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Autocratie et corruption, deux fléaux étroitement liés

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Décès suspect d'un responsable local arrêté puis torturé

La circulation redevient normale en fin d'après-midi sur l'artère principale d'Uvira, Sud-Kivu, 27 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero).

Les proches d'un responsable local congolais arrêté puis retrouvé mort dans l'est de la République démocratique du Congo et qui soupçonnent que le décès soit intervenu après des tortures ont saisi la justice militaire, a-t-on appris mercredi.

Yoeli Nogobe Kirindi, chef d'une rue à Uvira dans la province du Sud-Kivu, avait été invité le 24 janvier par son responsable hiérarchique pour "concourir à une enquête menée dans son entité mais il n'est plus réapparu", écrivent ses proches dans une lettre adressée au procureur militaire d'Uvira, et parvenue à l'AFP.

La famille a ensuite appris l'arrestation de M. Yoeli et affirme que "tous les efforts pour lui rendre visite et lui apporter le nécessaire pour sa survie étaient systématiquement annulés par les policiers et militaires" qui le gardaient dans un cachot de la ville.

Mardi, "nous avons trouvé son corps inerte dans la morgue" de l'hôpital général d'Uvira et "un aperçu sommaire du cadavre relève des traces de traumatismes sur les côtés et les bras, ce qui nous pousse à croire qu'il a trouvé la mort à la suite de tortures infligées", peut-on lire dans cette lettre signée par sept membres de la famille.

Selon les déclarations à l'AFP d'André Byadunia, porte-parole de la société civile locale, M. Yoeli a été arrêté avec deux autres responsables locaux le 24 janvier après la mort de trois militaires congolais tué par des hommes armés non identifiés. Les tentatives de la société civile pour visiter ces détenus ont été vaines.

Interrogé par l'AFP, le major Delphin Etula en charge de l'enquête a qualifié de "rumeurs les informations évoquant la torture" ayant conduit à la mort de M. Yoeli.

Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi a promis de s'investir pour le respect des droits de l'Homme en RDC.

Avec AFP

L'ONU sollicitée pour "contrecarrer" un projet de déstabilisation du Rwanda

Des soldats de la Force pour la Mission de stabilisation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) photographiés devant un hélicoptère des Nations Unies à Bunagana, Nord-Livu, le 19 mai 2012.

La mission de l'ONU en RDC (Monusco) a indiqué mercredi avoir été sollicitée par les autorités pour "contrecarrer" un projet de déstabilisation du Rwanda voisin par des rebelles hutu rwandais qui ont quitté la province du Nord-Kivu vers celle du Sud-Kivu, dans l'est du pays.

Le chef de la Monusco, Leila Zerrougui a affirmé dans une conférence de presse avoir reçu une lettre du ministre congolais de la Défense sollicitant un appui des Casques bleus aux militaires congolais afin de contrecarrer une rébellion contre le Rwanda voisin, à partir de la RDC.

Selon cette lettre partagée sur les réseaux sociaux et les médias, le ministre congolais de la Défense Crispin Atama Thabe note qu'il a été observé un déplacement des rebelles hutus rwandais des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

Le déplacement de ces FDLR et leurs familles va de la province du Nord-Kivu vers celle du Sud-Kivu "où ils seraient sollicités par le général rebelle rwandais Kayumba en vue d'une coalition pour une action belliqueuse contre le Rwanda à partir de la RDCongo", signale le ministre de la Défense.

La RDC "ne peut accepter de servir de base arrière pour un quelconque mouvement rebelle étranger contre un État voisin" et sollicite ainsi "l'appui des forces de la Monusco aux FARDC (armée congolaise)", écrit encore M. Atama Thabe dans ce courrier daté du 18 janvier.

Face à cette demande, la Monusco a "alerté les autorités rwandaises et a salué l'attitude positive et responsable des autorités congolaises", a expliqué Mme Leila.

La diplomate a néanmoins ajouté "qu'aucune attaque contre le Rwanda à partir de la RDC n'a été enregistrée" par la Monusco depuis.

Lundi, le gouvernement congolais a indiqué avoir extradé vers le Rwanda deux chefs des FDLR, dont leur porte-parole Bazeye Fils La Forge.

Les FDLR sont présentes dans l'Est de la RDC depuis 1994. Certains de leurs chefs sont accusés d'être responsables du génocide (800.000 morts) au Rwanda perpétré par le régime hutu extrémiste contre les Tutsis et les Hutus modérés, avant leur renversement par les forces pro-Tutsi de l'actuel président rwandais Paul Kagame.

Les relations entre la RDC et Rwanda sont complexes. Depuis 1996, le Rwanda a notamment soutenu différentes rébellions contre Kinshasa.

Avec AFP

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