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CAN 2019: les 23 Ivoiriens avec Nicolas Pépé comme fer de lance

L'attaquant ivoirien de Lille Nicolas Pepe célèbre le match de football AS Saint-Étienne (ASSE) contre Lille (LOSC) le 10 mars 2019, au Stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne, dans le centre de la France.

Le sélectionneur de la Côte d'Ivoire Ibrahim Kamara a dévoilé la liste des 23 joueurs pour la CAN 2019 en Egypte (21 juin-19 juillet), avec Nicolas Pépé qui s'affiche comme le leader d'attaque des "Eléphants".

Auteur d'une belle saison avec son club de Lille (Ligue 1) avec à la clé une qualification pour la prochaine Ligue des champions, Pépé sera l'une des attractions de la CAN 2019.

Pépé était déjà dans le groupe lors de la CAN 2017, mais n'avait pas été utilisé.

Par rapport à la préliste de 27 joueurs publiée le 29 mai, le défenseur Abdoulaye Bamba (SCO Angers/FRA) et le milieu de terrain Ismaël Diomandé (Caen/FRA) en raison de blessure, le défenseur Simon Déli (Slavia Prague/CZE) et l'attaquant Yohan Boli (Saint Trond/BEL) par choix du sélectionneur, n'ont pas été retenus.

En revanche, le défenseur Souleymane Doumbia (Stade Rennais/FRA), appelé de dernière minute lors du stage de préparation des Ivoiriens en France, figure sur la liste des 23.

Le revenant Wilfried Bony, champion d'Afrique 2015, retenu à la surprise générale dans la préliste de 27 joueurs, sera également à CAN.

"Son profil m'intéresse parce que c'est quelqu'un qui peut nous apporter des options dans l'axe, servir de point de fixation, son jeu dos au but peut nous intéresser", a expliqué Ibrahim Kamara.

"Les Eléphants" miseront aussi sur l'expérience des cadres habituels vainqueurs de la CAN 2015, Serge Aurier, désormais capitaine, Max-Alain Gradel, Serey Dié.

Parmi les absents attendus, Eric Bailly, pilier de la défense ivoirienne, est forfait, en raison d'une blessure au genou droit survenue fin avril avec son club de Manchester United, et le gardien de but Abdoul Karim Cissé (ASEC Mimosas/CIV) également touché au genou droit.

Les 23 Ivoiriens:

Gardiens: Sylvain Gbohouo (TP Mazembe/COD), Ali Badra (Free State Stars/RSA), Eliezer Tapé Ira (FC San Pedro/CIV)

Défenseurs: Serge Aurier (Tottenham FC/ENG), Mamadou Bagayoko (Red Star/FRA), Wonlo Coulibaly (ASEC Mimosas/CIV), Ismaël Traoré (SCO Angers/FRA), Wilfried Kanon (ADO la Haye/NED), Cheick Comara (WAC/MAR), Souleymane Doumbia (Stade Rennais/FRA)

Milieux de terrain: Franck Kessié (Milan AC/ITA), Serey Dié (Neuchâtel Xamax/SUI), Jean Philippe Gbamin (Mayence/GER), Jean-Michaël Séri (Fulham/ENG), Ibrahim Sangaré (Toulouse FC/FRA), Victorien Angban (FC Metz/FRA)

Attaquants: Jonathan Kodjia (Aston Villa FC/ENG), Max Alain Gradel (Toulouse FC/FRA), Nicolas Pépé (Lille/FRA), Wilfried Zaha (Crystal Palace/ENG), Maxwell Cornet (Lyon/FRA), Roger Assalé (Young Boys/SUI), Wilfried Bony (Al Arabi SC/QAT)

Un roi ivoirien vole au secours de la cathédrale Notre-Dame

Le roi Amon N'Douffou V, roi de Krindjabo, capitale du royaume de Sanwi, dans le sud-est de la Côte d'Ivoire, en 1992.

"C'est fait !": Amon N'Douffou V, roi du Sanwi, dans le sud-est de la Côte d'Ivoire, a apporté sa contribution à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, récemment ravagée par un incendie. Louis Aniaba, un prince de ce royaume, y avait été baptisé au XVIIe siècle.

Flanqué d'une forte escorte de notables, le roi vêtu d'un pagne multicolore, portant longue chaîne et couronne en or, a annoncé la "bonne nouvelle" à "son peuple", lors d'une cérémonie à Krindjabo, la capitale du royaume sanwi.

Son apparition sur l'estrade de la cour royale a été précédée du son du cor et de la danse "abôdan", un rythme du terroir agni, une des principales populations de l'est du pays.

