Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Rapatriement de plusieurs dizaines d'anciens rebelles du M23

Rapatriement de plusieurs dizaines d'anciens rebelles du M23
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:53 0:00

Des pro-Katumbi demandent à Tshisekedi une réponse à la "question de légitimité"

Moïse Katumbi à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 12 mars 2018.

"Ensemble pour le changement", la coalition politique de l’opposant Moïse Katumbi, demande au président Félix Tshisekedi, "des initiatives fortes  susceptibles de régler la question de la légitimité des institutions et de leurs animateurs" après la présidentielle contestée.

Cette coalition a soutenu la candidature de Martin Fayulu face à, entre autres, Félix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018.

Dans un texte publié mardi, mais également lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, les membres de ce regroupement politique ont accusé l'ancien président Joseph Kabila d’avoir une "responsabilité personnelle" dans "l’orchestration du chaos électoral infligé au pays".

Ils l'ont invité à s’abstenir d’interférer dans le fonctionnement des institutions et à ne pas s’ériger en obstacle à la restauration des institutions démocratiques en RDC.

De nombreuses irrégularités ont entaché les élections du 30 décembre, dont la présidentielle, ont-ils dit; ce qui, selon eux, affecte la crédibilité et la légitimité des institutions qui en sont issues.

La coalition "Ensemble pour le changement" a dénoncé un accord qu'auraient conclu Kabila et Tshisekedi pour une passation de pouvoir entre eux.

"L’exercice du pouvoir du président de la République doit se fonder sur la Constitution et non sur un accord politique sous seing privé et secret, qui n’engage pas la nation congolaise. Cet accord ne peut valoir source de légitimité démocratique," soutiennent les katumbistes dans leur déclaration.

Disant avoir pris acte de la proclamation de la victoire de Tshisekedi par la Cour constitutionnelle, les membres de la coalition "Ensemble pour le changement" ont invité le nouveau président à prendre des initiatives fortes susceptibles de régler la question de la légitimité des institutions et des leurs animateurs.

Ils ont dit qu’ils mèneront une lutte pour un Etat de droit et restent ouverts à toute initiative allant dans ce sens, estimant que toutes les crises que le pays a connues depuis 2006 proviennent du manque de légitimité.

Félix Tshisekedi révèle que le "deal" avec Kabila était en vue d’une coalition au gouvernement

Le président Félix Tshsiekedi et son épouse à Windhoek, Namibie, le 26 février 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Le nouveau président Félix Tshisekedi a admis, lors de sa visite à Windhoek (Namibie), avoir eu une entente avec son prédécesseur Joseph Kabila, mais pour un gouvernement de coalition.

"C’est un deal que nous avons fait pour que, d’abord, l’alternance se fasse pacifiquement. Donc, il y a eu cette entente, et elle s’est faite pacifiquement pour qu’après les élections législatives et la majorité qui s’en est dégagée, il y ait une coalition avec le camp de M. Kabila, le camp sortant," a déclaré M. Tshisekedi en réponse à une question de journaliste.

Avec son homologue namibien, Hage Geingob, M. Tshisekedi a tenu dans la capitale namibienne une conférence de presse.

"Jusqu’ici, c’est cet accord -si on appelait cela le deal- qu’on peut dire avoir fait pour le Congo. Pour le reste, les discussions vont bientôt commencer pour la formation d’un gouvernement," a précisé M. Tshisekedi.

Le nouveau président congolais a annoncé que les deux parties vont travailler pour un programme commun, et il s’est dit prêt à proposer un code de conduite à ses partenaires pour respecter les règles établies et amener le peuple congolais à bon port.

Pour sa part, le Geingob a affirmé qu’il encourageait ce genre d'entente.

"C’est le temps de la démocratie. Les anciens chefs d’Etat doivent vivre dans leur pays. Nous encourageons les anciens Chefs d’Etat à rester dans leur pays comme ici," a indiqué M. Geingob.

L'ancien président Joseph Kabila a discuté de la question du gouvernement avec M. Tshisekedi, il y a plus d’une semaine.

La coalition électorale de M. Kabila réclame la majorité parlementaire et la Primature.

