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RDC : les Fdlr n’ont pas désarmé à l’expiration de l’ultimatum de six mois

Des casques bleus ont récupéré quelques armes sur des comabattants Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) après leur reddition en Kateku, une petite ville dans la région orientale de la République démocratique du Congo (RDC), 30 mai 2014. United Nations peace keepers record details of weapons recovered from the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) militants after their surrender in Kateku, a small town in eastern region of the Democratic Republic of Congo (DRC), May 30, 20

Au moins 1.200 combattants hutu rwandais des Forces pour Démocratiques pour la Libération du Rwanda (Fdlr) n’ont pas toujours désarmé alors que l’ultimatum que la communauté internationale leur a donné expire vendredi à minuit, heure de la région de l’Afrique centrale, a indiqué à VOA le Secrétaire exécutif de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL), Alphonse Ntumba Luaba.

« Le compte n’y est pas (à la fin de l’ultimatum). Il reste encore 1.200 Fdlr qui n’ont pas désarmé… et puisque l’ultimatum de six mois expire vendredi à minuit, les combattants qui ne désarmeront pas devront être considérés comme des récalcitrants et devront subir la rigueur militaire, » a fait savoir M. Luaba.

Selon lui, un peu plus de 300 combattants et 400 de leurs dépendants (femmes et enfants) se sont rendus au terme de cet ultimatum qui était donné six mois plutôt par la SADC (Communauté économique et de développement des pays de l’Afrique Australe) et la CIRGL, appuyées par la Mission des Nations Unies au Congo (Monusco).

« Seule une ou deux armes lourdes ont été rendues, » a expliqué M. Luaba.

Le chef de la mission Martin Kobler a lancé vendredi à travers Twitter un dernier appel à ces rebelles rwandais.

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"Tous les FDLR doivent se rendre et retourner à une vie paisible au Rwanda. Je les encourage à se rendre dans les camps" de démobilisation au Nord et Sud-Kivu (est de la RDC), a commenté sur son compte twitter M. Kobler.

De son côté, sur le même réseau social, le général Joseph Nzabamwita, porte-parole de l'armée rwandaise, n'évoque plus l'option de la reddition et dit espérer à une attaque contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont la présence dans l'est congolais déstabilise toute la région depuis 20 ans.

"J'appelle tous mes amis Congolais à rejoindre le Rwanda dans le soutien des efforts régionaux pour une action militaire contre les FDLR", a lancé le général rwandais.

"La Monusco et sa Brigade d'intervention doivent maintenant s'engager dans des opérations contre les FDLR (...) pour s'acquitter de leur mandat de neutralisation de tous les groupes armés", soulignaient pour leur part vendredi après-midi les envoyés spéciaux internationaux de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne, des Etats-Unis et de la Belgique.

Une semaine plutôt, la ministre rwandaise des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo avait mis au défi la communauté internationale de lancer des opérations militaires contre les FDLR après l’expiration de l’ultimatum. Pour elle, la communauté internationale fait plutôt preuve de manque de volonté sur cette question.

A cette préoccupation, M. Luaba a indiqué que la page est presque tournée pour la présence de FDRL au Congo car la Monusco, la Sadc et la Cirgl font preuve d’un engagement sans pareil sur la question.

Considérablement affaiblies, les FDLR n'ont plus lancé d'attaque d'envergure contre le Rwanda depuis les années 2000, mais Kigali les considère toujours comme une menace stratégique sur sa sécurité.

Les FDLR, dont des chefs sont accusés d'avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda, qui fit 800.000 morts selon l'ONU, commettent depuis des années en toute impunité de graves exactions contre les civils congolais (viols, meurtres, pillages, enrôlements d'enfants-soldats) et se livrent à de nombreux trafics, notamment d'or et de charbon de bois.

En décembre 2013, les FDLR ont annoncé la fin de leur mouvement armé pour "se consacrer à la lutte politique" dans leur pays, ce que Kigali rejette catégoriquement. Le 30 mai, 97 membres des FDLR s'étaient rendus au Nord-Kivu, et 83 autres le 9 juin au Sud-Kivu. Le processus est depuis lors au point mort.