Assis majestueusement sur son trône en bois d'ébène, les pieds ornés des "abodjés", (chaussures royales ornées de parures en or) sur un tapis en peau de panthère, le roi donne des nouvelles de son récent voyage en France.

"Le roi est parti en France et s'est incliné au nom de tout le peuple sanwi sur la cathédrale qui avait pris feu et il a fait des prières", raconte son porte-parole, Olivier Kattié, assis à sa gauche, car le souverain ne peut s'exprimer en public.

"Le roi a fait un geste symbolique fort, parce que la France seule peut reconstruire sa cathédrale. Cependant cette cathédrale qui a brûlé, c'est une partie du Sanwi qui a brûlé. Le roi ne peut rester insensible à cela", raconte-t-il, sans révéler la nature ni le montant du don.

Le montant ? "Quand le roi ferme son poing, à l’intérieur on ne sait pas ce qui s'y trouve", explique le porte-parole.

Cependant, pour les plus sceptiques, le roi a insisté sur les "relations juridiquement existantes entre la France et le royaume du Sanwi", pour justifier ce don.

Premier capitaine noir

Le 4 juillet 1843 à Assinie, la France, représentée par le lieutenant de vaisseau François Fleuriot de Langle, a signé un traité de protectorat avec le roi Amon Ndouffou II du Sanwi qui lui confia sa souveraineté externe afin de le protéger contre les Anglais. En retour le roi conservait sa souveraineté interne sur ses 8.000 kilomètres carrés de terres et sur son peuple.

Ce traité fut ratifié par un décret français le 10 juin 1887 signé à Paris, et il n'a jamais été résilié.

Mais les premiers liens entre la France et le Sanwi sont plus anciens.

En 1687, le prince Aniaba, noble local, fut emmené en France, à l'âge de 15 ans, par le chevalier d’Amon, en gage de fidélité à Louis XIV.

Il fut baptisé par Bossuet et prit le prénom de son parrain: Louis. Il devint Louis Aniaba, puis fut nommé officier dans le régiment royal, avec le grade de capitaine - ce qui fit de lui le premier Noir capitaine de l'armée française.

Louis XIV le distinguera de l’Ordre de l’Etoile de Notre-Dame et le 12 février 1701, il reçut les insignes de son ordre dans la cathédrale Notre-Dame avant de repartir en Côte d'Ivoire.

"Tous les enfants du Sanwi prient pour que cette reconstruction aboutisse et que les prières venant de celle-ci (Notre-Dame) protègent aussi le Sanwi et la Côte d'Ivoire à quelques mois de la présidentielle de 2020", a déclaré le souverain.

Prince Mickael Jackson

Le petit village de Krindjabo, au coeur de la forêt, compte aussi une autre célébrité parmi ses "enfants". En 1992, Michael Jackson y avait été fait "prince" et "fils".

Au lendemain du décès du chanteur de "Thriller" en 2009, les notables du royaume avaient réclamé son corps afin que "Michael Jackson Amalaman Anoh", leur "prince", soit enterré dans leur capitale, Krindjabo, où des "funérailles" avaient été organisées.

Le roi prévoit d'ériger une stèle à Michael Jackson pour que "chaque année à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, ses fans viennent découvrir 'son village' et le royaume du Sanwi".

Le village est devenu un lieu de pèlerinage des Afro-Américains à la recherche de leurs racines, après des tests ADN.

En marge d'une rencontre avec l'équipe de l'AFP, le roi a reçu la visite d'une trentaine d'Afro-Américains qui ont fait le déplacement à Krindjabo pour "saluer le souverain, gardien de nos traditions".

"Quand nous revenons ici, ce n'est pas en simples touristes, nous revenons chez nous pour prendre de la force. On nous a enlevés d'Afrique peut-être, mais on n'a jamais enlevé l'Afrique de nous", explique à l'AFP la cheffe de délégation, Ama Mazama, originaire de la Guadeloupe et professeure d'université aux Etats-Unis.

Cette visite intervient après celle, il y a dix ans, du révérend Jesse Jackson, "intronisé dignitaire du royaume" du Sanwi et fait à son tour "Prince", en vertu du lien qui unit le pasteur noir américain à la famille de Michael Jackson.

Côte d'Ivoire: nouvelles violences après la mort d'un chef local

Des policiers patrouillent le 18 mai 2019 à Béoumi, deux jours après les violences qui ont éclaté entre baoulé et dioula. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

Des violences ont éclaté jeudi dans le département de Zuenoula (centre, 100 km à l'ouest de la capitale Yamoussoukro) après l'assassinat d'un chef traditionnel destitué par le préfet, selon plusieurs témoins joints par l'AFP.

