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RDC

CAN 2015 : la RDC et la Zambie se séparent sur un match nul (1-1)

Un supporter congolais avant le match de sa sélection, Ebebiyin, Guinée équatoriale, 18 janvier 2015.

Les Léopards ont été rapidement menés au score et ont su égaliser. Ils auraient même pu espérer mieux devant les Chipopolo ce dimanche à Ebebiyin.

Singuluma ne risque pas d'avoir que des amis lors de son retour en RDC.

Le joueur du TP Mazembe à Lubumbahsi a joué un mauvais tour aux Congolais des la 2e minute de jeu. Le Zambien trompe du droit Kidiaba qui avait mal dégagé dans l'axe.

Les Congolais vont alors passer tout la première période a essayé de recoller au score. Mbokani et Bolisie se démènent sur le front de l'attaque mais la cache de Mweene reste inviolée jusqu’à la mi-temps.

Animée par la même volonté offensive, la sélecton congolaise entame les dernières 45 minutes avec la même envie d’égaliser.

Particulièrement en jambes durant ce match, c'est Yannick Bolasie qui parvient d'une frappe dans la lucarne à remettre les deux équipes à égalité

Les 25 dernières minutes sont toujours à l'avantage des Congolais qui ne parviendront pas à prendre l'avantage

Ce score de parité n'arrange pas les deux voisins puisque Tunisiens et Capverdiens ont aussi fait match nul sur le même score

La défense congolaise devra se montrer plus attentive lors du prochain match face aux redoudables attaquants des Requins bleus.

RDC : vote du projet de la loi électorale, l’opposition appelle à une manifestation de masse

Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la République Démocratique du Congo. N.Pinault/VOA

L’assemblée nationale de la République Démocratique du Congo a voté samedi tard la loi électorale modifiée en l’absence de l’opposition qui a, elle, appelé à une manifestation de masse lundi pour protester contre l’amendement.

Les députés de l’opposition avaient perturbé la séance d’ouverture de l’examen du projet de loi, avant de finalement quitter le parlement et de boycotter les travaux jusqu’à l’adoption de la loi.

L’opposition considère que l’adoption de la loi s’est faite dans la précipitation car la séance de vote s’est tenue le jour de la commémoration de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, un jour férié en RDC.

Réunie en conclave la semaine dernière, l’opposition a plutôt appelé à une manifestation de masse lundi au parlement.

D’autres manifestations contre ce projet ont eu lieu jeudi et vendredi dans des provinces dont certaines étaient largement favorables au président joseph Kabila lors des élections de 2011 comme dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, dans l’Est.

L’opposition accuse le pouvoir de vouloir utiliser cette loi pour permettre au président Joseph Kabila de demeurer au pouvoir au-delà de la date du 19 décembre 2016 prévue pour la présidentielle.

A défaut de pouvoir modifier la Constitution, par peur d’être renversé par la population comme au Burkina Faso, ils font un passage en force avec une loi électorale permettant un glissement, a soutenu Eve Bazaiba, la nouvelle secrétaire Exécutive du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre.

« C’est un mensonge. Le président Joseph Kabila n’a jamais déclaré vouloir modifier la Constitution et nous ne nous sommes pas dans un schéma de glissement, mais la Constitution permet le glissement au cas où nous ne sommes en mesure d’organiser les élections pour l’une ou l’autre raison, » a rétorqué le porte-parole du gouvernement dans une interview accordée à Eddy Isango.

Pour l’opposition, la manouvre dilatoire du gouvernement consiste, d’après Mme Bazaiba, à conditionner, à travers ce projet de loi, la tenue des élections à un recensement et une identification de la population qui ne devront pas prendre moins de trois ans dans un pays où l’état de route ne permet pas d’atteindre l’intérieur du pays.

« Le recensement et l’identification ont toujours été une demande de l’opposition mais aujourd’hui on assiste à une revirement de sa part. C’est un mensonge que de dire que l’identification et le recensement prendront 3 à 4 ans, ils prendront plutôt autour de quatre mois, selon les experts », a dit Mende.

Selon Mende, il n’est pas exclu d’organiser les élections au-delà de la date du 19 décembre car en 2006 et en 2011 cela était le cas sans poser de problèmes.

La loi votée à l’assemblée nationale devra être adoptée au Sénat. Elle sera ensuite promulguée par le président pour entrer en vigueur.

