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RDC

RDC : une centaine de morts dans les attaques du 30 décembre selon les autorités

Les troupes congolaises près du siège de la télévision nationale à Kinshasa
Le gouvernement de la RDC a plus que doublé le bilan de la série d'attaques de lundi, disant que 103 personnes ont été tuées. Les nouveaux chiffres ont été fournis par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qui a déclaré que huit membres des forces de sécurité figuraient parmi les victimes.

M. Mende a, en outre, révélé que les forces de sécurité ont capturé plus de 150 agresseurs présumés.

Lundi, des hommes armés ont lancé des attaques contre l'aéroport international de N’Djili, le siège de la télévision d'Etat et la principale base militaire de Kinshasa. Des incidents ont été aussi signalés dans deux autres villes, dont Lubumbashi. Les insurgés qui ont investi la chaine de télévision se sont identifiés comme étant des partisans du pasteur Joseph Mukungubila, un prédicateur chrétien et candidat malheureux à la présidentielle de 2006.

Un communiqué de presse publié sur le compte Twitter du pasteur Mukungubila affirme que les attaques étaient un soulèvement spontané de ses partisans après que les forces de sécurité les sont empêché ses partisans de distribuer des tracts et ont attaqué sa maison à Lubumbashi.

Mardi, le ministre Lambert Mende a refusé de désigner les responsables des attaques de la veille, mais a fait référence à un leader religieux.

RDC : Les autorités disent contrôler la situation après des tirs à Kinshasa

Une vue de Kinshasa (Archives)
Le gouvernement de la RDC affirme que les troupes gouvernementales ont repris le contrôle de plusieurs quartiers de Kinshasa, la capitale, qui ont été attaqués lundi. Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, les forces de sécurité ont tué 46 des assaillants. Un membre des forces de sécurité a été tué et quatre civils ont été blessés, a-t-il ajouté.

M. Mende a affirmé que plusieurs hommes armés ont attaqué l'aéroport, le siège de la télévision d'Etat ainsi que le quartier général de l'armée à Kinshasa.

Des informations antérieures indiquaient que des tirs avaient éclaté dans différents quartiers de Kinshasa, et que des hommes armés avaient pris en otage des journalistes au siège de la télévision d'Etat. Les assaillants sont apparus sur le plateau et ont tenu des propos antigouvernementaux avant que les émissions de la télévision ne soient interrompues.

Des tirs nourris ont également été entendus du côté de l'aéroport international de N’Djili, et des hommes armés ont ouvert le feu près du ministère de la Défense.

L'ambassade américaine à Kinshasa indique avoir reçu des informations de plusieurs sources faisant état de combats, et a conseillé aux citoyens américains d'éviter les zones où des foules sont rassemblées. L’ambassade a aussi fait état d’informations selon lesquelles l'aéroport international a été fermé.

RDC: le calme rétabli à Kamango

Des Congolais chassés de chez eux par la milice ADF/Nalu
Le calme est revenu ce jeudi à Kamango, une localité de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) qui a été le théâtre mercredi de violents affrontements entre des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) appuyés par la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), et des rebelles ougandais des ADF/Nalu. Ces derniers ont occupé Kamango pendant plusieurs heures mercredi.
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Selon le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, les rebelles ont forcé les FARDC à se replier de Kamango vers le sud. La Monusco « a immédiatement déployé deux hélicoptères d’attaque qui ont survolé la position pour reconnaitre l’endroit et ont ensuite engagé des positions tenues par les rebelles de l’ADF/Nalu, en soutien à une contre-offensive lancée par les FARDC sur le terrain », a-t-il dit. L’armée congolaise a pu reprendre Kamango.

