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Côte d'Ivoire

CAN-2019: Wilfried Zaha, la Côte d'Ivoire qui marque

But de Wilfried Zaha lors du match entre Leicester City et Crystal Palace le 23 février 2019.

Wilfried Zaha a tout connu sur cette CAN: remplaçant puis héros lors du 8e de finale, agité par des rumeurs de transfert, le buteur incarne cette Côte d'Ivoire qui se cherche encore, mais sait se montrer réaliste, avant le quart face à l'Algérie jeudi à Suez.

"Je dis bravo aux attaquants opportunistes !". Le sélectionneur du Mali, Mohamed Magassouba, joue avec Moussa Marega, l'un des meilleurs avant-centres du tournoi, mais c'est Zaha, décisif sur une "occasion qui n'en est même pas une", qu'il a fini par féliciter lundi.

Le joueur de Crystal Palace a offert la qualification aux Elephants (1-0) d'un but de renard, en profitant d'une erreur du défenseur Youssouf Koné. Une revanche pour les Ivoiriens, dominés par les Maliens, et le joueur, qui a débuté la compétition sur le banc.

Son record de dix buts en Premier League n'a pas été une garantie pour être titulaire, le sélectionneur Ibrahim Karama disposant de l'une des meilleures armadas offensives du plateau.

Aux côtés de Nicolas Pépé et Jonathan Kodjia, le coach a choisi Max-Alain Gradel et Jean-Michaël Séri lors des deux premiers matches, au détriment de Zaha, Maxwel Cornet et Wilfried Bony. Mais une pauvre performance en attaque (1 seul but) lui a fait changer sa feuille de route.


"Zaha fait partie de nos plans. On espère aller le plus loin possible, tout le monde doit être investi. Zaha aura son mot à dire", a assuré le technicien après le revers face au Maroc (1-0).

-Proche d'Arsenal ?-

Parole tenue. Titulaire aux deux rencontres suivantes, le joueur de 26 ans lui a rendu en double sa confiance en marquant à chaque fois, pour deux succès, face à la Namibie (4-1) puis le Mali.

"Il faut faire les efforts pour l'équipe. Quand le coach fait appel à nous, quel que soit le poste, il faut répondre présent et donner le meilleur de soi-même. On est un collectif, c'est le plus important", a déclaré Cornet pour résumer l'état d'esprit des remplaçants - lui aussi attend sa chance.

Le retour de Zaha a maintenu en vie les Eléphants, loin des standards les plus élevés dans le jeu, mais proche de réussir un très gros coup, à l'aide de son réalisme et de sa défense de fer, avant un choc face à l'Algérie jeudi.

Sa bonne forme se révèle au meilleur des moments pour sa sélection et pour lui-même, alors que son nom agite le marché des transferts. Les médias anglais l'annoncent proche de signer à Arsenal, mais une première offre des Gunners, autour de 45 millions d'euros, aurait été rejetée par Crystal Palace.

Au milieu des rumeurs, le joueur a répondu samedi sur Twitter par un message mystérieux : "Qu'est-il arrivé aux faits ? C'est triste et gênant de voir comment les gens ouvrent leur bouche pour dire des choses sur lesquelles ils ne connaissent rien". Sur le terrain, il a l'occasion de mettre les choses au clair.

CAN-2019: Ouattara "heureux" de voir les Eléphants en quarts

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Le groupe Bolloré fait condamner un hebdomadaire français pour un article sur le port d'Abidjan

L'élargissement et l'approfondissement du canal de Vridi dans le cadre des travaux de modernisation du port d'Abidjan, le 14 septembre 2017.

L'Obs a été condamné pour diffamation après avoir fait état de corruption dans l'attribution de la concession d'un terminal à conteneurs en Côte d'Ivoire.

Le groupe Bolloré a fait condamner en diffamation mardi un hebdomadaire français, L'Obs (anciennement Le Nouvel Observateur), pour un article paru en février 2014 faisant état de corruption dans l'attribution de la concession d'un terminal à conteneurs dans le port d'Abidjan.

Cet article consacré à la croissance ivoirienne expliquait notamment que le second terminal à conteneurs du port d'Abidjan, "symbole" de la "corruption" minant les marchés ivoiriens, avait "très étrangement été attribué au même concessionnaire que le premier terminal" auquel il devait faire concurrence, le milliardaire Vincent Bolloré, "qui avait déjà obtenu le premier terminal de gré à gré, sans appel d'offres".

"En attribuant ce contrat, le pouvoir ivoirien a sans doute aussi voulu faire plaisir à Paris, dont l'aide a été déterminante pour la conquête du pouvoir", poursuivait l'article en soulignant qu'"en cas de nécessité, la force française Licorne (...) pourrait de nouveau intervenir pour sauver le régime" du président Alassane Ouattara.

