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RDC

RDC : au moins six tués dans un accident d’avion

Restos del avión militar derribado por separatistas prorrusos cerca del aeropuerto de Lugansk.

Au moins six personnes ont été tuées dans un accident d'avion survenu dimanche dans les montagnes d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Selon l'administratrice adjointe du territoire d'Uvira, Noëlla Nafranka, l'avion provenait d'Ouganda et s'est écrasé quatre minutes après le décollage de la cité d'Uvira. L’aéronef avait auparavant fait une escale technique à Bujumbura, au Burundi et était à destination de Pointe-Noire au Congo-Brazzaville.

"On ne sait pas encore le nombre de passagers à bord. Ce qu'on sait est qu'il y avait six membres d'équipage et l'avion s'est complètement calciné, donc il y a au moins six morts", a précisé Mme Nafranka.

Les causes de l'accident, qui s'est produit de nuit, sont pour l'heure inconnues, de même que la nationalité des victimes. Une délégation du ministère provincial des Transports s'est rendue lundi à Bujumbura en espérant avoir de plus amples détails sur les circonstances du drame.

Avec une cinquantaine d'entités congolaises figurant sur la liste noire de l'Union européenne, la RDC détient le record des compagnies aériennes interdites de vol au-dessus de l'Europe, et les accidents d'avions meurtriers y ont lieu à une fréquence élevée.

Kinshasa avait annoncé en septembre 2013 avoir sollicité le groupe Air France-KLM en vue de la relance d'une compagnie aérienne nationale en RDC. Mi-août, Congo Airways a été officiellement créée pour remplacer les Lignes aériennes congolaises (LAC), en faillite depuis 2003.

Lundi, «Journée sans radio et sans télévision» dans le Nord-Kivu

C'est dans le Nord-Kivu que la presse fera grève ce lundi pour protester contre l'assassinat d'un journaliste

La corporation de l'Union de la Presse du Congo, section du Nord-Kivu entend protester contre l'assassinat de Robert Shamwami Shalubuto de la Radio-Télévision nationale congolaise.

En République démocratique du Congo (RDC), la journée de ce lundi 29 décembre est décrétée « Journée sans radio et sans télévision » sur toute l'étendue de la province du Nord-Kivu, dans l’Est du pays.

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C'est la corporation de l'Union de la Presse du Congo, section du Nord-Kivu, qui a pris cette décision suite à l'assassinat vendredi dernier du journaliste Robert Shamwami Shalubuto de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) à Goma.

Il a été tué par balles par des hommes armés, dans le quartier de Keshero de Goma, alors qu’il revenait de son travail. Selon des témoins,qui sont cités par Radio Okapi, Robert Shamwami Shalubuto se trouvait dans un débit de boissons où il partageait un verre avec plusieurs autres personnes lorsque des hommes armés ont fait irruption. Ils se sont dirigés vers le journaliste et ont ouvert le feu.

Les assaillants se sont ensuite retirés en emportant le sac de la victime qui contenait notamment ses papiers d’identités.

Robert Shamwami, 42 ans, est décédé quelques minutes après son transport à l’hôpital.

RDC: des combattants FDLR déposent leurs armes

Des anciens rebelles en République démocratique du Congo (RDC) (Reuters)

Ces combattants hutus rwandais des FDLR ont désarmé volontairement dans la localité de Buleusa, dans le territoire de Walikale.

Selon Radio Okapi, 83 combattants hutus rwandais des Forces Democratiques de Liberation du Rwanda (FDLR) ont désarmé volontairement dimanche dans la localité de Buleusa, à plus de 200 km à l’ouest de Goma, dans le territoire de Walikale.

Ils ont déposé leurs armes à l'occasion d'une cérémonie, en présence du vice-gouverneur du Nord-Kivu, des membres du gouvernement congolais, des représentants de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que des représentants de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutahichirwa a remercié les FDLR de leur volonté à désarmer. Mais, il a également prévenu que l’ultimatum du 2 janvier 2015 fixé par la CIRGL et la SADC reste en vigueur.

Le 2 juillet 2014, ces deux organisations ont accordé un délai de six mois aux FDLR pour se rendre. Elles ont averti que les FDLR n'auront pas droit à une prolongation de cet ultimatum.

RDC : au moins six tués et cinq blessés dans une attaque attribuée aux ADF dans le Nord-Est

Des parents et amis portent le corps d'Yvonne Masika tuée lors d'une attaque perpétrée par des présumés rebelles de l'ADF-NALU, ils se dirigent au lieu de l'enterrement dans un village près de Beni Mbau, dans la province du Nord-Kivu, en RDC, le 21 octobre 2014.

