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RDC

RDC : la traque des opposants dénoncée

Vitale Kamerhe au centre,parmi d'autres opposants

Des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer la traque des opposants et membres de la société civile qui ont appelé la population à manifester contre le projet de modification de la électorale et à s’opposer contre la modification de la Constitution.

Après le bâtonnier Jean-Claude Muyambo inculpé pour un dossier judiciaire vieux de plus trois ans mais qui a été ressuscité, le tour est à Vital Kamerhe.

D’autres opposants et défenseurs des droits de l’homme sont aussi arrêtés depuis les dernières dans le pays. Soit pour des affaires qui remonteraient à bien longtemps, soit juste pour avoir troublé l’ordre public.

Eddy Isango a interviewé sur la question, le président de l’Association internationale des Avocats de la défense AIAD et coordonnateur du Réseau des droits humains au Congo, Jean-Marie Eley Lofele.

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Kobler, satisfait du lancement des opérations contre les FDLR

« Seuls les combattants seront visés dans ces opérations », a dit Martin Kobler (Reuters)

« La MONUSCO soutient pleinement les forces armées congolaises (FARDC)", a déclaré Martin Kobler dans un communiqué .

Le chef de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), Martin Kobler, s’est félicité du lancement des opérations militaires contre les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) par le gouvernement congolais.

« La MONUSCO soutient pleinement les forces armées congolaises (FARDC)", a déclaré M. Kobler dans un communiqué repris par le Centre d’actualités de l’ONU.

Le Chef d'état-major des FARDC, le général Etumba, a annoncé à Beni le lancement des opérations contre les FDLR. Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les Etats de la région avaient donné aux FDLR jusqu’au 2 janvier pour désarmer complètement, ou être neutralisées par la force.

« Le gouvernement ainsi que la communauté internationale ont jugé que le processus de désarmement volontaire des FDLR a échoué », a noté la MONUSCO.

« Seuls les combattants seront visés dans ces opérations », a ajouté M. Kobler. Le chef de la MONUSCO s'est entretenu avec le général Etumba pour finaliser les détails de la coopération entre les FARDC et la MONUSCO, précise le Centre d’actualités de l’ONU.

L'offensive anti-FDLR annoncée par Etumba, un ''feu vert'' pour la Monusco

Un milicien FDLR au Congo (Reuters)

Le gouvernement congolais compte s'appuyer lors de son offensive sur la Monusco et sa brigade d'intervention qui a pour mandat de neutraliser les groupes armés.

KINSHASA (Reuters) - Les combats n'ont pas encore commencé et Charles Bambara, porte-parole de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), a dit considérer l'annonce du chef d'état-major congolais comme un "feu vert" officiel au lancement des opérations.

Le gouvernement de Kinshasa avait déclaré au début du mois qu'il était prêt à lancer une offensive militaire contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui avaient jusqu'au 2 janvier à minuit pour déposer les armes aux termes d'un ultimatum lancé par les puissances régionales de l'Afrique des Grands Lacs.

Les FLDR, qui comptent dans leurs rangs des miliciens hutus impliqués dans le génocide de 1994 au Rwanda, opèrent dans les provinces du Nord- et du Sud-Kivu, à la frontière entre le Congo, le Rwanda et le Burundi. Leur présence est l'un des facteurs des violences en cours depuis vingt ans dans l'est de la République démocratique du Congo.

Le gouvernement congolais compte s'appuyer lors de son offensive sur la Monusco et sa brigade d'intervention qui a pour mandat de neutraliser les groupes armés. En 2013, cette brigade forte de 3.000 soldats a aidé les forces gouvernementales à reprendre les territoires du Nord-Kivu dont s'étaient emparés les rebelles tutsis du M23.

RDC : lancement d’une offensive contre les rebelles hutus rwandais dans l’Est

Un homme appréhendé par les rebelles du M23 qui le suspectent d'être un rebelle hutu rwandais des FDLR (AP)

Le général Didier Etumba a annoncé à Béni le lancement de nouvelles opérations contre les rebelles hutus rawandais des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR).

Ce n’est pas une opération conjointe avec la Monusco, mais tout a été planifié par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), a précisé, de son côté, le général brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz, commandant de la Force onusienne.

Kinshasa avait donné jusqu'au 2 janvier aux rebelles rwandais pour déposer les armes et se rendre, ou alors subir un désarmement forcé.

Les FDLR n’ont pas répondu à cette injonction.

Le président Joseph Kabila était sous forte pression internationale pour donner son feu vert à une opération conjointe FARDC-Monusco.

L'annonce de cette offensive survient à la veille d'un sommet de l'Union africaine qui doit aussi aborder la question de la situation dans l'Est de la RDC.

RDC : Vital Kamerhe poursuivi pour une diffamation 3 ans après les faits

Vital Kamerhe, leader of DRC party Union pour la nation congolaise and former president of DRC National Assembly

Le président de l'UNC, un des leaders de l’opposition congolaise, sera jugé. Ainsi en a décidé mercredi la Cour suprême.

Un de ses avocats, Me Joseph Mukendi a déclaré à la presse que Kamerhe sera jugé directement en premier et dernier ressort.

La décision de la cour suprême, la plus haute juridiction du pays, a siégé mercredi à Kinshasa mais n'a pas révélé la date de début du procès.

Kamerhe est poursuivie pour une affaire qui l’oppose à une députée du parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, Wivine Moleka.

En 2011, l’opposant avait fait des déclarations dénonçant une fraude électorale massive et avait cité en exemple le cas de la députée.

Un procès était ouvert mais les deux parties étaient parvenues à un arrangement à l’amiable.

L’Union pour la Nation Congolaise, le parti de Kamerhe dénonce la nouvelle procédure comme un acharnement aux allures politiciennes destiné à empêcher son leader de se présenter à la prochaine présidentielle en obtenant sa condamnation.

Selon l’AFP, Me Mukendi s'est étonné de la "célérité de la procédure" relancée selon lui par le ministère public lundi, après une semaine de violences meurtrières à Kinshasa provoquées par un projet de révision de la loi électorale pourfendu par un collectif d'opposants codirigé par M. Kamerhe.

Pour les opposants, la révision de la loi électorale n'a d'autre but que de permettre à M. Kabila, de se maintenir à la tête de l'État au-delà de ce que permet la Constitution. Bien qu'amputée de sa disposition la plus contestée, la nouvelle loi adoptée dimanche ne semble en mesure d'apaiser aucune des craintes qu'ils avaient exprimées.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de se représenter au terme de son mandat, fin 2016.

Ancien président de l'Assemblée nationale, M. Kamerhe a été le directeur de campagne de M. Kabila lors de l'élection présidentielle de 2006. Entré en dissidence en 2010, il est arrivé troisième (avec moins de 8% des voix) à la présidentielle de 2011, marquée par des irrégularités massives.

Le secrétaire général de l'UNC, Jean-Bertrand Ewanga, avait été condamné en août à un an de prison ferme après un meeting de l'opposition dénonçant les velléités prêtées alors à M. Kabila de vouloir modifier le constitution pour pouvoir se représenter en 2016.

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