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RDC

Un policier tué dans l'attaque d'un dépôt de coltan dans l'Est de la RDC

Vue intérieure d'une mine artisanale près de Goma, dans l'Est de la RDC (Archives)

Un policier a été tué et deux grièvement blessés dans la nuit de jeudi à vendredi dans l'attaque d'un dépôt de coltan et de cassitérite de la plus importante société minière opérant au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué de cette entreprise.

"La société minière de Bisunzu (SMB) a le regret d'informer l'opinion tant nationale qu'internationale que dans la nuit de jeudi à vendredi son dépôt près de Rukaza (Masisi, Nord-Kivu) a été la cible d'une attaque armée", écrit-elle.

Les assaillants "ont ouvert le feu sur la police des mines et la garde industrielle faisant un bilan de trois victimes: un policier tué et deux autres gravement blessés", poursuit le communiqué.

"L'attaque a été repoussée sans que les assaillants parviennent à s'emparer des minerais", indique le communiqué.

"Une enquête est en cours pour retrouver ces assaillants", a déclaré à l'AFP Cosmas Kangakolo, administrateur du territoire de Masisi.

La SMB exploite du coltan et de la cassitérite dans la localité de Rubaya dans le territoire de Masisi, à 45 km au nord-ouest de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu (est).

Le coltan est un élément important dans la fabrication des téléphones portables et des ordinateurs.

L'entreprise revendique en plus "l'encadrement de 4.000 exploitants artisanaux" de cette région troublée par la présence de groupes armés actifs depuis plus de deux décennies, selon Ben Mwanga Chuchu, son directeur.

Mi-janvier, cette société avait quitté le système de traçabilité mise en place dans le cadre de la loi américaine Dodd Frank contre les minerais ayant un lien avec les conflits, le travail des enfants ou toute autre forme de violation des droits de l'homme.

Tibor Nagy attendu en RDC le 13 mars

Tibor Nagy à Addis Abeba en Ethiopie le 30 novembre 2018.

Le secrétaire d'Etat adjoint aux affaires africaines de Donald Trump, Tibor Nagy, se déplacera en RDC, au Cameroun, en Ouganda, au Rwanda, en France et en Belgique du 4 au 22 mars 2019.

M. Nagy devrait séjourner en RDC du 13 au 15 mars prochain selon l’ambassade américaine à Kinshasa.

Il rencontrera le nouveau président congolais Félix Tshsiekedi mais aussi d’autres acteurs de la scène politique de la RDC comme Martin Fayulu, le candidat malheureux de l’opposition.

La société civile pourra aussi discuter avec le "M. Afrique” des Etats-Unis.

Le voyage a pour but de “promouvoir des liens commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique et de consolider des partenariats pour renforcer paix et sécurité,“ indique le Département d’Etat.

Le voyage de M. Nagy est prévu après celui, la semaine dernière, de l’Envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, Peter Pham.

M. Pham a également eu des réunions avec les mêmes personnes et a fait savoir au terme de son voyage que son pays attendait avec impatience de travailler avec le nouveau gouvernement congolais.

M. Pham s'est entretenu jeudi avec Moïse Katumbi à Bruxelles.

Peu de détails ont filtré de la rencontre. La plateforme Ensemble pour le changement a publié un seul message laconique sur Twitter : "Un échange productif sur la situation politique de la RDC".

"Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple de la République démocratique du Congo, à la suite du transfert historique et pacifique du pouvoir en RDC," a déclaré M. Pham lundi après la série des réunions avec les acteurs congolais.

Les Etats-Unis ont annoncé une semaine plutôt qu'ils interdisaient désormais leur territoire à plusieurs responsables de l'élection présidentielle en RDC, notamment le chef de la Commission électorale pour des faits de corruption grave et des violations de droits de l'homme.

Le président de la Commission électorale Corneille Nangaa, le vice-président de cette instance Norbert Basengezi, le président de l'Assemblée nationale Aubin Ndjalandjoko et le président de la Cour constitutionnelle Benoît Lwamba Bindu sont les personnes sanctionnées ainsi que leur proche famille.