La justice française a jugé que ces propos, "imputation d'un fait précis de corruption active voire de corruption active d'un agent d'un État étranger", étaient diffamatoires.

Si le sujet est d'intérêt général, "force est de constater que la base factuelle produite" par la défense "est insuffisante pour justifier les accusations de corruption portées à l'encontre des parties civiles", les sociétés Bolloré et Bolloré Africa Logistics, a jugé le tribunal correctionnel.

Lors de l'audience, le 7 mai, l'avocat des journalistes avait plaidé la relaxe en avançant que seul Vincent Bolloré était mis en cause dans l'article et que les sociétés étaient donc irrecevables, demandant, à défaut, qu'ils soient relaxés au bénéfice de la "bonne foi".

Le groupe Bolloré avait, pour sa part, tenté de démontrer que l'appel d'offres pour la seconde concession avait été exemplaire.

Le tribunal a condamné Laurent Joffrin, alors directeur de la publication de l'hebdomadaire, à 1.000 euros d'amende, et le journaliste auteur de l'article à 500 euros d'amende avec sursis. Il a également ordonné le retrait des passages jugés diffamatoires du site de L'Obs lorsque le jugement sera définitif.

Tous deux devront verser solidairement 1.000 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros au titre des frais de justice à Bolloré et Bolloré Africa Logistics. Les deux sociétés demandaient notamment 15.000 euros de dommages et intérêts chacune.

La nouvelle Commission électorale pas impartiale selon l'ONG APDH

Des membres de la CEI à Abidjan le 20 octobre 2016.

Le projet de loi pour la mise en place d'une nouvelle Commission électorale en Côte d'Ivoire "ne répond pas entièrement à l'exigence d'impartialité et d'indépendance", a affirmé mardi une ONG militant pour la transparence électorale.

La nouvelle Commission électorale indépendante (CEI), censée organiser la présidentielle de 2020, doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition -, et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

La Cour africaine des droits de l'homme avait rendu en 2016 un arrêt jugeant l'ancienne CEI déséquilibrée et enjoignant au gouvernement ivoirien d'en changer la composition.

"En dépit de quelques avancées (...), le projet de loi ne répond pas entièrement à l'exigence d'impartialité et d'indépendance voulue par la Cour", a estimé Arsène Néné Bi, président d'Actions pour la protection des droits de l'homme (APDH), une association indépendante à l'origine d'un recours devant cette juridiction.

La saisine de la Cour africaine des droits de l'homme avait pour "objectif" de permettre à la Côte d'Ivoire de "faire l'économie des décomptes macabres auxquels (elle) est accoutumée depuis 1990, après chaque élection", a poursuivi Néné Bi dont l'ONG est membre du Groupe de plaidoyer et d'actions pour une transparence électorale (Gpate).

Le Gpate a dénoncé dans le projet de loi "la présence des partis politiques avec voix délibératives", qui est selon lui "de nature à violer l'égalité des acteurs devant la loi électorale".

"Comment assurer l'indépendance de la Commission si l'administration et les institutions, notamment le Président de la République, le ministre de l'Intérieur, le Conseil des droits de l'homme et le Conseil supérieur de la magistrature y disposent de représentants", a demandé l'ONG dans une déclaration. "Le Président de la République ou sa mouvance exercent encore une influence évidente sur toute l'administration et (...) il s'agit justement de construire l'indépendance de la Commission vis-à-vis d'eux aussi", a-t-elle souligné.

Selon le gouvernement, le projet "apporte un meilleur équilibre dans la composition des organes de la commission centrale, du bureau et des commissions locales".

Jeudi, l'opposition avait critiqué le projet de loi, estimant qu'il n'"allait pas dans le sens de la préparation d'élections apaisées en 2020".

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne. Celle-ci avait fait plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat, Alassane Ouattara.

CAN-2019: place aux quarts, et à la VAR !

L'arbitre Gianluca Rocchi regarde l'écran du système d'assistant vidéo assistant (VAR) lors d'un match entre l'Inter de Milan et la Lazio à Milan, le 30 décembre 2017.

La revoilà ! La VAR, contestée en Afrique après la polémique de la dernière finale de la Ligue des champions, pourra être utilisée à partir des quarts de la CAN qui débutent mercredi. Sur le terrain, à suivre Sénégal-Bénin et Algérie-Côte d'Ivoire.

"Tout le matériel a été réceptionné, les essais ont commencé", a déclaré vendredi le secrétaire général de la CAF Moaz Hajji. Jusque-là, "tout se passe bien." Et le jour du match ?

En Egypte, l'enjeu autour de l'assistance vidéo à l'arbitrage dépasse le fait de savoir si un joueur a touché le ballon de la main, ou si un attaquant était hors-jeu: c'est une partie de la crédibilité de l'organisateur qui se joue.