Félix Tshisekedi sollicite l’appui de la SADC pour la stabilité de la RDC, à Windhoek

Le président Félix Tshisekedi à son arrivée à Widhoek, Namibie, le 26 février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président Félix Tshisekedi a, lors de sa visite à Windoek, en Namibie, indiqué qu’il sollicitait l’appui de la SADC (Communauté de développement et des Etats de l’Afrique australe) pour la stabilité de la RDC.

Le nouveau Chef de l’Etat congolais et son homologue namibien Hage Geingob ont animé une conférence conjointe après leurs entretiens.

" Pour parler de développement, il faut d’abord parler de paix. Vous savez que mon pays, la RDC, est en proie à des troubles menés par des groupes armés. Ils s’adonnent à des meurtres, à des exactions, mais également à un trafic illégal de nos matières précieuses, et dans ces conditions-là, c’est bien entendu très difficile de développer le pays. Voilà pourquoi nous venons solliciter le soutien de nos frères de la SADC à travers le président Hage Geingob pour éradiquer évidemment toutes formes de violences dans notre pays et apporter finalement la paix," a expliqué M. Tshisekedi.

"Là, encore nous nous réjouissons d’avoir obtenu, sans hésitation, le soutien du président Hage Geingob et de la SADC en général. A présent, le but est de maintenir cet équilibre qui est encore fragile et de le perpétuer dans le temps pour que demain, à la fin de mon mandat, si notre peuple décide de porter son choix sur un autre candidat, il y ait une passation pacifique du pouvoir, " a ajouté le nouveau président congolais.

Le président Tshisekedi a promis de combattre la corruption, de redistribuer la richesse et de permettre aux investisseurs de venir dans son pays.

Rapatriement vers la RDC de 70 ex-rebelles du M23

Les commandants de l'armée congolaise discutent de tactiques près de la colline de Kibumba, occupée par les rebelles du M23, à environ 25 km de la capitale de la province de Goma, dans l'est du Congo.

Les autorités ougandaises ont renvoyé mardi en République démocratique du Congo (RDC) 70 anciens membres de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), dans le cadre d'un accord de rapatriement signé en 2013, a annoncé le ministère ougandais des Affaires étrangères.

"L'Ouganda a remis plus de 70 anciens combattants du M23 au gouvernement de la RDC dans le cadre du programme de rapatriements volontaires", a déclaré à l'AFP Moses Kasujja, porte-parole du ministère ougandais des Affaires étrangères.

Le porte-parole a précisé que les ex-rebelles, accompagnés de 10 membres de leurs familles, ont quitté l'Ouganda mardi matin via l'aéroport d'Entebbe en présence de représentants de l'ONU.

Dernier mouvement des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l'Ouganda dans l'est de la RDC, le M23 avait été défait en novembre 2013 par l'armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la mission de l'ONU en RDC (Monusco), après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

En décembre 2013 à Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signé des engagements, notamment pour ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l'ex-rébellion, depuis l'Ouganda et le Rwanda où ils avaient trouvé refuge, en vue de leur réinsertion dans la vie civile.

Selon M. Kasujja, le transfert de mardi porte à 316 seulement le nombre total d'ex-M23 rapatriés depuis l'Ouganda dans le cadre de ce programme, sur un total d'environ 1.500.

Le rapatriement mardi de 70 ex-rebelles fait suite à une réunion d'avril 2018 lors de laquelle l'Ouganda, le Rwanda et la RDC se sont accordés sur une "campagne de sensibilisation" auprès des anciens du M23 afin d'intensifier leur retour, a précisé la même source.

Fin 2017, l'ONG Human Rights Watch avait accusé le régime de l'ancien président congolais Joseph Kabila d'avoir recruté des anciens combattants du M23 dans des pays voisins afin de réprimer dans le sang des manifestations en décembre 2016 en RDC.

Début 2017, les autorités congolaises avaient soutenu qu'environ 200 ex-rebelles du M23 avaient investi la localité d'Ishasha, dans la province du Nord-Kivu. Le gouvernement ougandais avait ensuite admis avoir perdu la trace de 40 ex-rebelles cantonnés dans une base militaire proche de la frontière congolaise.

Voir plus

XS
SM
MD
LG