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RDC

RDC : Ban Ki-moon propose la reprise du dialogue politique sous les auspices de Kobler

Ban Ki-moon

Ban Ki-moon a appelé au calme et proposé jeudi la reprise du dialogue politique sous les auspices de son représentant et chef de la mission onusienne en République Démocratique du Congo, Martin Kobler.

Pour lui, le dialogue pourra rapprocher les positions des principaux protagonistes dans la crise congolaise.

Le secrétaire général de l'ONU a appelé à la retenue les manifestants et les forces de l'ordre congolaises en vue de "privilégier le dialogue", rapporte l’Afp.

Le numéro un des Nations Unies a rappelé au gouvernement congolais la responsabilité de celui-ci à fournir un espace politique pour l'expression pacifique des opinions.

Il a par ailleurs mis en garde contre la violence qui « n’est pas acceptable » et a en même temps souligné que « la réponse à des manifestations violentes doit aussi être proportionnée ».

Ban est aussi revenu sur « la nécessité que le processus électoral soit crédible, pacifique et en accord avec la Constitution ».

De son côté, le Conseil de sécurité a tenu jeudi des consultations à huis clos.

L’ambassadeur chilien Cristian Barros Melet qui préside le Conseil en janvier a révélé que le Conseil de sécurité a invité le gouvernement de Kinshasa à "établir un cadre légal consensuel et un calendrier pour des élections organisées en temps opportun, en conformité avec la Constitution".

"La réponse du gouvernement (aux manifestations violentes) doit respecter les droits de l'homme et être proportionnée", ont souligné aussi les 15 pays membres.

A Kinshasa, le Sénat a renvoyé à vendredi le vote du projet de révision de la loi électorale à la base des affrontements qui ont déjà fait au moins 48 morts dans la ville.

Le calme est revenu jeudi dans la ville. L’opposition estime que la population attend plutôt la décision du Sénat. Le collectif d l’opposition a plutôt appelé à d’autres manifestations lundi.

RDC: Ladsous évoque un retrait « progressif » de la MONUSCO

Hervé Ladsous (AP)

« Des défis subsistent et en dépit de la défaite militaire du M23, des groupes armés congolais et étrangers ... continuent de représenter une menace », a dit Hervé Ladsous.

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, s'est félicité jeudi des progrès réalisés par la République démocratique du Congo (RDC) en matière de sécurité au cours des dernières années. Néanmoins, il a estimé que le retrait de la Mission de l'ONU dans le pays (MONUSCO) devrait être progressif, et moins important que celui réclamé par le gouvernement du président Joseph Kabila.

Il s’exprimait à l’occasion d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation en RDC, signale le Centre d’actualités de l’ONU.

« De grands progrès ont été réalisés en RDC au cours de ces dernières années : le retrait des forces armées étrangères, la réunification du pays, l'établissement du gouvernement de transition et deux élections nationales », a-t-il noté. « Toutefois, des défis subsistent et en dépit de la défaite militaire du M23, des groupes armés congolais et étrangers, en particulier le FDLR et l'ADF, continuent de représenter une menace pour la population civile et pour la stabilité et le développement de l'est de la RDC et de la région des Grands Lacs », a poursuit M. Ladsous, toujours cité par le Centre d’actualité de l’ONU.

M. Ladsous s’est par ailleurs inquiété des incidents survenus ces derniers jours, qui sont liés à une tentative de modification de la Constitution par l’administration Kabila. Selon certaines sources, ils auraient coûté la vie à une cinquantaine de personnes. « Le peuple congolais a le droit de manifester pacifiquement. Nous exhortons le gouvernement à garantir que toute réponse aux manifestations violentes soit proportionnée », a-t-il dit.

Si la MONUSCO continue de jouer « un rôle important dans la stabilisation de la situation en RDC », l'ONU envisage de réduire les effectifs militaires de la Mission de 2.000 Casques bleus. Une réduction souhaitée par le président Kabila et son gouvernement, qui « ont plaidé pour une réduction plus importante ».

RDC : violences à Goma, les écoles fermées

Vidéo de la manifestation de Goma, 22 janvier 2015
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Les violences qui se poursuivaient en fin d’après-midi entre manifestants et policiers à Goma, principale ville de l’Est de la République Démocratique du Congo, ont poussé le maire de la ville a ordonné la fermeture des écoles.

Le maire de Goma, Naason Kubuya Ndoole, a annoncé dans un message diffusé sur les radios locales que tous les établissements d'enseignements fermaient leurs portes jusqu'à lundi "le temps de nous assurer que la situation est redevenue calme".

Malgré une pluie fine, des affrontements entre manifestants usant des pierres et policiers recourant au gaz lacrymogène et tirant par en l’air ont été constatés notamment autour des barricades érigées par des jeunes.

L’Afp rapporte que dans la matinée, les forces de l'ordre avaient ouvert le feu à plusieurs reprises sur quatre cortèges de manifestants hostiles au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Deux étudiants qui étaient à d’un des cortèges qui se dirigeant à l’université, ont été blessés par balles.

De violentes manifestations ont lieu depuis le début de semaine dans beaucoup d’autres villes du pays.

