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France: incidents sur les Champs-Elysées après le défilé du 14 juillet

Une toilette mobile brûle lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants sur l'avenue des Champs-Élysées après le traditionnel défilé militaire du 14 juillet à Paris, en France, le 14 juillet 2019. REUTERS / Pascal Rossignol

Des incidents ont opposé dimanche les forces de l'ordre à quelques dizaines de casseurs et de manifestants, dont des "gilets jaunes", sur les Champs-Elysées, à l'issue du traditionnel défilé militaire du 14 juillet, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ces incidents ont suivi l'interpellation de plusieurs figures du mouvement des "gilets jaunes". Ceux-ci retournaient pour la première fois depuis le 16 mars sur la célèbre avenue, théâtre de plusieurs flambées de violence et devenue un secteur interdit à toute manifestation.

Le calme semblait toutefois revenu en fin de journée. "L'ordre a été rétabli", a déclaré à la presse le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Il a précisé que que "200 casseurs" s'étaient dirigés vers les Champs-Elysées dès la fin du défilé. "Nous les avons repoussés", a-t-il dit, assurant: "les destructions sont extrêmement minimes, il n'y a eu aucun pillage".

Au total, 180 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police de Paris et 38 placements en garde à vue ont eu lieu, dont 13 se poursuivaient à 19h.

Plusieurs figures du mouvement de fronde contre la politique sociale et fiscale du gouvernement ont été placées en garde à vue quelques heures: Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle pour "organisation d'une manifestation illicite", et Eric Drouet pour "rébellion", a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

Dans la matinée, quelques dizaines de "gilets jaunes", sans leur chasuble fluo mais munis de sifflets et de ballons, avaient copieusement hué le passage du président Emmanuel Macron.

De petits groupes ont ensuite parcouru la grande artère en chantant "Macron démission" ou "Gilets jaunes ! Ca va péter !".

C'est après la fin de la cérémonie que la situation s'est tendue: des manifestants mais aussi des jeunes gens dissimulant leurs visages sous des foulards et des capuches ont investi le haut de l'avenue en profitant de sa réouverture au public.

- "incompétence chronique", pour Le Pen -

De nombreuses barrières métalliques, utilisées pour limiter les déplacements des spectateurs, ont été renversées, et des poubelles incendiées, conduisant les forces de l'ordre à tirer des grenades lacrymogènes.

Les policiers ont chassé peu à peu les manifestants, qui se réfugiaient dans les rues adjacentes.

Quelques vitrines de commerces ont été cassées dans des rues perpendiculaires à l'avenue, a constaté un photographe de l'AFP.

Bleu, blanc, rouge des pieds à la tête, Cid, 33 ans, s'est dit révolté par le traitement réservé aux manifestants: "On nous a nassé (encerclé) dans la matinée, on s'est fait traiter comme des chiens. C'est eux (ndlr les forces de l'ordre) qui ont fait monter la pression".

Dans l'après-midi, des street-medics, des bénévoles assurant les premiers secours dans les manifestations, ont indiqué à l'AFP avoir pris en charge une touriste étrangère grièvement blessée à l'oeil gauche.

Des images d'une femme assises par terre, un bandeau blanc sur les yeux et du sang coulant côté gauche, ont circulé sur les réseaux sociaux, mettant en cause un tir de balle de défense par les forces de l'ordre, une hypothèse que l'AFP n'a pas pu confirmer à ce stade.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a demandé dans un tweet: "Comment est-ce possible que des #BlackBlocs et des voyous d'extrême gauche arrivent à tout saccager le jour de notre fête nationale ? Pourquoi cette incompétence chronique d'un ministre de l'Intérieur, en dessous de tout et incapable d'assumer la moindre responsabilité ?".

Après près de huit mois de mobilisation depuis le 17 novembre, où le mouvement avait fait descendre plus de 280.000 personnes dans la rue, l'essoufflement gagnait ces dernières semaines. Les "gilets jaunes" n'étaient que quelques centaines à manifester samedi dans plusieurs villes de France.

Avec AFP

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Un jury reconnaît une erreur d'identité sur le "boss" des passeurs à Palerme

Un membre de la Croix-rouge accueille un migrant à Pozzallo, Italie, le 8 novembre 2017.

