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Washington appelle les autorités à "respecter" le choix des électeurs

Le président Joseph Kabila accompagné de sa famille vote à Gombe, Kinshasa, RDC, 30 décembre 2018. (Facebook/Guy Momat)

Les Etats-Unis ont appelé jeudi les autorités électorales de République démocratique du Congo (RDC) à "respecter" le choix des Congolais qui se sont rendus aux urnes pour désigner le nouveau président, en publiant des résultats "exacts".

"Ceux qui sapent le processus électoral, menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC, ou bénéficient de la corruption risquent de ne plus être les bienvenus aux Etats-Unis ou d'être interdits d'accès au système financier américain", a prévenu le département d'Etat américain dans un communiqué.

La Cenco appelle la Céni à publier les résultats

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Les évêques disent connaître le vainqueur

Les évêques de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) lors d'un point de presse à Kinshasa, 11 janvier 2017. (Top Congo/VOA)

La Conférence épiscopale congolaise (Cenco) a indiqué jeudi qu'elle connaissait le nom du vainqueur de l'élection présidentielle en RDC et a demandé à la Commission électorale (Céni) de proclamer les résultats dans "la vérité et la justice".

La mission d'observation de la Cenco "constate que les données à sa disposition issus des procès-verbaux des bureaux de vote consacre le choix d'un candidat comme président de la République", a déclaré son porte-parole, l'abbé Donatien Nshole.

"Il est important de souligner que les irrégularités observées n'ont pas pu entamer considérablement le choix que le peuple congolais a clairement exprimé dans les urnes", a-t-il ajouté.

"A cet effet, la Céni est appelée en tant qu'institution d'appui à la démocratie de publier en toute responsabilité les résultats des élections dans le respect de la vérité et de la justice", a-t-il poursuivi.

L'abbé Nshole présentait le rapport préliminaire de la Mission d'observation électorale de la commission justice et paix de la Cenco, qui affirme avoir déployé quelque 40.000 observateurs lors des élections dimanche.

Les élections présidentielle, législatives et provinciales de dimanche doivent désigner notamment le successeur du président Joseph Kabila, interdit de nouveau mandat selon la Constitution.

La Céni avait indiqué mardi qu'elle proclamerait les résultats provisoires "au plus tard" dimanche. La Céni a fait savoir jeudi qu'un report de l'annonce était possible.

Discours du chef de la mission d'observation de l'UA
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Le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, a rappelé jeudi que seule la Céni était "habilitée à annoncer et publier les résultats des votes".

"Le gouvernement et les cours et tribunaux de la RDC ont la charge de garantir cette intégrité en faisant en sorte notamment que toutes les parties prenantes au processus électoral autre que la Céni s'abstiennent de semer la confusion dans les esprits", avait prévenu le ministre.

"Les résultats proclamés par la Céni ne sont conformes ni à la vérité ni à la justice", avait déclaré l'ex-archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, le 12 décembre 2011 à l'annonce de la réélection contestée du président Kabila.

Deux opposants libérés par "grâce présidentielle"

Le député provincial de Kinshasa Gérard Mulumba a comparu "devant un tribunal qui a siégé dans son lieu d'hospitalisation", à Kinshasa, RDC, 23 février 2018. (Twitter/Wakenge)

Deux opposants congolais ont été libérés jeudi à Kinshasa en vertu d'une grâce du président Joseph Kabila, accordée en période de tension dans le pays qui attend les résultats de la présidentielle.

Le député provincial de Kinshasa Gérard Mulumba (alias Gecoco) "vient d'être libéré par une ordonnance présidentielle" portant mesure de grâce, a déclaré à l'AFP son avocat Me Léon Ngombwa.

"Il a déjà passé 14 mois en prison, il lui restait encore quatre mois", cette libération va lui "permettre de se faire soigner car il est malade", a-t-il ajouté.

Jean Claude Muyambo "est libéré aujourd'hui, il a été dans les critères" de l'ordonnance du Nouvel An accordant une grâce, a indiqué à l'AFP son avocat William Kalombo, confirmant une information du militant des droits de l'Homme, Emmanuel Cole.

Selon M. Cole, les deux hommes ont été libérés à l'issue d'une cérémonie organisée à la prison de Makala (la grande prison de Kinshasa) par le ministère de la Justice.

Selon le ministère, au total 200 prisonniers ont bénéficié de la grâce accordée par le président Joseph Kabila aux prisonniers dont la peine était inférieure ou égale à trois ans.

Elu et membre du parti historique d'opposition UDPS à Kinshasa, Gérard Mulumba avait été arrêté le 10 novembre 2017 et condamné à 18 mois de prison ferme pour "offense" au président.

Ancien allié de M. Kabila, M. Muyambo, qui a fait fortune comme avocat d'affaires, a été l'un des meneurs de la contestation de janvier 2015 contre le pouvoir. Plusieurs dizaines de personnes avaient été tuées lors de trois journées d'émeutes à Kinshasa.

M. Muyambo avait été arrêté au deuxième jour de ces troubles, officiellement poursuivi dans une affaire immobilière. D'abord condamné à 26 mois de prison, sa peine avait été alourdie en appel à cinq ans de prison.

L'opposition a toujours plaidé pour la relaxation de ces hommes, estimant que leur condamnation était motivée par des buts politiques.

La RDC attend la publication des résultats de l'élection présidentielle qui doit désigner le successeur du président Kabila.

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