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Quatre militaires tués et une dizaine de blessés dans la région de Gao

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Deux militaires maliens tués dans le Nord

Après un attentat à Gao, au Mali, le 13 novembre 2018. (VOA/Souleymane Ag Anara)

Deux militaires maliens ont été tués et dix blessés mardi dans une attaque par des jihadistes présumés dans le nord du pays, a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Le poste de l'armée malienne dans la localité de Tarkint, près de Gao "a fait l'objet d'une attaque complexe", selon le texte, faisant état de "deux morts et dix blessés".

Plus de la moitié des attaques de groupes armés au Mali visent les forces armées maliennes, en particulier dans les régions de Mopti (centre), Tombouctou et Gao (nord), a souligné dans son dernier rapport trimestriel sur le pays le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au Sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Avec AFP

L'ex-président Hollande entendu dans l'affaire des journalistes de RFI tués au Mali

L'ancien président français François Hollande, son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso et le Togolais Faure Gnassingbé, à Bamako, Mali, le 14 janvier 2017.

Que savaient réellement les hauts responsables de l'Etat français des circonstances de l'assassinat de deux journalistes de RFI en 2013 au Mali? Devant les juges parisiens, l'ex-président français François Hollande a dû s'expliquer sur ses confidences troublantes à des journalistes.

Le 11 janvier, l'ancien président s'est rendu discrètement au tribunal de Paris pour être entendu comme témoin par les juges d'instruction Jean-Marc Herbaut et David de Pas qui enquêtent sur l'enlèvement des journalistes Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, alors qu'ils étaient en reportage pour Rado France Internationale à Kidal, dans le nord-est du Mali.

L'ancien patron de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française, Bernard Bajolet, a également été entendu, le 10 décembre.

Le 2 novembre 2013, des militaires français avaient découvert le corps des reporters français, exécutés par balle, près du pick-up des ravisseurs tombé en panne, selon les enquêteurs qui privilégient la thèse d'un enlèvement raté par un groupe jihadiste.

L'association partie civile "Les amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon" avait réclamé en novembre ces auditions, déconcertée par des propos prêtés à François Hollande et à Bernard Bajolet lors d'apartés avec des journalistes, suggérant qu'ils détenaient des informations ne correspondant pourtant pas à l'état des investigations. Au final, les démentis qu'ils ont apportés dans leurs dépositions, dont a eu connaissance l'AFP, ont fait redoubler l'inquiétude des parties civiles.

"Soit l'ancien président de la République et l'ancien directeur de la DGSE mentent de concert, soit ils se sont crus autorisés à raconter n'importe quoi. Et dans un dossier aussi sensible et douloureux, je ne sais finalement ce qui est le plus inquiétant: leur légèreté oratoire ou leur volonté d'obstruer la manifestation de la vérité", a réagi lundi auprès de l'AFP Marie Dosé, avocate de l'association.

Les doutes ont notamment émergé d'une conversation en "off" entre l'ex-président Hollande et des collègues des reporters tués, le 19 octobre 2018.

Dans cet entretien, résument les juges, il aurait expliqué "sur le ton de l'évidence (....) que les otages avaient été tués" parce que les ravisseurs "avaient paniqué" en se sachant "suivis par un hélicoptère". Or, comme l'ont rappelé les magistrats, la présence d'un aéronef de l'armée française survolant la zone dès l'enlèvement n'est pas établie.

"Peut-être me suis-je mal exprimé ou les journalistes m'ont-ils mal compris", a avancé François Hollande affirmant avoir voulu "exprimer (sa) compassion" à quelques jours du cinquième anniversaire du drame.

"Ce que je voulais dire (...) c'est qu'il n'y a eu (...) aucun échange de tirs entre les militaires (français) et les terroristes", a rectifié l'ex-président, balayant la thèse de "certains journalistes" sur une prétendue faute de l'armée et des services de renseignements.

- "Mauvaises interprétations" -

Les juges français l'ont aussi interrogé sur une mystérieuse écoute téléphonique qu'il aurait évoquée le 7 décembre 2013 dans une confidence à un journaliste de RFI, par la suite rapportée à la justice, mais sujette, là encore, à "de mauvaises interprétations", selon lui.

Ce jour-là, il aurait dit, selon la retranscription du journaliste: "On a entendu une conversation après le drame dans laquelle" un probable "commanditaire reprochait à un membre du commando d'avoir détruit la marchandise". Or l'enquête n'a jamais permis de trouver trace de cette écoute.

Cinq ans plus tard, M. Hollande n'a plus "de souvenir" de cette conversation. A-t-il eu connaissance d'interceptions? "Non je ne crois pas".

Cette écoute, l'ancien chef de la DGSE semblait pourtant la confirmer encore récemment.

"C'est moi qui le lui ai dit (au président), aurait-il affirmé, en "off" le 4 octobre en marge d'une interview, selon ses propos rapportés par des journalistes de RFI aux juges. Mais le 10 décembre, devant le juge Herbaut, M. Bajolet ne se rappelle pas avoir été "aussi affirmatif" car "à sa connaissance", l'interception n'a "jamais existé".

Le haut fonctionnaire concède avoir été "un peu déstabilisé à l'idée de démentir l'ancien chef de l'Etat (...) j'ai bafouillé quelque chose dont je ne me souviens plus trop". Avant de regretter: "j'ai eu l'impression d'avoir été piégé".

Le porte-parole de l'association partie civile, Pierre-Yves Schneider, a vivement réagi lundi.

"On a le sentiment d'être pris pour des imbéciles. Aujourd'hui, les plus hauts responsables de l'Etat (français) d'alors assènent des pseudo-vérités devant la justice. Plus, il leur est demandé de la clarté, plus leurs réponses sont floues".

Avec AFP

Mesures pour réduire le train de vie de l’État

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Explosion d'une mine au Mali

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