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RDC

Crise dans l’Est de la RDC : toujours des désaccords

La rébellion congolaise du M23 a réclamé mercredi la signature d'un cessez-le-feu avec les autorités de République démocratique du Congo (RDC), accusant Kinshasa de faire traîner les négociations à Kampala pour renforcer ses positions dans l'est de la RDC.

A Kampala, justement, nous avons joint l’un des porte-parole du M23, qui a aussi rejeté les accusations selon lesquelles les rebelles seraient toujours très pres de la ville de Goma.
Vianney Kazarama, porte-parole militaire M23 au micro de Chérubin Dorcil
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L’appel au cessez-le-feu a été accueilli tres froidement a Kinshasa où le gouvernement, par le biais de son porte-parole, le ministre Lambert Mende, déclaré qu’il n’y a pas lieu de signer une telle trêve, notant aussi les progrès apparents enregistres cette semaine dans les pourparlers avec les rebelles.
Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais au micro de Chérubin Dorcil
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Par ailleurs, le president Barack Obama a lancé un appel à son homologue Paul Kagame du Rwanda pour que ce pays cesse d’appuyer la rebellion dans l’est de la RDC.

Lors d’une conversation avec M. Kagame, mardi, le leader américain a demandé que tout soutien à des groupes armés en RDC cesse de façon définitive et que soient respectés les engagements pris par Kigali avec le président congolais Joseph Kabila et le president ougandais Yoweri Museveni.

Selon la Maison blanche, Barack Obama a aussi mis l’accent sur la necessite de parvenir à un accord qui tienne aussi compte de la securite regionale ainsi que des questions economiques et de gouvernance.

RDC : 900 000 déplacés dans les camps du Nord Kivu

A Goma (vue ici) comme dans d'autres villes de la RDC, on retient son souffle dans l'attente des résultats

L’insécurité menace les déplacés internes en République Démocratique du Congo.

OXFAM compte 900 mille déplacés, repartis dans une trentaine de camps au Nord-Kivu. La prise de Goma, à elle seule, a chassé 150 000 personnes, qui ont trouvé refuge dans les camps autour de la capitale de la province du Nord-Kivu.

Mais les camps ont du mal à faire face à l’afflux de déplacés et nombreux sont ceux qui trouvent refuge dans des familles d’accueil. Nous écoutons Tariq Riebl, Coordinateur humanitaire d'Oxfam à Goma.

En plus de ces déplacés internes, le Haut-Commissariat aux Réfugiés estime que
4 000 personnes ont traversé la frontière vers le Soudan du Sud. L’organisation onusienne souligne que la plupart de ces nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants, parfois non accompagnés.

Le HCR s’inquiète notamment de la présence de mines dans le voisinage.
Dans une moindre mesure, certains réfugiés Congolais ont pris la direction du Rwanda note Oxfam.

CPI/RDC: Mathieu Ngudjolo Chui acquitté, faute de preuve

L'ancien chef de milice congolais Mathieu Ngudjolo (C) attendant le verdict de la CPI a la Haye, 18 Decembre, 2012.

L'ancien chef de milice congolais était accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La Cour Pénale Internationale (CPI) a acquitté mardi 18 décembre l'ancien chef de milice congolais Mathieu Ngudjolo Chui. Il était accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité après l'attaque d'un village du Nord-Est de la République Démocratique du Congo (RDC) ayant fait plus de 200 morts en 2003.

Selon la CPI, les faits qu’on reprochait à Mathieu Ngudjolo auraient été commis en Ituri, le 24 février 2003, lors de l’attaque du village de Bogoro. Celle-ci aurait été conjointement menée par des combattants que dirigeaient Mathieu Ngudjolo et Germain Katanga. L’attaque aurait visé non seulement un camp militaire implanté dans ce village, mais également la population civile de Bogoro.

Ce mardi, la chambre a donc acquitté Mathieu Ngudjolo Chui de toutes les charges qui étaient retenues contre lui, a déclaré le juge français Bruno Cotte à La Haye, où siège la CPI.

Les juges n'ont pas pu conclure, au vu de l’ensemble des éléments de preuves figurant au dossier, que « l’accusé était le chef des combattants Lendu ayant participé à l’attaque de Bogoro le 24 février 2003 », a ajouté le juge.

