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RDC

Global Witness dénonce la poursuite du trafic de l'or dans l'Est de la RDC

(AP)

L'ONG évoque un nouveau rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur ce trafic, qui persiste dans l’Est de la RDC, du fait de la faiblesse des systèmes de traçabilité.

L'ONG Global Witness rappelle que le commerce illégal de minerais dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) se poursuit, en dépit des efforts pour y mettre fin.

Global Witness évoque un nouveau rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur ce trafic, pour constater qu’en dépit des efforts entrepris par les Emirats Arabes Unis (EAU), ou l’Ouganda, les ventes illicites d’or en provenance de l’Est de la RDC persistent, du fait de la faiblesse des systèmes de traçabilité.

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De surcroit, affirme Nathaniel Dyer de Global Witness, ces ventes alimentent toujours les groupes armés, et contribuent à la corruption au sein des forces gouvernementales.

Les enquêteurs onusiens évoquent également dans leur nouveau rapport, remis récemment au Conseil de sécurité, un trafic de coltan passant illicitement de RDC au Rwanda. Un effort accru sera nécessaire pour le juguler, a estimé M. Dyer.

Le minerai provient de Rubaya et passe facilement en contrebande au Rwanda, « cette contrebande étant facilitée par la possibilité d’obtenir, au marché noir, des étiquettes rwandaises et documents connexes qui peuvent être achetés et utilisés pour introduire du minerai en contrebande ou volé dans la chaîne mondiale d’approvisionnement », note le rapport de l'ONU.

Le principal minerai de contrebande passant par Goma reste le coltan blanc, qui n’est produit qu’en RDC, précise M. Dyer. Les sociétés rwandaises impliquées dans ce trafic sont la CIMIEX et Union Mines, selon l’ONU.

Washington, préoccupé par les violences en RDC

La porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki (Photo département d'Etat)

Les Etats-Unis sont « troublés » par la violence des manifestations, l’ampleur des pillages, des arrestations illégales, et des sévices contre les manifestants, a dit le département d'Etat.

Les Etats-Unis se sont déclarés préoccupés par la violence accrue en République démocratique du Congo (RDC). La violence a fait rage mercredi dans le pays, pour une troisième journée consécutive, l'Assemblée nationale et le Sénat examinant un projet de révision de la loi électorale susceptible d'entraîner le report de l'élection présidentielle de 2016.

La police a tiré des grenades lacrymogènes afin de disperser des manifestants rassemblés sur le campus de l'université de Kinshasa et dans trois autres secteurs de la capitale, précise Reuters. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a évoqué une quarantaine de morts, alors que le gouvernement attribue une quinzaine de décès à des vigiles privés.

Ici à Washington, la porte-parole du département d’Etat américain, Jen Psaki, a déclaré que les Etats-Unis sont « troublés » par la violence des manifestations, l’ampleur des pillages, des arrestations illégales, et des sévices contre les manifestants. Les Etats-Unis appellent « toutes les forces de sécurité congolaises, ainsi que les membres de la société civile et de l'opposition, à faire preuve de retenue et à s’abstenir d'actes de violence ».

Il faut protéger le droit des citoyens de « se réunir pacifiquement et d’exercer leur droit à la libre expression », a poursuivi Mme Psaki dans un communiqué. Elle a rappelé que ce droit reste « la pierre angulaire de la démocratie » et joue un rôle critique dans un processus électoral crédible et transparent. Et à cet égard, la porte-parole du département d’Etat a noté que les États-Unis sont également « alarmés » par le bouclage informatique et médiatique pratiqué par Kinshasa, les sites Internet, les services de messagerie et les stations de radio ayant été fermés.

RDC : Mgr Monsengwo appelle le gouvernement "à arrêter de tuer" le peuple

Mgr Laurent Monsengwo à genou devant le pape Bénoit XVI, lors de sa création au titre de cardinal le 20 novembre 2010.