Le foot africain a été ébranlé par le scandale de la finale retour de C1 entre le Wydad Casablanca et l'ES Tunis fin mai, donnée à rejouer par l'instance après que les Marocains ont quitté le terrain en cours de partie pour protester contre une panne de la VAR.

Si le sort de ce match devrait se finir devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), il en est déjà ressorti un perdant, la CAF, qui n'a pas encore réussi à faire accepter cette nouvelle technologie sur le Continent.

- Polémique au Ghana -

Pour sa grande vitrine internationale, son président Ahmad Ahmad a voulu temporiser en n'installant la vidéo qu'à partir des quarts, au lieu de la phase de poules. "C'est une mesure de prudence", a souligné le Malgache.

Pour l'organisation, qui s'enorgueillit de la bonne tenue de la plus grande CAN de l'histoire, à 24 pays, le succès ne sera pas total si l'utilisation de la VAR refait jaser, comme cela a été le cas ces dernières semaines lors du Mondial féminin en France et la Copa América au Brésil.

Son absence a déjà fait des mécontents. Le sélectionneur du Ghana James Kwesi Appiah s'est plaint du manque de VAR lors du 8e perdu contre la Tunisie (1-1 a.p., 5-4 aux t.a.b.), durant lequel un but pour son équipe a été annulé pour une main inexistante.

"Le VAR va beaucoup aider le football africain. Si nous l'avions eu, on aurait pu avoir un résultat différent", a indiqué le coach.

Les organisateurs assurent que tout sera prêt: "La VAR nécessite non seulement du matériel mais aussi de l'expertise. Nous sommes en phase aujourd'hui avec tout l'arbitrage africain pour mettre en place des formations pour que ces arbitres puissent être homologués VAR à l'international", a déclaré Hajji.

-"un plus"-

"J'espère que ça va fonctionner jusqu'au bout et qu'il n'y aura pas de problèmes techniques", a estimé le sélectionneur du Bénin Michel Dussuyer, partisan de cette technologie. "L'utilisation de la VAR est un plus pour le football parce que ça vient corriger des injustices. Un jour, ça peut vous servir, l'autre jour, vous desservir."

Qui va en profiter, qui va protester ? Le tableau final, délesté de grands favoris comme le Maroc, l'Egypte et le Cameroun, semble très ouvert. Sans avoir été impressionnants durant la première phase, le Nigeria, face à l'Afrique du Sud mercredi au Caire (19h00 GMT), et la Tunisie, contre Madagascar le lendemain (16h00) au stade Al-Salam, sont bien placés pour s'inscrire dans le dernier carré.

Mais tous les regards seront tournés vers le Sénégal et l'Algérie, les deux plus sérieux candidats pour le titre. Les Fennecs passeront un test face aux imprévisibles Ivoiriens de Nicolas Pépé, jeudi à Suez (16h00 GMT), quand les Lions de la Teranga feront face à la surprise béninoise, mercredi (19h00).

"Je ne suis pas trop fan de la VAR mais ça peut nous aider comme nous pénaliser. Après, on n'a pas le choix. On va faire avec mais on ne va pas se fier à la VAR, on va jouer notre football et montrer ce que c'est le Sénégal", a expliqué le défenseur Salif Sané.

Le programme des quarts de finale de la CAN-2019 (en heure GMT) qui a lieu en Egypte:

. Quarts de finale

Mercredi

(16h00) Sénégal - Bénin (stade du 30-juin, Le Caire)

(19h00) Nigeria - Afrique du Sud (stade international, Le Caire)

Jeudi

(16h00) Algérie - Côte d'Ivoire (Suez)

(19h00) Madagascar - Tunisie (stade Al-Salam, Le Caire)

. Demi-finales

Dimanche

(16h00) Sénégal ou Bénin - Madagascar ou Tunisie (stade du 30-juin, Le Caire)

(19h00) Algérie ou Côte d'Ivoire - Nigeria ou Afrique du Sud (stade international, Le Caire)

. Match pour la troisième place

Mercredi 17 juillet

(19h00) Perdants des demi-finales (stade Al-Salam, Le Caire)

. Finale

Vendredi 19 juillet

(19h00) Vainqueurs des demi-finales (stade international, Le Caire)

. Déjà joués

Huitièmes de finale

Maroc - Bénin (+) 1-1 a.p. (1-4 aux t.a.b.)

Sénégal (+) - Ouganda 1-0

Nigeria (+) - Cameroun 3-2

Egypte - Afrique du Sud (+) 0-1

Madagascar (+) - RD Congo 2-2 a.p. (4-2 aux t.a.b.)

Algérie (+) - Guinée 3-0

Mali - Côte d'Ivoire (+) 0-1

Ghana - Tunisie (+) 1-1 a.p. (4-5 aux t.a.b.)

(les équipes suivies du signe (+) qualifiées pour le tour suivant)

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