Ces incidents surviennent moins d'un mois après les violences intercommunautaires qui ont ravagé à moins de 100 km de Zuenoula, la ville de Beoumi se soldant par 14 morts et une centaine de blessés. Une altercation entre un chauffeur de taxi-brousse malinké et un conducteur de moto-taxi baoulé est à l'origine des violences.

A Zuenoula, les affrontements sont nés de la rivalité entre des chefs locaux. "Le chef Robert Djè Bi Djè a été tué par une arme à feu dans la nuit de mercredi. Certains de ses proches estiment que c'est un assassinat, c'est la raison de leur révolte" a déclaré par téléphone à l'AFP un habitant de la ville, Soro Porikaha.

Selon plusieurs témoins joints par téléphone, des centaines de sympathisants en colère ont saccagé la préfecture de Zuenoula et paralysé la ville jeudi.

Une source indique que le chef assassiné, qui était également président des chefs du département de Zuenoula, avait été déchu de ses fonctions par le préfet de la ville qui avait nommé par arrêté un autre chef à sa place.

La tension est toujours vive ce vendredi dans la ville car les sympathisants du chef assassiné "sont toujours à la recherche du préfet", selon Soro Porikaha.

"C'est essentiellement une querelle entre autochtones. Un groupe n'a pas apprécié la destitution du chef Robert Djè Bi Djè, qui a été désigné pourtant à travers des rythmes coutumiers comme chef. Leur colère a pris de l'ampleur avec son assassinat", a expliqué au téléphone un professeur résidant à Zuenoula, préférant rester anonyme.

A Beoumi, sept des quatorze morts ont été enterrés ce vendredi, au cours d'une cérémonie sous forte protection des forces de sécurité (militaires, gendarmes, policiers) et en présence du ministre de la Communication Sidi Touré et des chefs traditionnels de la ville, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Des centaines d'habitants de la ville, où tous les magasins étaient fermés, ont assisté aux obsèques.

Côte d'Ivoire: les nouvelles cartes d'identité biométriques font déjà débat

Élections locales, le 16 décembre 2018 à Abidjan

A moins d'un an et demi de la prochaine élection présidentielle, le gouvernement ivoirien a annoncé jeudi le lancement de nouvelles cartes d'identité biométriques en octobre, un sujet toujours sensible dans ce pays et qui suscite des inquiétudes au sujet de leur coût pour les citoyens.

Le ministre ivoirien de l'Intérieur Sidiki Diakité a présenté à l'Assemblée un projet de loi pour cette nouvelle carte biométrique, les précédentes cartes biométriques établies en 2009 (avant la présidentielle de 2010 qui avait conduit à une grave crise) arrivant à expiration cette année.

Certains observateurs estiment que le gouvernement a tardé à lancer les nouvelles cartes, obligatoires pour s'inscrire sur les listes électorales, ce qui pourrait perturber les opérations de vote l'an prochain, pour un scrutin présidentiel qui s'annonce tendu.

En Côte d'Ivoire, pays dont une partie importante des 25 millions d'habitants est issue de l'immigration, la question de la nationalité est extrêmement sensible depuis une vingtaine d'années, lorsqu'était apparu le contexte d'"Ivoirité", et que la nationalité ivoirienne de l'actuel président Alassane Ouattara avait été contestée, l'empêchant de se présenter à la présidentielle de 2000.

Selon le ministre de l'Intérieur, les nouvelles cartes doivent répondre aux spécificités décidées en 2014 par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour ses 15 Etats membres, afin de faciliter la libre circulation des personnes et améliorer la sécurité dans cette zone en proie à de croissantes attaques jihadistes.

Les données inscrites dans la puce électronique devraient permettre un usage "multifonctions", par exemple comme carte de santé ou permis de conduire, a également indiqué M. Diakité.

Des députés se sont inquiétés du coût pour les Ivoiriens de cette nouvelle carte, annoncé par le ministre à 5.000 francs CFA (7,50 euros) - à quoi s'ajoute le coût pour établir les documents nécessaires à son établissement (acte de naissance, etc.) et les frais de transport. 40 à 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et le salaire minimum, pas toujours respecté, est de 60.000 FCFA.

Des députés se sont aussi inquiétés du choix de la société belge Semlex pour fabriquer les nouvelles cartes, soupçonnée selon eux de corruption dans d'autres marchés similaires en Afrique.

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