« Jeudi … la situation est revenue au calme, et les FARDC contrôlent la situation sur le terrain », a-t-il poursuivi, tandis que la Monusco renforçait ses positions et enclenchait des patrouilles. Quant au bilan humain provisoire, « Nous avons connaissance de cinq tués du côté des troupes gouvernementales, et sept autres civils qui auraient été tués suite à ces attaques. Nous avons dénombré aussi treize blessés aussi bien parmi les populations civiles que les éléments FARDC », a précisé le colonel Basse. Maintenant impossible de chiffrer les pertes du côté des rebelles, a-t-il souligné.

Congo-Brazzaville: Garde à vue prolongée de Ntsourou à la DGST

Image prise à partir d'une video à Kinshasa montrant l'explosion du 4 mars 2012 à Brazzaville de l'autre côté du fleuve Congo
Le procureur général de la République du Congo a rendu visite mercredi, avec des journalistes, au colonel Marcel Ntsourou, dont la garde à vue a été prorogée de 48 heures à la Direction générale de la sécurité du territoire.

Suite aux affrontements meurtriers entre la police et des hommes armés au domicile du colonel lundi, les autorités congolaises ont accusé le militaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Nathalie Barge a recueilli des explications auprès du porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiemy, qui a retracé les évènements des derniers jours à Brazzaville.

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Selon M. Okiemy, le colonel Ntsourou était recherché par la police suite à un incident survenu durant le weekend. Des éléments proches du colonel avaient échangé des coups de feu avec la police, avant de s’échapper à bord d’un véhicule qui a été localisé au domicile de M. Ntsourou.

Ayant reçu l’aval de la justice, la police a tenté de perquisitionner la résidence du colonel, mais a essuyé à nouveau des coups de feu. Le colonel a négocié sa reddition. Il a été arrêté et placé en garde à vue, précise M. Okiemy, avant «d’être présenté au procureur de la République».

Selon le porte-parole du gouvernement, on ignore pour l’instant le bilan exact des affrontements, et il faudra attendre les précisions du procureur de la République pour en savoir plus. Mais on signale des morts du côté des fidèles du colonel aussi bien que des forces de l’ordre.

M. Okiemy a évoqué le fait que le colonel n’avait pas à entretenir «une milice à son domicile». Il a également assuré que Ntsourou «se porte bien», en rappellant que le Congo-Brazzaville a signé la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, un traité adopté par l'assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1984.

Le colonel Ntsourou est un ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité qui avait été condamné en septembre à cinq ans de travaux forcés avec sursis pour complicité d'incendie involontaire et détention illégale d'armes de guerre dans le cadre de l'affaire des explosions de mars 2012 à Brazzaville.

Ces explosions dans le quartier de Mpila avait fait près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans-abris. Six militaires ont été condamnés en rapport avec cette affaire, et vingt-six autres accusés ont été acquittés par la justice congolaise.

Signature de textes entre le M23 et le gouvernement congolais

M. Lambert Mende Omalanga a bien souligné qu'il ne s'agissait pas d'un accord de paix, mais seulement de textes entérinant la fin de la rébellion du M23
Des textes ont été signés jeudi entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la rébellion du M23, à Nairobi au Kenya, en présence de la médiation ougandaise.

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Il ne s’agit pas d’accords de paix, a souligné le Ministre congolais de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, mais de textes sur lesquels les deux parties ont pu se mettre d’accord.

En novembre, les forces armées de RDC (FARDC) ont mis en déroute les rebelles du M23 avec l’appui de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO).

Le M23 a renoncé à la lutte armée et il est prévu qu’il se transforme en parti politique.

Par ailleurs, a noté M. Mende, les chefs d’états ougandais Yoweri Museveni et malawite Joyce Banda, respectivement présidents de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) ont signé une déclaration pour confirmer les engagements pris par Kinshasa et le M23 à Nairobi.

Les textes signés dans la capitale kenyane pourraient inspirer, à terme, d’autres déclarations concernant les autres milices armées qui sévissent toujours dans l’est de la RDC, a souligné M. Mende. Mais ces milices doivent déposer les armes.

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