne pas la faire attendre trop longtemps, ni de la décevoir", a-t-elle ajouté.

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