Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mauritanie

La diaspora mauritienne manifeste à New York

La diaspora mauritienne manifeste à New York
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:13 0:00

Jour 2 : les leaders africains devant l'Assemblée générale de l'ONU

Le président centrafricain Faustin Archange Touadera à New York, le 25 septembre 2019.

Les présidents de la Centrafrique, de la Mauritanie, de la Guinée, du Tchad, du Mali se sont exprimés devant l'Assemblée générale de l'ONU lors de la deuxième journée. VOA Afrique donne les points saillants de leurs discours.

  • Centrafrique

Le président de la Centrafrique, Faustin Archange Touadera, a ouvert la série des discours africains lors de cette deuxième journée de l'Assemblée générale. Il a rappelé la situation en République centrafricaine, caractérisée par de multiples problèmes de sécurité. "La circulation d'armes menace nos pays", a-t-il déclaré.

"La RCA soutient la résolution pour le désarmement sur notre planète", a-t-il poursuivi.

Le président Touadera a souligné la nécessité d'un système d'éducation approprié pour "contrer l'extrémisme".

  • Mauritanie
Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, le 25 septembre 2019.
Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, le 25 septembre 2019.

De son côté, le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, s'est focalisé sur les "énergies renouvelables" dans son pays, citant l'exemple de l'énergie solaire.

"Avec d'autres Etats du Sahel, nous avons lancé un acte vert pour contrer la désertification", a dit le président Ghazouani. "Nous avons rationalisé notre utilisation des ressources maritimes".

"Dans la cadre de la lutte contre la pauvreté, de nombreux projets sont lancés pour améliorer l'accès à l'électricité, à l'eau, et à l'éducation", a-t-il déclaré.

Il a également mentionné l'accueil des réfugiés en provenance du Mali, "près de 50.000 personnes", fuyant les violences terroristes.

Error rendering webtv un.

Alpha Condé, président de la Guinée, a rappelé les bienfaits d'un monde meilleur. "Un monde plus juste et solidaire a toujours fait partie de mes rêves". Il est ensuite revenu sur "les moments difficiles" de sa présidence, rappelant la période "des caisses vides" pour faire face à ses dépenses domestiques.

Il a ensuite largement parlé de la place des femmes en Guinée, et des projets mis en place, comme les micro crédits, pour promouvoir l'entrepreunariat des femmes.

"Lorsque l'Afrique parle d'une voix, elle gagne", a déclaré le président guinéen, rappelant que la majorité d'Africains n'ont pas accès à l'électricité. "Quand l'Afrique gagne, le monde gagne, car l'Afrique est le futur du monde", a-t-il conclu.

  • Tchad
Error rendering webtv un.

Le président tchadien Idriss Déby s'est exprimé mercredi au lieu de jeudi. Il a déclaré que "le Tchad croît fermement aux idéaux de paix, de justice et d'égalité souveraine incarnés par l'ONU".

"La question de la pauvreté est directement liée aux conflits, et au changement climatique", a-t-il dit. "C'est une lutte collective pour lutter contre la pauvreté".

"La question liée à la dérégulation climatique doit nous préoccuper au premier chef. Face à cette grave menace, le Tchad réitère son vibrant appel à une réduction des émissions de gaz à effet de serre et au renforcement de la résilience pour fairce face aux changements climatiques", a-t-il déclaré.

"L'absence de résultats tangibles après des engagements pris, dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat, les conséquences se font sentir en Afrique, et surtout au Sahel", souligne-t-il.

Il rappelle que le changement climatique a de graves conséquences dans la région: risque sanitaire, déplacements internes et "les gens qui ne trouvent pas d'emploi et tombent dans les groupes terroristes".

Pour contenir la menace terroriste au Sahel, M. Déby a appelé à des soutiens financiers au G5 Sahel. "Il faut une coordination plus poussée et plus adaptée avec les forces internationales comme la Minusma et Barkhane".

Il a ensuite appelé la communauté internationale à stopper la crise libyenne, qui selon lui, a des "conséquences incalculables sur la région Sahel". "Dans cette guerre, il n'y aura ni vainqueur, ni vaincu, mais que des perdants", a-t-il souligné, appelant au dialogue et à la tenue des élections crédibles.

Error rendering webtv un.

Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, s'est exprimé à 19h30, heure américaine. Il a commencé à souligner la présence de la communauté internationale au Mali, qui fait face à une insurgence terroriste dans une grande partie du pays.

Il a longuement résumé tous les projets créés pour la "réconciliation nationale" au Mali. "20 millions de dollars américains ont été utilisés pour les situations urgentes à Kidal", et d'autres villes du Nord, a-t-il rappelé.

"Le tout sécuritaire ne serait apporter une paix durable", a-t-il prévenu.

Face aux changements climatique, le président du Mali à décrire les projets pour contrer la désertification, réitère sa position pour le respect de l'accord climat de Paris. Il a aussi parlé des jeunes. "La jeunesse est la priorité de mon mandat", et les femmes notamment, qui ont besoin de l'aide pour trouver de l'emploie.

Appuyant l'appel de son homologue du Tchad, Ibrahim Boubacar Keita a rappelé combien le conflit en Libye, a impacté directement le Mali.

