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Madagascar

Le président présente son premier gouvernement

Le président nouvellement élu de Madagascar, Andry Rajoelina, fait signe à sa voiture à Analakely, à Madagascar, le 8 janvier 2019.

Le nouveau président malgache Andry Rajoelina a présenté jeudi son premier gouvernement, une équipe de 21 ministres et d'un secrétaire d'Etat placée sous le signe de l'austérité et qu'il veut soumettre à une obligation de résultats.

"Le gouvernement est composé de 22 membres au lieu de 30 auparavant", s'est félicité M. Rajoelina devant la presse.

"Cette disposition a été prise dans un objectif d'austérité et de réduction des dépenses publiques", a-t-il ajouté, "les dirigeants doivent montrer l'exemple au peuple malagasy".

Le chef de l'Etat a également exigé des "résultats rapides" à l'équipe dirigée par le Premier ministre Christian Ntsay, reconduit dans ses fonctions après avoir dirigé pendant six mois une gouvernement d'union nationale.

"D'ici six mois, une évaluation sera effectuée. Et dans un an, nous constaterons qui aura réussi à relever les défis et qui aura échoué", a-t-il assuré.

Accusé de fraude par son rival Marc Ravalomanana lors de l'élection présidentielle, le ministre de l'Intérieur, Tianarivelo Razafimahefa, a été maintenu dans ses fonctions.

Milliardaire et à la tête d'un groupe de médias, Naina Andriatsitohaina a été nommé aux Affaires étrangères.

Déjà à la tête du pays de 2009 à 2014, M. Rajoelina, 44 ans, a remporté l'élection présidentielle en remportant 55,66% des suffrages lors du second tour disputé le 19 décembre, contre 44,34% à M. Ravalomanana.

Avec AFP

Le Premier ministre Ntsay maintenu à son poste par Rajoelina

Le candidat à la présidentielle malgache, Andry Rajoelina, a voté à Antananarivo le 7 novembre 2018.

Le président fraîchement élu de Madagascar Andry Rajoelina a reconduit lundi dans ses fonctions Christian Ntsay au poste de Premier ministre, a annoncé le secrétaire général du chef de l'Etat, Valéry Ramonjavelo.

Agé de 57 ans, M. Ntsay avait été chargé en juin dernier de diriger un gouvernement d'union nationale jusqu'à l'élection présidentielle de fin 2018.

Sa nomination avait été décidée après plusieurs semaines de crise entre le président de l'époque, Hery Rajaonarimampianina, et ses adversaires, qui exigeaient son départ.

Haut fonctionnaire à l'Organisation internationale du travail (OIT) et ministre du Travail de 2002 à 2003, le Premier ministre reconduit n'est membre d'aucun des trois principaux partis politiques de la Grande Ile.

"Il n'est que de bon droit de laisser le Premier ministre continuer son travail jusqu'aux prochaines élections législatives" prévues en mars, a déclaré M. Ramonjavelo à la presse.

Déjà à la tête du pays de 2009 à 2014, M. Rajoelina, 44 ans, a remporté l'élection présidentielle en rassemblant 55,66% des suffrages lors du second tour disputé le 19 décembre, contre 44,34% à son rival Marc Ravalomanana.

Avec AFP

De fortes pluies ont fait neuf morts

Clément Joseph Rabenabdreasana attrape des crabes dans la mangrove près du village de Beanjavilo, à l'ouest de Madagascar, le 24 avril 2018.

De fortes pluies dans la nuit de samedi à dimanche à Antananarivo ont entraîné l'effondrement d'habitations, faisant au moins neuf morts, selon un bilan donné dimanche par les pompiers.

"Lors d'une intervention d'urgence samedi soir dans le quartier de Tsimialonjafy (à Antananarivo), on a retrouvé cinq corps sans vie", selon le rapport transmis à l'AFP par les services des pompiers de la capitale malgache. "Et ce dimanche, on a retrouvé sous les décombres quatre autres corps sans vie".

La gendarmerie a indiqué avoir reçu un appel de détresse des habitants du quartier vers 19H00 samedi.

Et le député du quatrième arrondissement d'Antananarivo, Félix Randriamandimbisoa, a évoqué cinq maisons emportées par les eaux de ruissellement, qui se sont effondrées sur d'autres habitations du quartier de Tsimialonjafy, qui se trouve en contrebas de la colline rocheuse d'Andohalo.

Cette colline abrite des bâtiments historiques comme la maison de Jean Laborde ou le palais royal de Manjakamiadana, lieu d'attraction touristique.


Avec AFP

Le nouveau président Rajoelina a prêté serment

Le président nouvellement élu de Madagascar, Andry Rajoelina, fait signe à sa voiture à Analakely, à Madagascar, le 8 janvier 2019.

Le président malgache élu le mois dernier, Andry Rajoelina, a pris ses fonctions samedi après avoir prêté serment à Antananarivo devant les neuf juges de la Haute cour constitutionnelle.

Conformément à la constitution, M. Rajoelina a juré "d'exécuter dans la vertu" sa fonction de président de la République de Madagascar et d'utiliser ses pouvoirs "pour garantir et renforcer l’unité nationale et les droits de l’homme".

"C’est une nouvelle page qui s'ouvre dans l'histoire de la nation et on espère que dans cinq ans, l’unité nationale sera plus renforcée", a déclaré pour sa part le président de la cour, Jean Éric Rakotoarisoa, durant la cérémonie qui s'est déroulée au stade municipal de Mahamasina.

Pour la première fois de l’histoire de l'île habituée des crises politiques depuis son indépendance de la France en 1960, l'investiture du président a eu lieu en présence de ses rivaux électoraux et des précédents chefs d’État Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina.

Vendredi, là aussi pour la première fois dans l’histoire du pays, une passation de pouvoir avait été effectuée entre deux présidents élus, MM. Rajaonarimampianina et Rajoelina.

"C’est historique, c’est l’illustration d’une passation de pouvoir démocratique, respect des valeurs républicaines", avait déclaré devant la presse M. Rajaonarimampianina, à la sortie du palais présidentiel.

L'élection présidentielle dont le deuxième tour s'est tenu le 19 décembre a été le théâtre d'une lutte féroce entre MM. Ravalomanana et Rajoelina.

Au pouvoir depuis 2002, le premier avait été contraint de démissionner en 2009 face à une vague de manifestations violentes fomentées par le second, à l'époque maire d'Antananarivo.

Manifestations à Madagascar
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Ce dernier avait ensuite été installé par l'armée à la tête d'une présidence de transition qu'il a quittée en 2014.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d'un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

La justice malgache avait validé le 8 janvier la victoire de M. Rajoelina en rejetant sans surprise toutes les accusations de fraude de son rival Marc Ravalomanana.

La justice donne son verdict sur les résultats contestés de la présidentielle

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