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Djibouti

L'entourage du président Djiboutien visé par une enquête en France

Le président djiboutien Ismail Omar Guelleh

Une enquête a été ouverte en France après le dépôt d'une plainte par l'ONG Sherpa et le collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD) visant l'entourage d’Ismaïl Omar Guelleh.

L'ONG et le CEDD avaient "déposé une plainte le 16 octobre 2018 pour abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption d'agents publics étrangers contre des membres de l'entourage du président de Djibouti", a indiqué Sherpa dans un communiqué.

L'enquête préliminaire a été confiée à l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), a confirmé une source policière.

L'ONU salue la tenue d'un sommet Djibouti-Erythrée en Arabie saoudite

Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et son homologue d'Erythrée, Isaias Afwerki à Djeddah, le 17 septembre 2018

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est félicité dans un communiqué de la tenue en Arabie saoudite d'un sommet entre Djibouti et l'Erythrée, espérant que cette rencontre sera le point de départ d'une résolution des conflits entre les deux pays.

Ce sommet a réuni à Djeddah le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et son homologue d'Erythrée, Isaias Afwerki, précise le communiqué de l'ONU diffusé lundi soir à New York. Il s'est tenu sous les auspices du roi saoudien Salmane.

Pour le secrétaire général, ce sommet représente "un nouveau pas dans la consolidation de récentes avancées pacifiques et sécuritaires dans la Corne de l'Afrique".

Antonio Guterres espère qu'il "conduira à encore plus de paix, de stabilité et de développement dans la région", ajoute le communiqué, en saluant les efforts des dirigeants du royaume saoudien pour "faciliter le dialogue entre Djibouti et l'Erythrée".

Cette rencontre s'est tenue au lendemain d'un sommet toujours à Djeddah entre les présidents d'Erythrée et d'Ethiopie, qui ont signé un accord consolidant leur réconciliation et renforçant "la sécurité et la stabilité dans la région".

Les relations entre Djibouti et l'Erythrée se sont tendues après une incursion en avril 2008 de troupes érythréennes vers Ras Doumeira, un promontoire stratégique surplombant l'entrée de la mer Rouge au nord de Djibouti-ville. Les deux pays s'étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le Qatar avait obtenu en juin 2010 la signature d'un accord entre l'Erythrée et Djibouti pour résoudre par un accord négocié leur conflit territorial, mais cette médiation n'avait pas eu de suite.

Avec AFP

L’Érythrée et Djibouti entendent normaliser leurs relations

Le ministre érythréen des Affaires étrangères, Osman Saleh Mohammed, avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le ministre éthiopien des affaires étrangères, Workeneh Gebeyehu à Addis-Abeba, le 26 juin 2018.

Le ministre érythréen des Affaires étrangères Osman Saleh a rendu une visite surprise jeudi à son homologue djiboutien Mahamoud Ali Youssouf à Djibouti-ville, en vue de normaliser les relations entre ces deux pays opposés de longue date par un différend frontalier.

"Nous sommes très heureux de la visite du ministre des Affaires étrangères de l'Erythrée", a déclaré le ministre djiboutien lors d'une conférence de presse à l'issue de la rencontre.

"La délégation est venue aujourd'hui pour ouvrir une nouvelle page des relations entre les deux pays. Aujourd'hui est le temps de la paix, Djibouti voudrait avoir des relations normalisées avec l'Erythrée", a-t-il ajouté.

Les relations entre Djibouti et l'Erythrée s'étaient tendues après une incursion en avril 2008 de troupes érythréennes vers Ras Doumeira, un promontoire stratégique surplombant l'entrée de la mer Rouge au nord de Djibouti-ville. Les deux pays s'étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le porte-parole du gouvernement djiboutien Naguib Ali Taher a indiqué à l'AFP que les relations bilatérales entre l'Erythrée et Djibouti sont actuellement "interrompues", bien que des ambassades restent ouvertes dans les deux pays.