"Arrêtez de tuer votre peuple", interpelle l'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo alors que des heurts se poursuivent à Kinshasa pour le troisième jour consécutif des manifestations contre la modification de la loi électorale. Le FIDH parle de 42 tués.

Mgr Laurent Monsengwo, a, dans un communiqué, interpelé le gouvernement congolais à arrêter de tuer les Congolais qui protestent dans des manifestations violentes depuis trois jours contre une modification de la loi électorale conditionnant l’élection présidentielle à la tenue d’un recensement.

"Nous désapprouvons et condamnons toute révision de la loi électorale", souligne le cardinal Monsengwo. Selon lui, la modification de la électorale telle que voulue par le gouvernement prolongerait "illégalement les échéances électorales de 2016", date prévue des prochaine législatives et présidentielle.

"Arrêtez de tuer votre peuple", lance-t-il dans ce communiqué avant de continuer plus loin "ces derniers jours, Kinshasa est dans un état de siège incompréhensible. La population est en révolte. Certains hommes politiques, avec les forces de l'ordre, sèment la désolation et créent l'insécurité générale. Nous stigmatisons ces agissements qui ont causé mort d'homme".

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RDC: au moins 42 morts, selon la FIDH

Sanglantes manifestations à Kinshasa (AP)

Le gouvernement de Kinshasa, pour sa part, fait état d'un bilan de 15 morts, pour la plupart des pillards abattus par des vigiles privés.

KINSHASA (Reuters) - Au moins 42 personnes ont été tuées depuis lundi en République démocratique du Congo (RDC) lors de manifestations contre un projet de révision de la loi électorale susceptible d'entraîner le report de l'élection présidentielle de 2016, affirme mercredi la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH).

Le gouvernement de Kinshasa, pour sa part, fait état d'un bilan de 15 morts, pour la plupart des pillards abattus par des vigiles privés.

D'après Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH pour l'Afrique, la majorité des victimes ont été tuées alors qu'elles participaient aux manifestations politiques.

Les heurts se sont poursuivis mercredi pour le troisième jour consécutif, la police tirant des grenades lacrymogènes afin de disperser les manifestants rassemblés sur le campus de l'université de Kinshasa et dans trois autres secteurs de la capitale.

Dans le quartier central de Matete, un témoin a rapporté que les forces de sécurité avaient tiré à balles réelles sur les protestataires, qui ont érigé des barricades de pneus enflammés et lancé des pierres sur les policiers.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a fait état de onze morts mardi lors des violences et de quatre autres le jour précédent. L'opposition parle d'au moins 13 morts lundi.

Lambert Mende a précisé que des vigiles privés avaient abattu dix civils qui participaient mardi à des pillages et a fait état d'un mort parmi les policiers.

"Nous n'avons constaté aucune manifestation près du Parlement (...) Il s'agissait uniquement de pillage, d'extorsion, de destruction et de vandalisme", a-t-il souligné.

La réforme proposée par le gouvernement prévoit un recensement de la population avant l'élection présidentielle. Pour l'opposition, il faudra des années pour mener à bien cette opération, ce qui signifie donc un report du scrutin et le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Ce projet, approuvé samedi dernier par la Chambre basse du Parlement, doit être présenté au Sénat jeudi.

Joseph Kabila est arrivé au pouvoir après l'assassinat de son père en 2001. Il a remporté en 2006 et 2011 des élections présidentielles très disputées. La Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat.

RDC : Le Sénat déclare recevable le projet de modification de la loi électorale à la base des heurts à Kinshasa

Kengo Wa Dondo, le président du Sénat de la RDC.

Le Sénat congolais a déclaré recevable, mardi, le projet de modification de la loi électorale à la base des heurts qui, à leur deuxième journée consécutive, ont causé au 28 morts à Kinshasa, selon les ONG, et dans d’autres villes de la RDC.