Mi-2014, la communauté internationale, dont les États de la région, a donné aux rebelles hutu un ultimatum de six mois, jusqu'au 2 janvier, pour tous se rendre, faute de quoi ils s'exposeraient à des attaques de l'armée et de la Monusco.

Dimanche, environ 150 combattants - sur les quelque 1.500 que compteraient encore les FDLR - se sont rendus dans les Nord-Kivu et Sud-Kivu. Avec les redditions groupées de mai et juin, cela porte à près de 350 le nombre de combattants qui ont jusqu'à présent déposé les armes pour se rendre.

"Même si c'est un pas nécessaire, il n'est pas suffisant, il n'est qu'un pas partiel et assez tardif", avait déclaré lors de la reddition de dimanche Conrandie Marius, le représentant de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

L'ONG américaine Enough Project a accusé les FDLR d'avoir profité de l'ultimatum pour "se réorganiser", notamment en trafiquant de l'or et du charbon de bois pour "acheter des munitions et des armes à des officiers congolais, avec qui il continue à collaborer et de partager des informations".

Les envoyés spéciaux reconnaissent pour leur part que les FDLR ont utilisé ce "délai de grâce" afin de "continuer à perpétrer des violations des droits de l'homme contre des personnes innocentes dans l'est de la RDC, à recruter des combattants et à poursuivre leur agenda politique illégitime".

"La date du 2 janvier n'a pas de sens pour nous" mais elle "devrait avoir un sens pour Kigali parce que c'est Kigali qui bloque notre retour chez nous! S'il ouvre l'espace politique, on rentre, c'est tout!", a affirmé mardi La Forge Fils Bazeye, porte-parole des FDLR.

Cependant, après le 2 janvier, "le processus de désarmement va continuer jusqu'à son accomplissement", a-t-il promis, assurant que les rebelles rwandais n'opposeraient "aucune résistance" en cas d'attaque de l'armée et de la Monusco.

Congo : le parti de Sassou Nguesso opte pour la révision constitutionnelle

Denis Sassou Nguesso, le président de la République du Congo

Le parti du président congolais Denis Sassou Nguesso s'est prononcé mercredi pour une révision de la Constitution qui permettra à son leader de briguer un autre mandat présidentiel en 2016.

Lors d’une réunion tenue mardi à Brazzaville, 46 membres dirigeants du Parti congolais du travail (PCT) se sont déclarés favorables à cette initiative contre un seul.

L’Afp précise qu’une déclaration officielle de cette réunion présidée par Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT, était prévue pour mercredi après-midi.

Les membres du parti présidentiel venus de l'ensemble du pays et de l'étranger ont débattu sur la possibilité de voir M. Sassou Nguesso - 30 ans au pouvoir - se représenter à la présidentielle de 2016 pour un nouveau mandat de sept ans.

La Constitution congolaise en vigueur depuis 2002 limite à deux le nombre de mandats présidentiels et l'âge des candidats à 70 ans. Elle ne permet pas au président Sassou Nguesso, 71 ans, qui termine en 2016 son deuxième et théoriquement dernier septennat, de se représenter.

La prise de position du parti au pouvoir sur le changement constitutionnel coïncide avec la célébration des 45 ans d'existence de cette formation politique. Créée par Marien Ngouabi, président du Congo entre 1969 et 1977, le PCT était d'obédience marxiste-léniniste au départ et se réclame désormais de la sociale-démocratie.

Depuis plusieurs mois, les membres de l'opposition congolaise appellent le chef de l'État à respecter la constitution.

Un débat identique au Burkina Faso, dont le président Blaise Compaoré voulait également modifier la Constitution pour se maintenir le pouvoir, a fini par contraindre ce dernier à lâcher les rênes du pays, sous la pression de la rue et de l'armée, après des échauffourées ayant fait quelques dizaine de morts.

Président du Congo entre 1979 et 1992 sous le régime du parti unique, M. Sassou Nguesso était revenu au pouvoir en 1997 au terme d'une guerre civile, avant de se faire élire en 2002 et 2009 à l'issue d'élections contestées par l'opposition.