Le 17 octobre 2007 Germain Katanga qui avait alors 29 ans, a été transféré à la Haye, aux Pays-Bas. Il a été suivi quelque 3 mois plus tard par Mathieu Ngudjolo. Et tous deux sont depuis au centre de détention de la CPI.

Le verdict à l’encontre de Germain Katanga sera prononcé ultérieurement.

RDC : le M23 boycotte le deuxième jour des négociations

Des soldats gouvernementaux des FARDC arrivant dans Goma, RDC, 3 decembre, 2012.

Ils refusent de retourner à la table des négociations si la partie congolaise organise une conférence de presse.

Les rebelles du M23 ont décidé ce lundi de boycotter le deuxième jour des négociations avec les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) organisées dans la capitale ougandaise Kampala.

Ils refusent de retourner à la table des négociations si la partie congolaise organise une conférence de presse.

En effet Kinshasa a été courroucé dimanche par les accusations publiques faites par les rebelles et souhaiterait donc y répondre. Ce que n’acceptent pas les rebelles.
René Abandi responsable des relations extérieures du M23 interrogé par Nicolas Pinault
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La réplique du gouvernement congolais en la personne du ministre des affaires étrangères, Raymond Tshibanda.
Raymond Tshibanda, ministre congolais des affaires étrangères interrogé par Nicolas Pinault
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Ces pourparlers entre le M23, et Kinshasa se sont ouverts dimanche. Ils avaient été promis aux rebelles au terme d'une médiation des pays des Grands Lacs orchestrée par l'Ouganda, en échange de leur retrait de Goma, capitale du Nord-Kivu.

Pourparlers entre Kinshasa et le M23 : Les députés de l’opposition congolaise boycottent Kampala

Un hélicoptère de la Monusco survole le Lac Kivu, tandis que des rebelles du M23 progressent sur la rive à Goma, RDC, 20 novembre 2012
L’opposition à l’Assemblée nationale congolaise estime ne pas être concernée par ces discussions entre le gouvernement et le M23, basées sur l’accord du 23 mars 2009.

Des responsables du M23 devaient rejoindre Kampala en fin de semaine pour l'ouverture de négociations avec les autorités congolaises, à la suite de leur retrait militaire de Goma, dans le Nord Kivu, effectué le weekend du 1 et 2 décembre.
Jean Marie Runiga, le chef politique de la rébellion prévoit de rejoindre la capitale ougandaise avant la fin de la semaine. En revanche, le chef militaire Sultani Makenga ne devrait pas se déplacer, a précisé Monsieur Runiga, tout en disant espérer que le Président congolais, Joseph Kabila, participera aux négociations.

Le cadre des négociations reste encore à préciser, mais les intéressés doivent revenir sur l’accord du 23 Mars 2009, signé entre le gouvernement et le CNDP.

Le porte-parole de l’UNC, Jean Baudouin Mayo Mambeke, député national de l’opposition et président de la commission infrastructures et aménagement du territoire, a dit à la VOA que l’opposition, fusse-t-elle à l’Assemblée ou non, n’a strictement rien à faire à Kampala, tout en regrettant que le gouvernement privilégie le dialogue avec un groupe armé, tandis qu’il n’y en a pas, selon lui, avec l’opposition politique de la RDC.
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Aussi, de plus en plus d’observateur congolais estiment que les prochaines discussions de Kampala ne règleront pas les problèmes inter-congolais, ou du moins restent sceptiques sur cette question, étant donné la présumée collaboration de l’Ouganda et du Rwanda, considérés comme parrains du M23 par l’Onu et le gouvernement congolais.

Le Bureau International d’Etudes pour la Paix et le Développement, basé à Ottawa au Canada, dénonce la résolution proposée à la CIRGL «par le Président ougandais Yoweri Museveni, ayant préconisé le maintien et le contrôle par le M23 des territoires occupés avant juillet 2012 jusqu'à 20 km de la Ville de Goma, en violation de la Constitution de la RDC.»

Cette organisation œuvrant pour le règlement des conflits par la voix de la paix, appelle toutes les composantes de la société congolaise à participer à un dialogue intra-Congolais afin de trouver les solutions durables aux violences meurtrières qui perdurent dans l'est de la RDC, une demande croissante au sein de la société civile et de l’opposition en RDC.
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