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Côte d'Ivoire

Partenariat entre Magic System et l'UE pour la paix

Magic System, groupe star de la musique ivoirienne et l'Union européenne signent un partenariat pour promouvoir des valeurs de paix, de gouvernance en Côte d'Ivoire à Abidjan, Côte d'Ivoire, le 2 mars 2019. (Facebook/Magic System)

Magic System, groupe star de la musique ivoirienne et l'Union européenne ont établi un partenariat pour promouvoir des valeurs de paix, de gouvernance en Côte d'Ivoire, avant une présidentielle prévue en 2020 dans ce pays phare d'Afrique de l'Ouest.

L'accord de partenariat de "UE/Magic Tour" a été signé vendredi soir entre, l'ambassadeur de l'UE à Abidjan, Jobst Von Kirchmann, et le chanteur Salif Traoré, dit A'Salfo, leader de Magic System.

"60% des investissements étrangers en Côte d'Ivoire viennent de l'UE" a expliqué Von Kirchmann. "Ce qui distingue l'UE des autres partenaires internationaux, toutes nos actions sont basées sur des valeurs et des principes, notamment la bonne gouvernance, la paix, la démocratie, la justice, l'égalité, ou encore la protection de l'environnement".

"On commence une carrière et on devient artiste. La première valeur de l’artiste est le partage" a souligné, de son côté, A'Salfo qui a fêté ses 20 ans en 2017.

"UE/Magic Tour" va démarrer à Abidjan le 12 avril prochain, par un bus qui embarquera une vingtaine d'artistes et se poursuivra dans les villes de Daloa (centre-ouest), Odienné (nord), Bouaké (centre), Bondoukou (Est) et San Pedro (sud-ouest). La tournée prendra fin en novembre 2019 après des concerts et des débats publics sur "l'emploi des jeunes et la croissance durable et inclusive, la migration...".

L'UE/Magic Tour s'inscrit également dans la nouvelle Alliance Afrique-Europe pour des emplois et des investissements durables, lancée en septembre 2018 par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Cette alliance prévoit de contribuer à la création de 10 millions d'emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années et de permettre à 750.000 personnes de bénéficier de formation professionnelle.

Magic System enchaîne les tubes en Afrique et en Europe depuis son succès "Premier Gaou". Le groupe a annoncé une tournée en 2019 pour "appeler à l'apaisement" en vue de l'élection présidentielle de 2020.

Naissance d'un deuxième parti pro-Soro

Le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Guillaume Soro à Abidjan, Côte d’Ivoire, 17 novembre 2017.

L'Alliance pour le changement (APC), un ex-mouvement de jeunesse pro-Ouattara, s'est constituée samedi en parti politique pour appuyer la candidature de Guillaume Soro à la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire, un deuxième soutien à l'ex-chef du Parlement en deux semaines.

"L'APC se transforme en parti politique au terme d'une assemblée générale extraordinaire et annonce son soutien indéfectible à Guillaume Soro dans la perspective de l'élection présidentielle de 2020", a expliqué à l'AFP, Alphonse Soro, président de l'APC, un mouvement de jeunesse, autrefois proche du président ivoirien Alassane Ouattara.

M. Soro a également annoncé devant des centaines de partisans, une caravane qui va parcourir tout le pays pour vanter "le renouvellement de la classe politique en Côte d'Ivoire".

"Notre génération: Jean-Louis Billon (ancien ministre et poids lourd de l'opposition), Charles Blé Goudé, (ex-chef du mouvement ivoirien des Jeunes patriotes, proche de l'ex-président Laurent Gbagbo) et Guillaume Soro. Nous avons la compétence requise, la formation et l'expérience pour prendre la relève en 2020", avait-il déclaré jeudi dernier.

Alphonse Soro, ancien député, est actuellement proche conseiller de Guillaume Soro, après avoir démissionné du poste de conseiller du Premier ministre Ivoirien Amadou Gon Coulibaly, un proche du président Ouattara.

Un nouveau parti politique, le Rassemblement pour la Côte d'Ivoire (Raci), a été créé le 16 février pour soutenir la candidature de Guillaume Soro à la présidentielle de 2020.

Guillaume Soro, longtemps allié du président Ouattara, qu'il a contribué comme chef de la rébellion à porter au pouvoir en 2011 à l'issue d'une présidentielle contestée, a été contraint de démissionner le 8 février du perchoir de l'Assemblée, après son refus d'intégrer le nouveau parti présidentiel, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), créé en janvier.

Les analystes politiques prêtent depuis longtemps à M. Soro, 46 ans, des ambitions présidentielles.