RDC : les comptes bancaires de l'hôpital du Dr Denis Mukwege, saisis

Docteur Denis Mukwege, Prix Sakharov 2014

Les comptes bancaires de l'hôpital du Dr Denis Mukwege, qui a récemment reçu lePrix Skarov 2014 du Parlement européen, ont été saisis par le pouvoir congolais.

Dr Denis Mukwege, a plusieurs fois été primé pour son aide aux victimes de viols dans l'est de la République démocratique du Congo.

Le communiqué précise que la saisie des comptes empêche à l’institution d’opérer des retraits.

Le blocage des comptes bancaires "a un impact majeur sur le fonctionnement de l'hôpital et la prise en charge des malades", souligne-t-il, ajoutant que "les 500 agents employés par l'hôpital n'ont pas reçu leur salaire" de décembre à cause de cette décision.

Selon Me Patient Bashombe, avocat conseil de l'hôpital, il est reproché à l'établissement de ne pas payer l'impôt. Or, "l'hôpital de Panzi est (...) un hôpital de l'Etat. Et aucun hôpital public ne paie jusqu'à aujourd'hui les impôts en RDC", fait-il valoir, cité par le communiqué.

"Le fait de saisir les comptes de l'hôpital est illégal, (ce qui peut) nous amener à parler d'un acharnement", a-t-il accusé.

"Nous exigeons que les autorités cessent avec ces mesures discriminatoires à l'endroit du seul hôpital de Panzi", indique le communiqué.

A Bukavu, mercredi après-midi, des dizaines d'agents de l'hôpital ont manifesté devant les installations de la Direction générale des impôts pour protester contre cette décision, a constaté un journaliste de l'AFP.

"A cause de cette mesure de geler les comptes (de l'hôpital), nous n'avons pas été payés pour ce mois de décembre. Nos familles n'ont pas fêté à Noël, il en sera de même demain pour le Nouvel an", a déclaré à l'AFP Roger Buhendwa, l'un des manifestants.

Sur les banderoles brandies par les employés en colère, on pouvait lire: "Arrêtez tout acharnement fiscal (contre) l'hôpital de Panzi", "Libérez notre argent".

Contacté par l'AFP, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, n'a pas voulu commenter une décision qui relève du "pouvoir judiciaire".

Le procureur général de la RDC n'avait pu être joint mercredi après-midi par l'AFP.

Fondé par M. Mukwege, l'hôpital de Panzi soigne depuis une quinzaine d'années des femmes victimes de violences sexuelles dans cette région troublée, instable depuis deux décennies.

En recevant fin novembre le prix Sakharov pour son combat en faveur des femmes victimes de viols, le médecin avait appelé ses compatriotes à "soigner" la RDC.

Il avait dénoncé "l'insécurité et la mauvaise gouvernance" qui sont, selon lui, à la base de "l'extrême pauvreté" qui gangrène l'est de la RDC, région pourtant riche en minerais.

RDC : 60 ex-rebelles M23 rapatriés de l’Ouganda

Congolese army soldiers march on a reconnaissance mission near Kibumba Hill, which is occupied by M23 rebels, around 25km from the provincial capital Goma, in eastern Congo Sunday, Oct. 27, 2013. The Congolese army says it has taken two more towns in the

Soixante ex-rebelles congolais du Mouvement du 23 mars (M23) exilés en Ouganda ont été rapatriés en milieu de semaine dernière dans le nord-est de la République démocratique du Congo voisine, disent les autorités militaire et officielle.

"Soixante éléments ex-M23 (...) sont arrivés à Bunia depuis dimanche" en provenance de l'Ouganda, en compagnie de "deux femmes et un enfant", a déclaré à l'AFP le général Jean-Pierre Bongwangela, commandant de la région militaire en province Orientale.

François Muamba, coordonnateur du suivi des accords signés entre le M23 et l'État congolais, a confirmé l'information: "Comme c'était prévu, le processus du rapatriement volontaire des ex-M23 vers la RDC se poursuit. Nous avons enregistré 60 nouvelles arrivées par la route sur Bunia".