La cour d'assise de Palerme a reconnu vendredi une erreur d'identité dans l'affaire d'un Erythréen accusé d'avoir dirigé un vaste réseau de trafiquants de migrants, un nouveau coup dur pour les enquêteurs qui peinent à frapper ces réseaux à la tête.

La cour a ordonné la libération immédiate de l'homme jugé, tout en assortissant sa décision d'une condamnation pour aide à l'immigration clandestine, une peine couverte par sa détention préventive.

Présente dans la salle d'audience-bunker prévue pour les procès de mafieux, une soeur de l'accusé a éclaté en sanglots à l'énoncé du verdict, tandis que des membres de la communauté érythréenne poussaient des cris de joie et que l'accusé, qui a appris en prison la gestuelle italienne mais pas la langue, remerciait chaleureusement son interprète.

L'homme est ensuite sorti du tribunal à bord d'une fourgonnette de la police en direction de la prison, où il devait récupérer ses affaires puis recouvrer la liberté.

"Je crois qu'ils ont trouvé une solution à la Salomon", a déclaré à la presse son avocat, Michele Calantropo, qualifiant la reconnaissance de l'erreur d'identité de "grand succès" pour la défense.

Redoutant que son client soit expulsé dans la foulée de sa libération, il a affirmé avoir immédiatement déposé en son nom une demande d'asile.

En juin 2016, les autorités italiennes avaient fièrement annoncé l'arrestation au Soudan et l'extradition en Italie de Medhanie Yehdego Mered, après des années d'enquête sur ces réseaux qui ont envoyé des centaines de milliers de migrants en Europe, et des milliers à la mort.

Premier chef de réseau jugé en Italie, Mered était soupçonné en particulier d'avoir affrété le bateau dont le naufrage avait fait plus de 366 morts le 3 octobre 2013 devant l'île de Lampedusa.

Mais, très vite, les témoignages ont afflué pour dire que l'homme arrêté n'était pas Mered mais Medhanie Tesfamariam Berhe, un réfugié érythréen échoué à Khartoum et n'ayant en commun avec l'homme recherché qu'un prénom relativement courant en Erythrée.

Plusieurs enquêtes menées par des journalistes italien, américain et suédois ont établi que Behre avait été repéré au printemps 2016 par les enquêteurs parce qu'il avait flirté avec la femme de Mered sur Facebook et appelé un passeur en Libye pour avoir des nouvelles d'un cousin parti pour l'Europe.

Boss intouchables

A cette époque, les enquêteurs avaient perdu la trace de Mered, arrêté fin 2015 à Dubaï pour détention de faux passeport. Libéré huit mois plus tard, il vit désormais en Ouganda, selon ces journalistes.

Outre de multiples témoignages, la défense a fourni des photos de Mered n'ayant aucune ressemblance avec l'accusé ou encore une analyse ADN liant l'homme arrêté à la mère de Behre.

Mais l'accusation a maintenu le cap, assurant en particulier que les conversations enregistrées avec le passeur en Libye n'avaient rien d'innocent. Ce sont ces conversations qui ont valu à Behre sa condamnation.

Le 17 juin, le procureur Calogero Ferrara avait requis 14 ans de réclusion et 50.000 euros d'amende contre l'accusé, insistant sur le "mépris absolu" des passeurs pour la vie humaine.

Mais ce réquisitoire léger était déjà un aveu d'impuissance : le Tunisien Khaled Bensalem, simple passeur ayant survécu au naufrage de Lampedusa, a pour sa part été condamné à 27 ans de prison, allégés à 18 ans parce qu'il avait accepté une procédure accélérée.

Comme lui, les dizaines de "scafisti" (passeurs des mers) détenus en Libye sont pour l'essentiel des petites mains.

Les enquêteurs disposent pourtant d'un vaste arsenal juridique mis en place au cours des dernières décennies dans le cadre de la lutte antimafia : écoutes téléphoniques y compris à l'étranger, témoignages de repentis...

Ils peuvent aussi s'appuyer sur le renseignement recueilli par les agences et polices d'Europe.

Les dossiers des enquêteurs italiens contre les réseaux sont donc fournis, mais la plupart des chefs de réseau restent quasi-intouchables dans le chaos libyen.

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