Le ministre érythréen était accompagné de ses homologues somalien Ahmed Isse Awad et éthiopien Workneh Gebeyehu.

La visite des trois hommes à Djibouti est la première initiative d'un comité commun créé jeudi à Asmara par les présidents somalien et érythréen ainsi que le Premier ministre éthiopien, s'inscrivant dans le cadre du récent réchauffement des relations entre ces trois pays de la Corne de l'Afrique, a indiqué la radio Fana BC, proche du pouvoir éthiopien.

L'Ethiopie et l'Erythrée ont ainsi scellé la paix cette année après 20 ans d'état de guerre.

"Je pense que c'est grâce à l'apaisement, la paix et la stabilité qu'il y aura une intégration régionale", a poursuivi le ministre Mahamoud Ali Youssouf.

"Aujourd'hui, le message que nous adressons à l'opinion du peuple djiboutien, au peuple érythréen et à toutes les opinions publiques de la région, c'est que la région de la Corne de l'Afrique va progressivement s'apaiser", a-t-il conclu.

L'Ethiopie a salué le fait que Djibouti et Asmara "sont d'accord pour normaliser leurs relations et aplanir leurs différences", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères Meles Alem.

Le Qatar avait obtenu en juin 2010 la signature d'un accord entre l'Erythrée et Djibouti pour résoudre par un accord négocié leur conflit territorial. Des soldats qataris avaient été déployés dans les zones disputées dans l'attente d'un accord final entre Djibouti et Asmara.

Mais le Qatar avait annoncé le 14 juin 2017 avoir retiré ses soldats déployés dans cette région et Djibouti avait affirmé avoir constaté le même jour que l'Erythrée avait profité de ce retrait pour occuper cette zone, avant de s'en retirer à nouveau le lendemain.

Le retrait du Qatar faisait suite à la crise qui avait éclaté entre le petit émirat gazier du Golfe et l'Arabie saoudite ainsi que ses alliés qui l'accusaient de soutenir le "terrorisme" islamiste. Djibouti comme l'Erythrée entretiennent de bonnes relations avec l'Arabie et ses alliés des Émirats arabes unis, et tous deux ont pris leur parti dans ce conflit.

Djibouti a ensuite demandé à l'Union africaine, en 2017, et aux Nations unies, en 2018, d'aider à la médiation dans ce différend au vu du retrait du Qatar.

Avec AFP

Djibouti s'oppose à l'arbitrage de son litige avec Dubaï

L'entrée principale de la zone de libre échange internationale de Djibouti après la cérémonie d'inauguration, le 5 juillet 2018.

La présidence djiboutienne a affirmé qu'elle refusait d'accepter la décision de la Cour internationale d'arbitrage de Londres qui lui a donné tort dans son différend avec Dubaï sur le terminal de conteneurs de Doraleh.

Selon un communiqué du gouvernement de Dubaï jeudi, la cour a déclaré "illégale" la saisie par le gouvernement de Djibouti de ce terminal et confirmé la "validité de l'accord de concession et son caractère contraignant".

"La République de Djibouti n'accepte pas cette sentence qui consiste à qualifier d'illégale la loi d'un État souverain", a répliqué vendredi la présidence djiboutienne dans un communiqué.

Fin février, Djibouti avait résilié le contrat de concession du terminal de Doraleh attribué à Dubaï Ports World (DP World), l'un des grands acteurs mondiaux de la gestion des ports, estimant que ce contrat contrevenait à la souveraineté nationale du pays.

Ce terminal, exploité depuis 2006 par DP World sur la base d'une concession de longue durée, est essentiel pour l'approvisionnement de l'Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d'Afrique.

>> Lire aussi : Dubaï dit avoir eu gain de cause dans le différend avec Djibouti

Le gouvernement de Dubaï, majoritaire dans le capital de DP World, avait estimé que la saisie du terminal était illégale et s'était tourné vers la Cour internationale d'arbitrage de Londres qui lui a donné raison.