Les ex-combattants avaient traversé la frontière au niveau du poste-frontière de Goli, situé à près de 190 kilomètres au nord-est de Bunia. Mardi, ils ont été transférés par avion vers Kamina, une ville du centre de la province minière du Katanga (sud-est), selon le général et M. Muamba.

Une fois à Kamina, ils rejoindront 120 ex-miliciens du M23 qui avaient embarqué mi-décembre à l'aéroport international d'Entebbe, à une trentaine de km de Kampala, à destination de la RDC.

Interrogé par l'AFP, Bertrand Bisimwa, président de la branche politique du M23, exilé en Ouganda, a déclaré qu'il n'était pas au courant d'un tel rapatriement.

Le M23 est né en mai 2012 dans le Nord-Kivu, une province de l'est congolais en proie à une instabilité chronique depuis 20 ans en raison de nombreux groupes armés locaux et étrangers qui s'y affrontent pour des raisons ethniques, foncières, ou pour le contrôle des importantes richesses, surtout minières.

En novembre 2013, le groupe armé - soutenu par le Rwanda et l'Ouganda voisins, selon l'ONU - a été vaincu par l'armée congolaise et les Casques bleus. La RDC, le M23 et l'Ouganda, médiateur de la crise, ont signé des déclarations de paix en décembre 2013 à Nairobi.

Mi-décembre 2014, un millier d'ex-M23 se sont enfuis du camp ougandais de Bihanga - à environ 300 km au sud-ouest de Kampala, où quelque 1.300 d'entre eux étaient cantonnés - après s'être opposés à une opération de rapatriement lancée par l'armée ougandaise. Le M23 avait alors dénoncé une tentative de rapatriement "forcé".

M. Muamba a insisté mardi qu'il n'y a "jamais eu de rapatriement forcé", accusant M. Bisimwa de se livrer à une "campagne de désinformation". "Si parmi les anciens membres du M23 certains préfèrent rester à l'étranger, on en prend acte (...) Rentrent ceux qui veulent rentrer."

RDC: un ancien député arrêté pour des déclarations contre la révision constitutionnelle

Reeleição de Kabila não é sinónimo de vitória para o seu partido PPRD que perde a sua influencia parlamentar

L’ancien député et membre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (Pprd) du président Joseph Kabila a été arrêté mardi à Kinshasa, pour avoir fait des déclarations contre la révision constitutionnelle, dénoncent des défenseurs des droits de l’homme.

L’avocat de l’ancien député a indiqué que celui-ci est inculpé pour incitation à la haine tribale et trouble à l’ordre public au Katanga.

L’ancien député, Vano Kalembe Kiboko, a été empêché la veille de voyager avec sa famille.

Un communiqué publié par l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), ONG des droits de l’homme, précise que le Parquet général de la République poursuit M. Kiboko pour avoir fait une déclaration à travers certains médias de Lubumbashi dans laquelle il s’opposait à la révision constitutionnelle.

Le même communique indique qu’il lui est aussi reproché d’avoir exprimé son ralliement au gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2016.

M. Katumbi a déclaré lui-même, le 23 décembre dernier de retour d’un voyage de santé, que les « supporters (du Congo) qui sont plus importants en nombre que ceux qui ont manifesté au Burkina Faso » devaient « envahir l’air de jeu pour protester contre un troisième faux penalty sifflé par l’arbitre ». Une formule imagée que la presse congolaise a reliée à la disposition constitutionnelle qui limite à deux le nombre de mandat présidentiel pour chaque un individu.

L’Acaj dénonce aussi les menaces et intimidations dont font l’objet actuellement plusieurs personnes qui s’opposent à la révision constitutionnelle en RDC. L’ONG des droits de l’homme appelle le président Joseph Kabila à mettre fin à toutes ces menaces.​

D’autres organisations de défense des droits de l’homme regroupés au sein d’un collectif pour la bonne gouvernance en RDC ont aussi dénoncé ces menaces et exigé la libération sans conditions de Vano Kalembe Kiboko.

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