Le gouvernement ivoirien dénonce la dimension politique des grèves des enseignants

Le gouvernement ivoirien dénonce la dimension politique des grèves des enseignants
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La grève des enseignants est politique le gouvernement ivoirien

Johnson Kouassi Zamina, secrétaire général de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs (CNEC), le syndicat à l'origine de la grève à l'université de Cocody, Côte d’Ivoire, 12 décembre 2017. (VOA/ Georges Ibrahim Tounkara)

La grève des enseignants des écoles primaires, secondaires et des professeurs de l'université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, "n'est pas justifiée et a un relent politique", a estimé mercredi le gouvernement.

"Nous sommes un peu ahuris et surpris. Ce sont des grèves qui ne sont pas justifiées. Et qui pour la substance ont un relent fortement politique. Ce qui interpelle les uns et les autres par rapport à leurs responsabilités", a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Sidi Touré, à l'issue du conseil du ministres.

"Tous les points de revendications ont obtenu un accord qui a abouti à la trêve sociale" a poursuivi M. Touré, soulignant que le "partie gouvernementale joue sa partition".

La grève des enseignants des écoles primaires, secondaires et des professeurs de l'université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan est entrée dans sa sixième semaine et paralyse tout le système éducatif du pays.

Le mouvement dans le primaire exige "la suppression des cours du mercredi". Les enseignants du secondaire réclament une hausse des indemnités de logement, appuyés par leurs collègues du primaire.

L'incarcération, il y a une semaine, de Johnson Zamina Kouassi, secrétaire général et porte-parole de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs (Cnec), premier syndicat des professeurs d'universités publiques de Côte d'Ivoire, pour "troubles à l'ordre public", a aggravé la situation déjà tendue dans le supérieur.

Les fonctionnaires ivoiriens ont exigé "sa libération", menaçant de généraliser le mouvement.

Les grèves dans le secteur public sont récurrentes en Côte d'Ivoire depuis deux ans, malgré la signature en août 2017 d'une trêve sociale de cinq ans moyennant le paiement sur plusieurs années d'arriérés de salaires pour environ 130.000 fonctionnaires, soit 70% des effectifs de la fonction publique.

Une femme sur deux se dépigmente la peau à Abidjan

Gélules utilisées pour éclaircir la peau dans un institut de beauté à Nairobi au Kenya, le 6 juillet 2018.

Plus de la moitié des femmes vivant à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, utilisent des produits de dépigmentation, malgré une interdiction décrétée par le gouvernement ivoirien, a déploré un spécialiste ivoirien de renom.

"En Côte d'Ivoire, 53% des femmes à Abidjan, âgées de 15 à 45 ans, sans distinction de catégorie socioprofessionnelle", utilisent des produits éclaircissant pour obtenir une "peau claire", a affirmé le Pr Joseph Elidjé Ecra, du service de dermatologie d'un Centre hospitalier universitaire (CHU) abidjanais.

Ces chiffres ont été produits sur la base des consultations médicales et des visites "de plus de 10.000 femmes dans les centres spécialisés, ces deux dernières années", précise le spécialiste.

Le Pr Ecra, dermatologue et infectiologue, qui s’exprimait mardi lors d'une cérémonie célébrant le dixième anniversaire du "Journal de l'économie", un hebdomadaire ivoirien, a pointé le "poids économique des industries cosmétiques" dans le pays.

Le spécialiste a également accusé "des pharmaciens devenus commerçants de ces produits" et dénoncé "la complicité des médecins" qui prescrivent ces produits illicites.

Le gouvernement ivoirien a interdit en 2015 l'utilisation des produits cosmétiques décapants, qui permettent de "dépigmenter la peau des femmes et mettent en péril leur santé".

Les crèmes et autres lotions dites de dépigmentation, qui comportent notamment du mercure et ses dérivés, des corticoïdes, de la vitamine A et de l'hydroquinone au-delà du seuil de 2%, sont prohibées par décret.

"Le décret a été pris sans programme d'application", a souligné le Pr Ecra, rappelant que les produits éclaircissants peuvent également entraîner "des maladies internes, dont l'hypertension et le diabète".

La dépigmentation de la peau rencontre depuis des années du succès auprès des jeunes Africaines, notamment des Ivoiriennes. Mais aucune étude ne permet de savoir quelle part de la population féminine y a recours.

Selon le Pr Ecra, "un quart à deux tiers des femmes en Afrique de l'Ouest sont victimes" de cette pratique appelée couramment " tchatcho".

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