L’Envoyé spécial amériain a également été, par ailleurs, reçu à Brazzaville par le président Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs et médiateur des crises en RDC.

Les autorités sanitaires de la RDC redoutent une nouvelle flambée d'Ebola

Les autorités sanitaires de la RDC redoutent une nouvelle flambée d'Ebola
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22 militants prodémocratie libérés après deux jours de détention

Des membres du mouvement citoyen Lucha (Lutte pour le changement) après leur libération à Goma, dans le Nord-Kivu, le 1er mars 2019. (Twitter/Ghislain Muhiwa)

Vingt-deux militants de Lutte pour le changement (Lucha) arrêtés mercredi à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont été libérés après plus de 24 heures de détention, a-t-on appris vendredi auprès de leur mouvement.

"Nos 22 camarades arrêtés à Goma (...) pour avoir manifesté pacifiquement contre les tueries récurrentes dans la ville et ses périphéries viennent d’être libérés, après 30 heures de détention injustifiée et de sévices. Ils n’auraient jamais dû être arrêtés en premier lieu", écrit Lucha sur son compte Twitter.

Ces militants avaient été arrêtés mercredi par la police et transférés au parquet le lendemain. Le procureur avait promis de décider de leur sort, au terme de l'instruction, au plus tard vendredi.

Mouvement né à Goma, regroupant des jeunes indignés, Lucha se définit comme apolitique et non-violent, mais décidé à demander des comptes aux décideurs.

Depuis 2015, ce mouvement prodémocratie est à la pointe des manifestations politiques et sociales à Goma, Kinshasa et d'autres villes du pays.

Risque de "recrudescence" d'Ebola après l'attaque de centres de traitement

Un centre de traitement d'Ebola incendié à Itav, Butembo, Nord-Kivu, 28 février 2019. (VOA/Ericas Mwisi)

Les autorités sanitaires congolaises ont redouté vendredi une "recrudescence importante" des cas de fièvre hémorragique après la destruction de deux centres de traitement d'Ebola dans une région de l'est de la République démocratique du Congo touchée par l'épidémie.

Dimanche et mercredi, deux attaques distinctes ont visé deux centres de traitement d'Ebola cogérés par l'organisation Médecins sans frontières (MSF) et le ministère de la Sante dans la province du Nord-Kivu (est).

"Ces deux incidents ont énormément perturbé les équipes de la riposte" et "il faudra s’attendre à une recrudescence importante des cas dans les zones de santé de Katwa et Butembo dans les prochains jours", s'est inquiété le ministère congolais de la Santé.

MSF a suspendu ses activités dans les deux centres après ces attaques. "Au regard de ces deux incidents violents, nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre nos activités jusqu’à nouvel ordre", explique Hugues Robert, responsable des programmes d’urgence pour MSF, cité dans un communiqué de cette ONG médicale.

"Aucun membre du personnel ni aucun patient n’a été blessé, mais les deux attaques ont été traumatisantes pour les patients, leurs proches et les équipes qui se trouvaient dans les CTE à ce moment-là", note MSF.

Depuis plusieurs jours, les équipes de lutte contre Ebola sont "la cible d’attaques et de menaces qui ont fortement ralenti les activités de la riposte, plus particulièrement le suivi des contacts, l’investigation des alertes, la vaccination des contacts et les activités de prévention et contrôle des infections (PCI)", affirme le ministère dans son bulletin d'information daté de jeudi.

Le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, accompagné du représentant de l’OMS en RDC, s’est rendu à Butembo jeudi pour s’enquérir de la situation sur le terrain suite aux deux incendies criminels ayant détruit les CTE à Katwa et Butembo, indique le ministère.

Le Dr Oly Ilunga a estimé qu'il sera "impossible de maîtriser l’épidémie dans la ville (de Butembo) tant que la sécurité des agents de la riposte n’est pas assurée".

Déclarée le 1er août 2018, la dixième épidémie d'Ebola sévit dans les provinces du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) et a déjà fait "555 décès (490 confirmés et 65 probables)", selon le ministère de la Santé. L'épicentre de l'épidémie est aujourd'hui à Butembo, grand centre commercial d'un million d'habitants.

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