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RDC

RDC: les chefs religieux exigent un consensus sur le calendrier électoral

Le Congolais Laurent Monsengwo Pasinya fait cardinal le 20 novembre 2010 par Benoit XVI qui était encore pape à l’époque.

Le président Joseph Kabila les a reçus lundi à Kinshasa dans le cadre des consultations en vue d’un dialogue national.

Le représentant de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Catholique), l'abbé Léonard Santedi a indiqué, après la rencontre avec le président Joseph Kabila, que les évêques étaient unanimes à réclamer un consensus sur le calendrier électoral.

L’opposition dont une partie refuse de prendre part au dialogue initié par Joseph Kabila, avait, dans son ensemble, rejeté le calendrier électoral de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) et en avait proposé un autre.

"Tout dialogue doit se faire dans le respect (...) de la Constitution et surtout des délais constitutionnels en ce qui concerne l'organisation des scrutins", et il faut créer un "climat de confiance" nécessaire pour "réussir le processus électoral", a insisté l'abbé Santedi.

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L’opposition accuse le président Kabila de manœuvrer en vue de se maintenir au pouvoir ou d’imposer un troisième mandat alors qu’il en a déjà accompli deux à la tête du pays et que la Constitution en fixe justement la limite à deux.

Le chef de l’Eglise protestante, Mgr Marini Bodo, a, lui aussi, confirmé que le dialogue tournait autour du calendrier des élections.

La Céni vient de prolonger l’enregistrement des candidatures pour les élections locales que l’opposition boycotte dans sa grande majorité.

Le président Kabila prévoit de recevoir mardi l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo dont les prises de position pèsent dans l’opinion nationale congolaise.

Dialogue politique lancé en RDC sans une partie de l’opposition

Joseph Kabila lors de son investiture le 20 décembre 2011 à Kinshasa

Le président Joseph Kabila tient à partir de vendredi des consultations avec la classe politique dans le cadre d’un dialogue. Mais une partie de l’opposition se tient à l’écart.

Le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et d’autres formations politiques de premier ordre ont refusé de participer au dialogue convoqué par M. Kabila. Ils accusent le président congolais d’orchestrer des manœuvres pour rester au pouvoir alors que la Constitution limite à deux le nombre de candidatures à la présidence pour un individu. Et M. Kabila en a déjà passé deux.

Seule l’UDPS, l’Union pour la démocratie et le progrès social et quelques partis apparenté, sont parties prenante aux consultations entamées vendredi par le président Joseph Kabila.

De quoi est-il question dans ce dialogue. VOA Afrique a posé la question au porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

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Ebola : le Prix Christophe Mérieux 2015 au professeur Muyembe

Une femme souffrant de diarrhée sanglante, des maux de tête et faisant une fièvre élevée -des signes classiques d'Ebola- attend à la salle d'urgence de l'Hôpital général de Kikwit, à 402 kms au sud-est de Kinshasa mercredi 17 mai 1995

L'Institut de France a annoncé mercredi l'attribution de ce prix doté de 500.000 euros pour encourager ce médecin congolais dans ses recherches sur Ebola.

Le Pr Muyembe a contribué à la découverte de la fièvre hémorragique à virus Ebola (FHVE) et avait été le premier chercheur à se rendre sur le site de la toute première épidémie, qui a eu lieu en 1976 à Yambuku, en République démocratique du Congo (RDC, appelée Zaïre à l'époque).

Afin de préciser l'étiologie de cette maladie, il avait ramené avec lui à Kinshasa une infirmière fiévreuse, dont le sang lui avait permis d'identifier le nouveau virus à l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, en Belgique.

Il a par la suite entrepris des recherches épidémiologiques et virologiques qui ont débouché sur la mise au point de mesures de contrôle d'Ebola utilisées pour la gestion des épidémies en Afrique.

Il a également été l'un des premiers à expérimenter la transfusion du sang de convalescents d'Ebola sur huit malades, ce qui lui a permis de mettre en place "les prémices d'une sérothérapie anti-Ebola actuellement en développement", précise l'Institut de France.

Le Pr Muyembe est aujourd'hui directeur général de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa.

Le prix sera remis le 3 juin à l'Institut de France, à Paris.

Avec AFP

RDC : les évêques de l'Est accusent les autorités de laisser pourrir la situation

Cardinal Laurent Monsengwo, l'archévêque de Kinshasa

Les évêques des six diocèses des provinces de l’Est ont publié un document à l'occasion de la fête de la Pentecôte.

Dans le document, les évêques des provinces du Maniema, du Nord et du Sud-Kivu, dont l'assemblée épiscopale siège à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, notent que "la sécurité, la paix et l'intégrité territoriale ne semblent pas avoir été prioritaires dans la stratégie des autorités publiques".

Ils affirment avoir du mal à comprendre "les ambiguïtés, les tergiversations et les paradoxes de notre gouvernement".

L’épiscopat de l’Est de la RDC se pose un certain nombre de question au regard notamment des massacres continus dans la partie sous sa juridiction.

Ces massacres attribués pour la plupart aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF) ont fait près de 400 morts en six mois, d’après l’AFP.

Les évêques se demandent comment les élections se dérouleront dans un tel contexte d’insécurité. L’enregistrement des candidatures pour les élections provinciales prévues cette année se clôture lundi. Et les élections présidentielle et législatives devront avoir lieu en 2016.

"Face à cette insécurité… le gouvernement serait-il incapable, démissionnaire ou complice ?" s’interrogent les évêques.

RDC : heurts entre soldats congolais et rebelles rwandais démobilisés, des blessés enregistrés

Des armes des combattants FDLR recueillies par l'ONU lors d'une opération de désarment de FDLR à Kateku, un village de l'est de la RDC, le 30 mai 2014.

Des tirs ont été entendus lundi au camp de transit des FDLR à Kanyabayongo lors d'une réunion avec des responsables militaires chargés de la démobilisation.

Au moins quatre blessés ont été enregistrés selon Bokele Joy, l’administrateur du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.

L’armée congolaise n’a pas voulu commenter l’incident. Mais, M. Joy a indiqué que trois FDLR et un officier ont été blessés après que des officiers ont tiré en l’air.

Le chef du bureau de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) à Goma, Daniel Ruiz, a quant à lui affirmé que des FDLR ont tenté de résister lors d'une opération de transfert de leurs officiers vers Kisangani, à près de 500 km plus à l'ouest.

Deux jeunes gens sont à la base de l’incident qui intoxiquaient selon le gouverneur Julien Paluku du Nord-Kivu. Pour lui, les deux FDLR "intoxiquaient" leurs camarades à ne pas rentrer chez eux.

Plus de dix mille FDLR ont été rapatriés dans le cadre d'un programme de rapatriement piloté par l'ONU.

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