RDC : l’opposition appelle la population à occuper le parlement

Vital Kamerhe, deuxième à l'avant-plan, à droite, est l'un des leaders de l'opposition en RDC

Une coalition de partis d'opposition a appelé jeudi la population de Kinshasa à occuper le Parlement pour empêcher l'adoption d'une loi électorale écrite selon eux pour permettre au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir.

"La population de Kinshasa est appelée à occuper massivement le Palais du peuple ce lundi 19 janvier pour empêcher [les députés de la majorité] de siéger", indique une déclaration signée par des représentants des trois principaux partis de l'opposition et leurs alliés.

La déclaration signée notamment au nom de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), du Mouvement de libération du Congo (MLC) et de l'Union pour la Nation congolaise (UNC) appelle également à des manifestations le même jour "dans toutes les provinces du pays pour dire non à toute manoeuvre visant" à permettre à M. Kabila de se maintenir à son poste au-delà du terme de son mandat, fin 2016.

En session extraordinaire jusqu'au 26 janvier, l'Assemblée nationale a commencé à examiner mercredi en commission le projet de révision de la loi électorale devant régir les législatives et présidentielle censées avoir lieu en 2016.

Les députés de l'opposition ont annoncé qu'ils boycotteraient toutes les séances consacrées à ce texte, dont le vote est attendu pour dimanche ou lundi.

Sur les quelque dix millions d'habitants que compte Kinshasa, 300 environ ont tenté de manifester lundi près du Parlement pour faire barrage au projet de loi. Ils ont été dispersés par la police, qui avait bouclé tous les accès au Palais du peuple.

M. Kabila dirige la RDC depuis 2001. La Constitution adoptée en 2006 à l'issue de la transition politique ayant suivi la deuxième guerre du Congo (1998-2003) lui interdit de briguer un nouveau mandat.

Le projet de loi contesté lie la tenue des prochaines présidentielle et législatives aux résultats du recensement général de la population devant commencer cette année.

Le gouvernement argue que ce nouveau décompte des habitants assurera aux élections un caractère pleinement représentatif alors que le dernier recensement général remonte à 1984, mais l'opposition s'inquiète du temps nécessaire pour accomplir cette tâche.

Certains analystes estiment qu'un recensement général de la population en RDC, pays grand comme près de cinq fois la France, dépourvu d'infrastructure et où sévissent encore une cinquantaine de groupes armés dans la partie est, pourrait prendre jusqu'à trois ans.

Loin de Kinshasa, à Bukavu, dans l'Est de la RDC, des centaines de personnes ont marché pour protester contre le projet de la nouvelle loi électorale présentement sous examen dans l’Assemblée nationale en l’absence des députés qui ont boycotté la séance.

RDC : combats entre l’armée et des rebelles en Ituri après des négociations infructueuses

Thomas Lubanga, un ancien leader de la milice Forces patriotiques pour la libération du Congo.

Des combats ont opposé jeudi l'armée et un groupe de rebelles de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, après des négociations infructueuses en vue d'obtenir la reddition de ces miliciens.

Tôt "ce matin à Aveba", les soldats "ont attaqué brusquement les combattants" des Forces révolutionnaires patriotiques de l'Ituri (FRPI) "pour les désarmer de force", a déclaré à l'AFP le commissaire de district adjoint de l'Ituri, Fataki Adroma, joint par téléphone de Kinshasa.

Ces "violents combats" ont commencé "vers 05H00 du matin" (03H00 GMT), a indiqué de son côté Maurizio Giuliano, chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) pour la Province-Orientale, sans déplorer de victimes civiles.

Interrogée par l'AFP, l'armée congolaise n'avait pas été en mesure de fournir un point sur la situation sur place en fin d'après-midi et on ne savait si ces affrontements avaient fait des victimes parmi les combattants, mais la situation semblait être revenue au calme.

Selon la Mission de l'ONU au Congo, environ 800 combattants des FRPI étaient stationnés à Aveba depuis la reddition, début novembre de leur chef, Cobra Matata. Après avoir tenté en vain d'obtenir un grade de général dans l'armée, celui-ci a été transféré début janvier à Kinshasa, où il doit être jugé.