Six personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans une attaque perpétrée la nuit de Noël dans le village de Ndalya, situé à 15 km au nord de Eringeti près de la frontière entre les territoires Bunia et Beni dans le Nord-Est.

La Monusco (mission des Nations Unies en RDC) a révélé l’attaque vendredi, précisant que la région visée est habitée par des déplacés qui ont justement fui les massacres précédants.

« Six personnes ont été tuées par arme et cinq autres blessées", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Félix Basse, porte-parole de la Monusco.

Selon lui, la Monusco a "immédiatement déployé une patrouille du contingent népalais" pour éclaircir les circonstances de l'attaque et a évacué les blessés pour le centre de santé de Eringeti.

La Radio Okapi, soutenue par la Monusco, indique que les victimes ont été dépecées à la machette et autres armes blanches.

Cette attaque intervient après bien ne fait qu’allonger la série de tueries qui ont lieu dans la zone et qui sont attribuées à de "présumés" membres de l'ADF, les Forces démocratiques alliées, une rébellion musulmane ougandaise présente depuis 1995 dans une région montagneuse du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu (est).

Il ne se passe quasiment pas quatre jours sans qu’il y ait une attaque du genre dans cette zone.

Ce territoire a été le théâtre d'une série de massacres imputés à l'ADF, et qui ont fait plus de 260 morts entre octobre et décembre. Dans la nuit du 17 au 18 octobre, une vingtaine de personnes avaient été tuées à Eringeti, poussant des milliers d'habitants à fuir à Ndalya, en Province Orientale (nord-est).

Les tueries de civils ont été essentiellement perpétrées à l'arme blanche (machettes, hache, bêches...).

Le 19 décembre, le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) s'inquiétait que "la violence" enregistrée en territoire de Beni "s'est aussi propagée vers le nord, en Province Orientale, où sept personnes ont été tuées et leur village (...) incendié dans la nuit du 16 au 17 décembre".

Interrogé vendredi par l'AFP, Monulphe Bosso, porte-parole du gouverneur de la Province Orientale, Jean Bamanisa, a pour sa part souligné que, "jusqu'à présent", la province n'avait "pas eu d'attaque" du même genre que celles du territoire de Beni.

Depuis janvier, l'ADF a perdu ses importants bastions en raison d'attaques de l'armée congolaise et des Casques bleus de l'ONU. Mais profitant d'un relâchement des opérations depuis août, elle a repris l'initiative. Le 13 décembre, l'armée a annoncé une reprise musclée de l'offensive conjointe.

Le Rwanda défie la communauté internationale de désarmer les FDRL après l’ultimatum du 2 janvier

Mme Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangère

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo a, lors d'une conférence de presse mercredi à Kigali, défié la communauté internationale de désarmer les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) après l’ultimatum du 2 janvier selon l’ultimatum lancé deux jours plutôt par le chef de la mission des Nations Unies au Congo, Martin Kobler.

Mme Mushikiwabo s'est dit certaine que cet ultimatum ne serait pas respecté et qu’aucune action militaire ne suivra. Elle a mis la communauté internationale au défi d'engager une offensive militaire à l'expiration du délai.

"Depuis le temps que nous voyons le genre de manipulation autour de ce sujet, le manque de bonne volonté, nous savons que nous ne pouvons compter que sur nous-même", a-t-elle ajouté.

Le processus de reddition volontaire engagé en juillet par les FDLR - que Kigali considère comme une menace et avec lesquels il refuse tout dialogue - est en panne depuis plusieurs mois.

Le désarmement des FDLR est considéré comme un préalable à une paix durable dans l'est congolais, où la défaite en novembre 2013 de la rébellion essentiellement tutsi du M23 - soutenue selon l'ONU par le Rwanda et l'Ouganda - avait suscité un espoir.

"Le 2 janvier n'est pas une date magique, ce qui serait magique ce serait un changement d'attitude de certains pays et dirigeants, surtout sur le continent, vis-à-vis de ce groupe génocidaire", a poursuivi Mme Mushikiwabo, assurant que Kigali savait "dès que cet ultimatum a été fixé qu'il ne se passerait rien".

Le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) a averti mi-décembre que le processus de stabilisation de l'est de la RDC, ravagé par des conflits armés depuis plus de 20 ans et où une cinquantaine de groupes armés congolais et étrangers sévissent encore, était "en danger".

ICG a notamment estimé que le démantèlement des groupes armés dont a été chargée une Brigade d'intervention de l'ONU forte de 3.000 hommes était "au point mort" et souligné l'absence d'avancées dans le processus de démobilisation des FDLR, demandant que soit repoussée la date butoir du 2 janvier.

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