Les leaders de l’opposition ont dénoncé les morts, des cas d’arrestation des opposants et des manifestants et ont appelé les congolais à maintenir la pression sur le pouvoir jusqu’à l’obtention du retrait du projet de la loi pouvant retarder l’organisation des élections et laisser le président au pouvoir au-delà de son deuxième mandat, pourtant limité par la Constitution.

Le gouvernement n’a pas répondu aux appels téléphoniques de la VOA pour donner un bilan des heurts de mardi à Kinshasa. Mais les activistes des droits de l'homme disent avoir comptabilisé 28 personnes tuées lors de deux journées de manfestation.

Des cas d’arrestation sont signalés. Comme celle du bâtonnier Jean-Claude Muyambo, opposant proche de Moise Katumbi, le gouverneur Kabiliste de la province du Katanga qui a récemment fait revirement déclarant dans un discours imagé que « les supporters plus nombreux ceux du Burkina Faso devait envahir l’aire de jeu pour empêcher qu’un troisième faux penalty ne soit tiré ». M. Muyambo a été arrêté mardi matin de sa résidence.

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Vital Kamerhe de l’Union pour la Nation Congolaise, un des leaders le plus en vue de l’opposition, a qualifié « d’arbitraire » l’arrestation de M. Muyambo opérée par des hommes en cagoule. « On a d’abord accusé Muyambo d’appel à la révolte puis une fois au parquet il a été informé que son arrestation était plutôt due à un abus de confiance pour un dossier pour lequel il était avocat, » a indiqué M. Kamerhe, dénonçant la tentative du pouvoir d’installer un état de terreur en RDC.

Comme lui, Etienne Tshisekedi, leader historique de l’opposition, en convalescence à Bruxelles, a lancé un appel à poursuivre la pression contre le pouvoir de Joseph Kabila.

« Je lance un appel solennel à notre peuple de demeurer mobilisé, de manière permanente, pour contraindre ce régime finissant à quitter le pouvoir, en usant de tous les moyens que nous confère l'article 64 de notre Constitution, » affirme Etienne Tshisekedi à travers un communiqué remis mardi à la VOA.

La modification de la loi électorale contestée conditionne la tenue des élections de 2016 à un recensement et à l’identification de la population.

L’opposition estime que ces deux opérations ne pourront pas se faire avant la date du 19 décembre 2014 prévue pour les élections. Ce qui aura pour conséquence de maintenir M. Kabila au pouvoir au-delà de son deuxième mandat, selon la limite fixée par la Constitution.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) a déploré mardi le lourd bilan suite aux violentes manifestations qui ont eu lieu à Kinshasa.

« Je déplore les morts et les blessés suite aux incidents qui se sont produits … à la suite de violentes manifestations, et l'usage de la force létale par les forces de sécurité qui s'en est suivi », a déclaré Martin Kobler dans un communiqué relayé par le Centre d’actualités de l’ONU, il a rappelé que « l'usage de la force par les forces de l'ordre doit toujours être proportionné, imposé par la nécessité, et en dernier recours ».

Les violences de lundi et mardi à Kinshasa ont fait 28 morts, selon un bilan avancé mardi soir par une organisation de défense des droits de l'Homme congolaise.

Ce chiffre n'a pas pu être confirmé dans l'immédiat de source indépendante. Interrogé, la Croix rouge congolaise s'est refusée à donner un bilan, s'en remettant aux autorités.

"Nous avons consolidé les chiffres suivants: 20 morts dont deux policiers lundi, et huit morts" civils mardi, a déclaré à Me Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice (ACAJ).

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Me Kapiamba a expliqué que ces chiffres avaient été obtenus par des observateurs déployés dans la capitale congolaise par son association et un collectif d'autres ONG. Ce nombre a été obtenu auprès de sources dans différentes morgues, mais l'ACAJ précise cependant ne pas avoir été en mesure d'établir une liste nominative de tous les morts.

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