Kinshasa, la capitale congolaise a été le théâtre de violences meurtrières de lundi à mercredi. A l'origine de ces troubles : un projet de loi contesté susceptible de permettre au président Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat, fin 2016, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Déjà adopté par les députés, le projet devait être soumis au vote des sénateurs jeudi à partir de 13H00 GMT mais à 15H00 GMT le sénat ne s'était toujours pas réuni.

Ces violences ont fait 12 morts selon le gouvernement, 28 selon une ONG congolaise et 42 selon la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH ). Les troubles s'étaient étendus mardi et mercredi à Goma, où l'on n'a déploré aucun mort, ni aucun pillage, contrairement à ce qui s'est passé à Kinshasa.

Ville stratégique à la frontière du Rwanda, Goma est la capitale du Nord-Kivu, province déchirée par les conflits armés depuis plus de vingt ans.

L'Occident invite Kinshasa à renoncer à sa loi électorale

Des manifestations à Kinshasa contre la nouvelle loi électorale soumise par l'administration Kabila (Reuters)

Des diplomates ont rencontré mercredi le président du Sénat, Kengo Wa Dondo, pour l'inviter "à prendre en considération les tensions qui prévalent à Kinshasa", selon Reuters.

KINSHASA, 22 janvier (Reuters) - Les ambassadeurs de plusieurs pays occidentaux exhortent les autorités de République démocratique du Congo à abandonner ou remodeler un projet de réforme électorale qui a provoqué trois jours de violentes manifestations dans le pays, rapportent des sources diplomatiques.

Le texte a été adopté samedi par la chambre basse du parlement et sera mis au vote ce jeudi au Sénat. Les représentants des Etats-Unis, de France, du Royaume-Uni et de Belgique, l'ancienne puissance coloniale, ont rencontré mercredi le président du Sénat, Kengo Wa Dondo, pour l'inviter "à prendre en considération les tensions qui prévalent à Kinshasa et dans les autres villes du pays", a dit un diplomate.

Ils doivent s'entretenir dans la journée de jeudi avec le président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku, afin de lui transmettre le même message. "Kengo est très soucieux de désamorcer la situation", a indiqué un autre diplomate. "Le gouvernement est très conscient des possibles répercussions."

Les partisans de l'opposition descendent dans la rue depuis lundi pour protester contre l'adoption d'une loi électorale qui impose l'organisation d'un recensement de la population en préalable aux élections législatives et présidentielle de 2016, ce qui pourrait repousser les scrutins de plusieurs années et permettre ainsi au président Joseph Kabila de se maintenir plus longtemps au pouvoir.

Au moins 42 personnes ont péri en trois jours d'affrontements avec les forces de l'ordre, selon la Fédération internationale des ligues de droits de l'homme (FIDH). Le gouvernement de Kinshasa fait état pour sa part de 15 morts, pour la plupart des pillards abattus par des vigiles privés. Selon des témoins, une femme a été tuée jeudi lorsque la police a tiré à balles réelles et au gaz lacrymogène pour disperser des milliers d'opposants rassemblés à Goma, dans l'est du pays. La police a démenti avoir tiré à balles réelles.

A Kinshasa, la situation était globalement calme dans la matinée. Des dirigeants de l'opposition et leaders étudiants réunis à l'université de Kinshasa, théâtre des plus violentes confrontations, ont dit qu'ils attendraient le vote du Sénat avant de se prononcer sur les suites à donner au mouvement.

Global Witness dénonce la poursuite du trafic de l'or dans l'Est de la RDC

(AP)

L'ONG évoque un nouveau rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur ce trafic, qui persiste dans l’Est de la RDC, du fait de la faiblesse des systèmes de traçabilité.

L'ONG Global Witness rappelle que le commerce illégal de minerais dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) se poursuit, en dépit des efforts pour y mettre fin.

Global Witness évoque un nouveau rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur ce trafic, pour constater qu’en dépit des efforts entrepris par les Emirats Arabes Unis (EAU), ou l’Ouganda, les ventes illicites d’or en provenance de l’Est de la RDC persistent, du fait de la faiblesse des systèmes de traçabilité.

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De surcroit, affirme Nathaniel Dyer de Global Witness, ces ventes alimentent toujours les groupes armés, et contribuent à la corruption au sein des forces gouvernementales.

Les enquêteurs onusiens évoquent également dans leur nouveau rapport, remis récemment au Conseil de sécurité, un trafic de coltan passant illicitement de RDC au Rwanda. Un effort accru sera nécessaire pour le juguler, a estimé M. Dyer.

Le minerai provient de Rubaya et passe facilement en contrebande au Rwanda, « cette contrebande étant facilitée par la possibilité d’obtenir, au marché noir, des étiquettes rwandaises et documents connexes qui peuvent être achetés et utilisés pour introduire du minerai en contrebande ou volé dans la chaîne mondiale d’approvisionnement », note le rapport de l'ONU.

Le principal minerai de contrebande passant par Goma reste le coltan blanc, qui n’est produit qu’en RDC, précise M. Dyer. Les sociétés rwandaises impliquées dans ce trafic sont la CIMIEX et Union Mines, selon l’ONU.

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