Djibouti maintient que la résiliation du contrat est "conforme au droit international" et qu'elle est de surcroît protégée par une loi adoptée en novembre 2017 "visant à protéger les intérêts fondamentaux de la Nation".

"De fait, la sentence (de la cour d'arbitrage) semble considérer que les stipulations du contrat de concession (...) sont au dessus de la loi djiboutienne. Elle ne fait aucun cas de la souveraineté de la République de Djibouti et ne tient pas plus compte des règles du droit international", estime Djibouti.

La présidence ajoute que les démarches actuelles de DP World sont vouées à l'échec et que "dans cette affaire, seule une issue indemnitaire équitable, conforme aux principes du droits international, est envisageable".

>> Lire aussi : La Somalie rejette un accord sur le port de Berbera au Somaliland

En 2014, le gouvernement de Djibouti avait mis en cause le contrat en accusant DP World d'avoir versé des pots-de-vin à un responsable des ports du pays pour obtenir une concession de 50 ans.

Outre ces accusations, Djibouti reproche plus généralement à DP World des volumes d'activité du terminal décevants malgré un environnement favorable dans ce secteur de l'import-export.

Le gouvernement djiboutien conteste aussi le fait que, malgré ses 66% de participation dans le terminal (le reste étant détenu par DP World), c'est la société de Dubaï qui en contrôle la gouvernance selon le contrat de concession.

Dubaï dit avoir eu gain de cause dans le différend avec Djibouti

Des conteneurs au port polyvalent de Doraleh à Djibouti, le 4 juillet 2018.

​Le gouvernement de Dubaï a affirmé que son opérateur portuaire DP World a eu gain de cause devant la Cour d’arbitrage de Londres dans le conflit qui l'oppose à Djibouti à propos du terminal de conteneurs de Doraleh.

Cette cour a déclaré "illégale" la saisie par le gouvernement de Djibouti de ce terminal et confirmé la "validité de l'accord de concession et son caractère contraignant", a indiqué le bureau d'information du gouvernement de l'émirat de Dubaï dans un communiqué.

"DP World va maintenant réfléchir à ses options", a ajouté le communiqué.

Le gouvernement de Djibouti n'a pas encore confirmé ce jugement ou réagi à la déclaration de Dubaï, membre de la fédération des Emirats arabes unis.

Le 23 février, Dubaï avait accusé le gouvernement de Djibouti d'avoir saisi "illégalement" le terminal de Doraleh exploité par DP World, l'un des grands acteurs mondiaux de la gestion des ports.

Le terminal est exploité depuis 2006 par DP World sur la base d'une concession de longue durée.

>> Lire aussi : Avec l'aide de Dubaï, le Somaliland veut faire de Berbera un port stratégique de la Corne de l'Afrique

Mais le gouvernement de Djibouti a mis en cause en 2014 le contrat en accusant DP World, majoritairement détenu par le gouvernement de Dubaï, d'avoir versé des pots-de-vin à un responsable des ports du pays pour obtenir une concession de 50 ans.

DP World, qui exploite 78 ports dans plus de 40 pays, a accru son intérêt pour la Corne de l'Afrique. Il a conclu en septembre 2016 une concession de 30 ans pour gérer le port de Berbera dans la république autoproclamée du Somaliland.

Le 1er mars, DP World et les gouvernements éthiopien et somalilandais ont signé un accord donnant à l’Éthiopie 19% des parts du port. DP World en conserve 51% et leSomaliland 30%.

Situé le long d'une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, entre océan Indien et canal de Suez, Djibouti a inauguré en 2017 trois nouveaux ports et une ligne ferroviaire le reliant à l'Éthiopie, dans le cadre de son projet visant à devenir la plateforme commerciale de la région.

Djibouti accueille également la seule base militaire chinoise à l'étranger.

Avec AFP

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