Lundi, la Monusco avait indiqué à la presse que la situation était "préoccupante" à Aveba, localité située à environ 45 km au sud de Bunia, la capitale de l'Ituri, district de la Province-Orientale qui jouxte l'Ouganda. Selon l'ONU, les rebelles continuaient d'y vaquer avec leurs armes, tout en négociant leur reddition.

"Ils continuaient à poser des conditions", a expliqué M. Fataki Adroma, indiquant que les miliciens demandaient notamment d'intégrer l'armée en gardant leurs grades obtenus dans la rébellion.

Charles Bambara, porte-parole de la Monusco, a indiqué à l'AFP que des Casques bleus étaient déployés "sur le terrain pour protéger la population", sans prendre part aux combats.

Notant que les combats ont eu lieu dans une zone ou se trouvent déjà plus de 250.000 déplacés ayant pour beaucoup un besoin urgent en eau, nourriture et soins de santé, M. Giuliano, a appelé "les belligérants à respecter et protéger les civils durant les opérations armées" et à permettre aux organisations humanitaires d'accéder en toute sécurité aux populations auxquelles elles viennent porter secours.

Les FRPI sont l'une des nombreuses milices qui ont ensanglanté l'Ituri en s'affrontant de 1999 à 2007 sur des bases essentiellement ethniques pour le partage des richesses naturelles (au premier rang desquelles l'or) dont regorge ce district.

Plusieurs milliers de combattants FRPI avaient été démobilisés et intégrés à l'armée congolaise de 2004 à 2006, avant que le groupe ne se reforme fin 2007.

Par le passé, nombre de groupes rebelles congolais ont abandonné la lutte armée en échange d'une intégration de leurs combattants au sein de l'armée régulière, leurs chefs se voyant reconnaître des grades d'officiers supérieurs voire généraux. Mais depuis l'adoption de la loi de réforme de l'armée de 2011, les autorités ont toujours refusé de tels marchandages.

L'est de la RDC est déchiré par les conflits armés depuis plus de vingt ans, et une cinquantaine de groupes armés y sévissent encore.

L’opération contre les Fdlr se fera de manière à surprendre, selon la Monusco

Les combattants du M23 ont arrêté un homme qu'ils suspectent d'être un membres de FDLR (Force Démocratique de Libération du Rwanda) à Goma, le 27 novembre 2012.

Une opération militaire contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l'est de la République démocratique du Congo est "inévitable", ont affirmé mercredi les Nations unies à Kinshasa.

"Tout le monde dit que l'opération militaire est inévitable", a déclaré le porte-parole de la Mission de l'ONU au Congo (Monusco), Charles Bambara, lors d'une conférence de presse, faisant référence aux propos tenus par le gouvernement congolais, les Nations unies et certains pays africains impliqués dans la résolution de la crise congolaise.

"Rien ne bloque", a aussi déclaré M. Bambara, alors que l'ordre opérationnel de lancement des opérations conjointes devant être menées par l'armée congolaise et la Monusco doit encore être signé par le président congolais Joseph Kabila, sous pression de l'ONU pour donner ce feu vert.

Le lancement de cette opération va "surprendre" tout le monde, a-t-il assuré.

Le gouvernement congolais et la communauté internationale avaient donné jusqu'au 2 janvier aux FDLR pour qu'elles déposent les armes et que leurs combattants se rendent faute de quoi elles s'exposeraient à un désarmement forcé.

A cette date, seuls 350 combattants environ, pour la plupart jeunes et inexpérimentés, s'étaient rendus sur les 1.500 à 2.000 que compterait le mouvement, et l'opération annoncée se fait attendre.

Plusieurs experts et diplomates doutent de la détermination de Kinshasa à lutter contre ces rebelles, opposés au régime du président Paul Kagame et dont plusieurs chefs sont accusés d'avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda et sont recherchés à ce titre par la justice internationale et par Kigali

Les membres les plus anciens des FDLR sont présents depuis 1994 en RDC, où ils ont trouvé refuge au moment de l'arrivée au pouvoir de M. Kagame. La milice est régulièrement accusée de commettre des atrocités (meurtres, viols...) et des pillages contre les civils.

Kigali considère toujours les FDLR comme une menace pour sa sécurité. La rébellion a été cependant considérablement affaiblie au fil des ans, et ses premières victimes sont aujourd'hui les populations civiles des zones qu'elle contrôle.

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