Le président a conclu son discours en faisant appel à la "fraternité" de la communauté internationale pour faire face aux défis du moment.

Mauritanie: hommage à Aissata Kane, première femme ministre

Une femme se fait marquer le doigt à l’encre indélébile après avoir voté à Nouakchott, Mauritanie, 21 juin 2014.

De nombreux hommages ont été rendus en Mauritanie à Aissata Kane, première femme ministre de l'histoire de ce pays sahélien, militante féministe et écologiste, décédée à Nouakchott à 79 ans, a constaté jeudi l'AFP.

Née le 18 août 1938 à Dar El-Barka (sud), Aissatta Kane, mère de cinq enfants, est morte le 10 août dans un hôpital de Nouakchott.

Sa nièce, Ball Halimata Dem, a déclaré à l'AFP que sa tante avait "réalisé toutes ses passions avec humilité, courage et détermination. Elle tenait à ne déranger personne par son combat sur tous ces fronts à la fois".

Ismaïl Ould Bedda Ould Cheikh Sidiya, Premier ministre mauritanien, plusieurs de ses ministres, des chefs religieux et des représentants d'associations ont participé à ses funérailles.

L'association "Maurifemmes" a souligné sur son site "le rôle éminent joué par Aissata Kane dans la généralisation de la scolarisation des filles en Mauritanie et son combat pour les droits de la femme pour lesquels elle s'est dépensée sans compter".

Pour Mohamed Fall Ould Oumeir, directeur du journal La Tribune, "Aissata Kane a incarné l'émancipation de la femme mauritanienne, faisant émerger un féminisme islamique progressiste et très constructif".

Aissata Kane a été l'une des premières femmes scolarisées de Mauritanie, faisant ses études à Saint-Louis, alors capitale du Sénégal et de la Mauritanie.

Après des études de sociologie à Bruxelles, elle regagne son pays en 1960, à son indépendance: elle y fonde l'Union nationale des femmes de Mauritanie (UNFM) et adhère au Parti du peuple mauritanien (PPM), parti unique à l'époque.

Le premier président mauritanien, Moktar Ould Daddah, la nomme ministre de la Promotion de la famille et de la femme en 1975, poste qu'elle occupera jusqu'au coup d'Etat de 1978 qui renversa le président Ould Daddah.

C'était la première fois qu'une femme est nommée ministre dans ce pays musulman et traditionnaliste.

Elle contribue à son poste à améliorer de manière significative les droits des femmes de son pays.

Le putsch de 1978 l'éloigne de la vie politique mais elle n'en abandonne pas pour autant son combat national et international pour les droits de la femme, "sans violence et sans excès", disait-elle.

En 1988, elle participe à Paris à la création de l'Association internationale des femmes francophones (AIFF). Elle a également fondé et dirigé la revue "Mariemou" consacrée à l'émancipation de la femme mauritanienne.

Aissata Kane était aussi une écologiste convaincue et présidait une association mauritanienne pour la protection de l'environnement.

Une rue de Nouakchott avait été baptisée de son nom avant son décès.

Un nouveau gouvernement de techniciens inscrit dans la continuité

Mohamed Ould Ghazouani votant à Nouakchott, Mauritanie, 22 juin 2019.

Le Premier ministre du nouveau président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a désigné les membres de son gouvernement, qui conserve à des postes clés des figures de l'exécutif de l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Une semaine après sa désignation, le chef du gouvernement, Ismaïl Cheikh Sidiya, a rendu publique la liste des membres de son cabinet, composé de 25 ministres, dont cinq femmes contre sept dans l'équipe sortante, et de deux commissaires du gouvernement, chargés des droits de l'homme et de la sécurité alimentaire.

Six ministres du gouvernement sortant font partie de la nouvelle équipe, dont quatre conservent leur portefeuille, parmi les plus importants: Ismail Ould Cheikh Ahmed aux Affaires étrangères, Nani Ould Chrougha à la Pêche, Sidi Ould Salem à l'Enseignement supérieur et Mohamed Ould Abdel Vetah au Pétrole, selon un décret présidentiel publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le Premier ministre sortant, Mohamed Salem Ould Bechir, conserve le rang de ministre mais dépendra directement du chef de l'Etat en tant que Secrétaire général de la présidence de la République.

Plusieurs ministres au profil de techniciens sont issus d'organisations intergouvernementales comme la Banque Mondiale ou l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Les membres du cabinet sont connus pour leur fidélité à l'Union pour la République (UPR, le parti présidentiel).

L'opposition islamiste ou proche des quatre candidats battus lors de la présidentielle du 22 juin, qui avaient contesté la victoire de M. Ghazouani, n'en font pas partie. Pas plus que d'ex-opposants ayant rallié M. Ghazouani pendant la campagne électorale.

Alors que le nouveau président s'est engagé, lors de sa prestation de serment le 1er août, à lutter contre les "disparités sociales", six de ses ministres sont issus de la communauté haratine (descendants d'esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture), dont le ministre de la Justice, Heimoud Ould Ramdhane, et celui de l'Intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Ballet diplomatique à Nouakchott pour l'investiture de Mohamed Ould Ghazouani

Ballet diplomatique à Nouakchott pour l'investiture de Mohamed Ould Ghazouani
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG