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Mali

L'ONU impatiente face aux retards pris dans l'accord de paix

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, New York, le 29 août 2017.

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont "de plus en plus impatients" à l'égard des parties maliennes face aux retards pris dans l'application de l'accord de paix de 2015, souligne mercredi une déclaration unanime adoptée à l'issue d'une réunion sur le Mali.

S'ils "saluent la mobilisation du Premier ministre en faveur de l'application de cet accord", ils "appellent toutes les parties maliennes à unir leurs efforts après la réélection du président (Ibrahim Boubacar) Keïta et à travailler ensemble à la promotion d'une paix durable et des droits de l'homme", précise le texte.

Les membres du Conseil "exhortent le gouvernement du Mali et les groupes armés de la Plateforme et Coordination à prendre des mesures immédiates et concrètes pour mettre en oeuvre de manière effective les dispositions clés restantes de l'Accord" non appliquées, affirme la déclaration.

Le désarmement et la décentralisation figurent parmi les dispositions non encore pleinement appliquées.

Le texte rappelle les premières sanctions de l'ONU prises en décembre contre trois individus faisant obstacle à l'accord de paix, mais ne va pas jusqu'à menacer d'en prendre de nouvelles si l'échéance fixée par l'ONU à mars pour l'application pleine de l'accord de paix n'est pas respectée. Les membres du Conseil "sont de plus en plus préoccupés par la détérioration continue de la situation sécuritaire dans le centre du Mali", indique leur texte.

"En l'absence de progrès significatifs", le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sera amené à "proposer des options pour une adaptation importante de la (force de paix de l'ONU) Minusma à l'expiration de son mandat" fin juin, rappelle la déclaration du Conseil.

Lors d'une discussion publique, l'ambassadeur français François Delattre a menacé les parties maliennes de futures nouvelles sanctions, mais son homologue russe Vassily Nebenzia a estimé qu'elles iraient à l'encontre d'un renforcement du processus pacifique.

Les Etats-Unis ont menacé de leur côté de revoir à la baisse le format de la Minusma (13.000 Casques bleus) si les progrès n'étaient pas plus substantiels.

Malgré la Minusma, une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5-Sahel, les violences djihadistes persistent au Mali et se sont même propagées vers le centre et le sud du pays, ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

Avec AFP

La Croix-Rouge va faire du centre du Mali une "nouvelle priorité"

Peter Maurer, président du CICR à Dhaka au Bangladesh le 3 juillet 2018.

Le centre du Mali, où les violences intercommunautaires ont fait quelque 500 morts l'an dernier et entraîné des déplacements de population, est en passe de devenir une "nouvelle priorité" pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a indiqué jeudi à Bamako son président, Peter Maurer.

"Aujourd'hui, on constate que la violence évolue vers le centre. Ca devient, pour nous, une nouvelle priorité", a déclaré le patron de la Croix-Rouge internationale, à l'issue d'une visite de quelques jours qui l'a mené au Nord (Gao, Tombouctou) et dans le centre (Mopti).

"Depuis ma dernière visite en octobre 2012, la situation sur le terrain a beaucoup changé, mais les besoins humanitaires n'ont pas diminué (...). Les populations ont toujours besoins de nourriture, de santé et de sécurité", a déclaré jeudi Peter Maurer, qui s'est entretenu depuis le début de la semaine avec le président Ibrahim Boubacar Keïta et avec le chef de la mission de l'ONU (Minusma), Mahamat Saleh Annadif.

M. Maurer a également fait part de son inquiétude face aux "milices qui violent les droits de l'homme".

Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais elles se sont propagées du Nord vers le centre et le Sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

Le 1er janvier, au moins 37 habitants d'un village peul ont été tués dans une attaque attribuée à des chasseurs traditionnels dogons, organisés en milices d'autodéfense.

Dans le centre, à proximité de la frontière avec le Burkina Faso notamment, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture.

Certains membres de la communauté peule ont rejoint des groupes jihadistes. Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les jihadistes par les autorités ou l'armée, ce que dément le gouvernement.

Entretien avec Arouna Modibo Touré, Ministre de l’Economie Numérique du Mali

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Opération Barkhane : une vingtaine de jihadistes "mis hors de combat"

Opération conjointe des forces armées maliennes et de Barkhane menée fin juin dans le Gourma au Mali, photo publiée le 6 juillet 2018. (Twitter/Etat-Major armées)

Une vingtaine de jihadistes a été "mise hors de combat" lors d'une série d'opérations des armées française et malienne entamées le 4 janvier dans le centre-est du Mali, a indiqué jeudi l'état-major des armées françaises.

"Dans la nuit du 4 au 5 janvier, deux opérations héliportées au nord et au sud de la forêt de Serma" (entre Gao et Mopti) ont été appuyées par une frappe aérienne. L’une d’entre elle a conduit à la neutralisation de terroristes", précise l'état-major dans un communiqué.

Cette zone boisée et difficile d'accès, à 200 km au sud-ouest de Gao, abrite de longue date des bases jihadistes, régulièrement ciblées par les soldats de l'opération Barkhane, notamment en juin 2017.

"Dans la nuit du 8 au 9 janvier, une opération de force a été menée sur un groupe de terroristes" dans la même zone, ajoute le communiqué.

"La fouille approfondie des zones boisées a permis de mettre à jour une zone d’entraînement et une véritable base logistique terroriste, et de saisir des véhicules, de l’armement lourd et léger et des munitions de tout calibre, des engins explosifs improvisés et le matériel servant à les confectionner", détaille l'état-major.

Au total, "une vingtaine de membres des groupes terroristes a été mise hors de combat" (tués ou capturés) au cours de ces opérations, selon la même source.

Visite surprise du président malien à Koulongon

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